Obsèques : La République a rendu un vibrant hommage à Jacques Bouiti

Note utilisateur:  / 0
MauvaisTrès bien 

Décédé le 3 septembre dernier, à Pointe-Noire, Jacques Bouiti, ancien ministre de la santé et des affaires sociales, a été inhumé, le 12 septembre 2012, au cimetière familial de Diosso. Mais, peu avant son inhumation, la République lui a rendu un vibrant hommage, au siège de la préfecture de Pointe-Noire. Sous le patronage de Charles Ngafouomo, conseiller du chef de l’Etat et préfet directeur général des collectivités locales. Plusieurs autorités politico administratives et militaires y ont pris part.
Né le 14 septembre 1922, à Brazzaville, Jacques Bouiti débute ses études primaires, en 1929, à l’école primaire «La Paillote» de Bacongo. En 1935, il obtient le C.e.p.e (Certificat d’études primaires élémentaires), à Pointe-Noire, où il est major du territoire. En 1941, après quatre années de scolarité dans la section médecine, il obtient le diplôme de l’école supérieure Edouard Renard, avec la mention très bien. De 1941 à 1944, il est major de sa promotion, après avoir obtenu le diplôme des aides de santé d’Ayos, au Cameroun. Après ses brillantes études, il bénéficie d’une bourse d’études, au Sénégal, couronnée par le diplôme de l’école africaine de médecine et de pharmacie de Dakar, en juillet 1945, avec la mention très bien. C’est à Dakar même qu’il décroche, également, le brevet de préparation militaire et élémentaire du 18 juillet 1945. Ajourné de la classe 42, il n’a pu faire le service militaire obligatoire, à l’époque. Comme si cela ne suffisait pas, le 10 février 1966, il décroche son doctorat en médecine, à l’université d’Aix Marseille, avec la mention honorable. Il accède, ensuite, au grade de médecin africain principal de 10ème échelon.
Dans le cadre de sa vie professionnelle consacrée à la nation, on peut retenir qu’il entre dans la fonction publique, le 21 août 1945, puis est affecté en Afrique équatoriale française, territoire de Moyen Congo, par décision ministériel n°93/Oss-2 du 12 septembre 1945. Le 10 août 1962, il est intégré dans le cadre des services de santé de la République du Congo. C’est ainsi que, tour à tour, il  occupe les fonctions de médecin-chef, respectivement, dans les centres médicaux suivants: Gamboma, de 1945 à 1951; l’Alima-Léfini, actuel département des Plateaux, de 1948 à 1949, en qualité de médecin-chef par intérim; Mossendjo, de 1951 à 1954; Dolisie, de 1954 à 1957; Brazzaville, de 1957 à1959; Services chirurgicaux de l’hôpital A. Sicé, de décembre 1959 à octobre 1962, puis il occupe les fonctions de directeur de l’hôpital A. Sicé, de décembre 1960 à octobre 1962; directeur de l’ancienne école des infirmiers brevetés, de décembre 1961 à octobre 1962, et professeur, cumulativement, avec ses fonctions de directeur de l’hôpital des chirurgiens adjoints et des chefs de service de chirurgie faculté.
De retour du stage pour la préparation de son doctorat d’Etat en médecine, il est nommé assistant de chirurgie à l’hôpital A. Sicé, de février 1966 à janvier 1968. Dès son retour de France, en 1966, il prend part active à la création et à l’ouverture de l’actuelle école nationale Jean Joseph Loukabou, dont il assure la direction, du 27 octobre 1967 au 12 janvier 1968. En juillet 1971, il est nommé médecin-chef du centre hospitalier de Loutété, dans le département de la Bouenza.
Au plan politique, il a eu une inclinaison qui l’a forgé en sa qualité de militant du P.p.c (Parti progressiste congolais), sans oublier son militantisme au M.n.r (Mouvement national de la révolution), en qualité de président de la cellule des Plateaux section 1, puis président de la fédération1. En 1967, le Dr jacques Bouiti préside le séminaire des cadres politiques et administratifs de Pointe-Noire. Il est, ensuite, nommé chef de peloton de la section du M.n.r, à Pointe-Noire. Au lendemain du mouvement insurrectionnel du 31 juillet 1968, il répond à la commission mixte Armée populaire nationale des forces civiles, pour faire partie du Gouvernement. C’est, ainsi, qu’il devient ministre de la santé et des affaires sociales, du 12 janvier 1968 au 31 mars 1970. De juin 1969 à décembre 1969, il est membre du Conseil national de la révolution et, devient membre du P.c.t (Parti congolais du travail), à l’issue du congrès constitutif, jusqu’en janvier 1972. De 1971 à 1974, il exerce les fonctions de président de la délégation spéciale, maire de la ville de Pointe-Noire. En 1973, il est élu député à l’assemblée nationale. Au cours de sa carrière, Jacques Bouiti a reçu plusieurs distinctions honorifiques. Il laisse 13 enfants, 49 petits-fils et 13 arrières petits-fils.

Noëllie BOUANGA
et Denis Equateur NGUIMBI

Informations supplémentaires