Enseignement supérieur : Valoriser les plantes vermifuges de l’Afrique subsaharienne

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C’est le but du travail de recherche de Grâce Princilia Merveille Mikala, étudiante à la Faculté des sciences et techniques de l’université Marien Ngouabi, soutenu lundi 25 mars 2019 à la Grande bibliothèque universitaire à Brazzaville sous le thème: «Plantes présumées anthelminthiques couramment utilisées en Afrique subsaharienne», pour l’obtention du diplôme de Master ès sciences et techniques, option: chimie et technologie des extraits bioactifs.

 

Le jury était ainsi composé: président Jean-Maurille Ouamba, Pr. titulaire CAMES de l’Université Marien Ngouabi; membres, Yves-Alain Bekro, Pr. titulaire CAMES de l’université d’Abidjan (Côte d’Ivoire), Brice Kadja Amani, maître-assistant CAMES de l’université d’Abidjan (Côte d’Ivoire), Célestine Ngoma, maître-assistante CAMES de l’université Marien Ngouabi, directrice du mémoire.
L’objectif général de ce travail, dont l’approfondissement de la partie chimique s’est faite dans un laboratoire renommé en chimie organique à Abidjan (Côte d’Ivoire), a expliqué l’étudiante Mikala, est de valoriser les plantes africaines présumées anthelminthiques. Les objectifs spécifiques consistant à dresser une liste exhaustive des plantes africaines présumées anthelminthiques et anti-radicalaires; déterminer les grandes familles chimiques responsables de l’activité biologique; identifier les structures des constituants chimiques bioactifs et disposer des phyto-médicaments anthelminthiques.
L’impétrante a soutenu que sur le plan scientifique, son travail  permet de connaître la composition chimique des espèces végétales étudiées; d’évaluer les propriétés anthelminthiques des extraits de la plante sélectionnée et de contribuer à la fabrication des phyto-médicaments. Sur le plan socio-économique, ce travail contribue à la valorisation de la médecine traditionnelle; de confirmer les effets vermicides des plantes sélectionnées et de les utiliser en pharmacologie.
L’intérêt du thème, a-t-elle poursuivi, est lié au constat fait sur la fréquence des maladies parasitaires en Afrique tropicale. «Malgré les avancées sur le plan hygiénique, toutes les familles sont incapables de répondre aux besoins de l’hygiène adéquate. La différence des classes sociales fait que les basses classes sociales sont confrontées aux problèmes des parasites et elles n’ont toujours pas la possibilité de se payer les produits pharmaceutiques. Voilà pourquoi, je me suis intéressée à l’étude des plantes contenant les propriétés anthelminthiques. J’ai donc cherché à connaître les composés de ces plantes qui peuvent remédier à la parasitose intestinale, en étudiant leurs composantes pour justifier leur utilisation dans la médecine traditionnelle dans la lutte contre les parasitoses.»
Pour la directrice de mémoire, le Dr Célestine Ngoma, «ce travail porte sur les plantes qui luttent contre les vers intestinaux recensées par l’impétrante auprès des tradipraticiens. Il consiste donc à les valoriser et à montrer qu’à côté des médicaments modernes, on peut utiliser les plantes médicinales qui sont très efficaces et qui contiennent des composés traitant des maladies».
Le Dr Brice Kadja-Amani, qui a encadré l’impétrante au laboratoire de chimie bio-organique d’Abidjan, a estimé que «la problématique posée dans ce travail est d’actualité. En travaillant sur les ressources naturelles, nous pallions les difficultés de la médecine moderne parce que nous sommes une population rurale économiquement faible qui a des difficultés pour avoir des médicaments modernes. Il s’agit de savoir comment trouver des substances capables d’inhiber l’action des vers dans l’organisme et de les tuer. Les vers sont à l’origine des maladies qui empêchent aussi les enfants de bien croître. C’est une problématique majeure qui mérite d’être poursuivie par l’impétrante pour sa thèse si jamais elle voudrait continuer.»
Le jury après délibération, a noté le travail à 13,90 avec une mention assez-bien.

Alain-Patrick MASSAMBA

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