Agriculture : Validation du plan d’action genre et Agriculture de la CEEAC

Note utilisateur:  / 0
MauvaisTrès bien 

 

 

 

La ville de Brazzaville a abrité du 27 au 29 février dernier un atelier régional de validation du plan d’action genre et agricole. Organisée par la Communauté économique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), avec l’appui de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et agriculture (FAO), cette rencontre a eu pour objectif d’apporter une réponse genre aux plans nationaux et régionaux d’investissement agricole dans la région de la CEEAC. C’est Florent Balandamio, directeur de cabinet du ministre de la Santé qui a ouvert les travaux.


Cet atelier permettra de promouvoir le genre pour la justice sociale et de lutter contre la pauvreté pour le développement durable, a déclaré à l’ouverture, Florent Balandamio.
Le projet de coopération technique entre la FAO et la CEEAC du plan d’action est élaboré dans le cadre de préconiser, de croitre l’efficacité du dialogue et d’encourager l’extension des outils de planification et de budgétisation sensible du genre, l’intégration du genre dans les différentes inventions sectorielles, tout comme l’application effective des instruments juridique et politique nécessaires mis en place par les Etats. «Il est donc de notre devoir d’appuyer les femmes congolaises pour qu’elles aient la formation et les moyens financiers pour une production agricole de qualité et suffisant dans le pays», a dit le directeur de cabinet.
La représentante du secrétaire général adjoint de la CEEAC, Mme isabelle Boukinda Nzaou, a affirmé que ce projet entre dans le cadre de la concrétisation des engagements de la prise en compte du genre dans les politiques agricoles au sein de la CEEAC en cours et à venir. Il vise entre autres à élaborer le plan d’action de la CEEAC sur le genre et l’agriculture et à renforcer les capacités et de ses Etats membres pour l’intégration du genre dans les plans et programmes agricoles, y compris l’automatisation des femmes dans les chaines de valeur agro-sylvo-pastorales et halieutiques.
Achille Olloy, lisant l’allocution de la représentant de la FAO, Suze Percy Fillippini au nom de Mme Micaela Marques De Souza, représentante de l’UNICEF en République du Congo, a fait savoir que les femmes représentent 70% de la main d’ouvre agricole; plus de 60% de la population de la région vit en milieu rural et 50% de la population active travaille dans le secteur agricole. La part des femmes employées dans le secteur agricole est passée de 65¨% en 1997; à 57% en 2017 et de 71% de l’emploi féminin contre 57% de l’emploi masculin. Les femmes sont principalement engagées dans la production vivrière, dans les activités de transformation et de commercialisation primaire des filières et des chaînes de valeurs agropastorales et halieutiques. Toutefois, elles ne bénéficient pas pleinement de la croissance économique agricole afin que celle-ci soit pleinement inclusive. Le fossé entre les femmes et les hommes est très couteux au secteur agricole ainsi qu’à l’économie et à la société en générale.


Esther OTALAHI ESSENGO
(Stagiaire)

 

 

 

Informations supplémentaires