Journée mondiale de lutte contre le paludisme : Le paludisme fait plus de 400.000 morts

Note utilisateur:  / 0
MauvaisTrès bien 

Célébrée cette année sous le thème: «En finir définitivement avec le paludisme», la Journée mondiale de lutte contre le paludisme, commémorée le 25 avril de chaque année, est l’occasion de renouveler l’engagement politique et de continuer à investir en faveur de la lutte contre le paludisme.

A cette occasion, la directrice régionale de l’O.m.s-Afrique, le Dr Matshidiso Moeti, a rendu public un message, dans lequel elle souligne l’impact dévastateur de cette maladie sur les familles, les communautés et le développement.

Le paludisme reste une priorité mondiale et régionale, car il continue à faire plus de 400.000 morts par an, à travers le monde, a déclaré le Dr Matshidiso Moeti.
L’année 2017 annonce l’avènement d’une nouvelle ère dans la prévention par le lancement d’une nouvelle arme contre cette maladie mortelle. Le tout premier vaccin contre le paludisme sera introduit dans le cadre du projet pilote exécuté en Afrique subsaharienne, a-t-elle poursuivi. Ce vaccin, appelé Rtss, est une protection partielle contre le paludisme pour les jeunes enfants. Il est en cours d’évaluation et pourrait compléter l’ensemble de mesures de prévention, de diagnostic et de traitement du paludisme déjà recommandées par l’Oms. La phase expérimentale du nouveau vaccin représente un jalon important dans la lutte contre le paludisme, a-t-elle souligné.
La région Africaine a réalisé des progrès importants dans la lutte contre le paludisme, selon les estimations du rapport 2016 de l’Oms; l’incidence des cas a diminué de 23% entre 2010 et 2015 et la mortalité liée à ce fléau a baissé de 31%. Entre 2001 et 2015, la région Africaine a évité 94% de décès liés au paludisme, ce qui correspond à 6,8 milliards de cas de décès évité et près de 6,6 millions concernaient les enfants de moins de cinq ans.
Selon le rapport 2016 de l’Oms, depuis 5 ans, près du double de la population à risque en Afrique subsaharienne dort sous une moustiquaire imprégnée d’insecticide, et la stratégie de prévention du paludisme était l’intensification de l’utilisation des moustiquaires imprégnées d’insecticides et la pulvérisation intra domiciliaire. Cette réalisation est aussi le fait de l’engagement des personnels de santé, des autorités nationales et des partenaires à changer de comportement, à intensifier la prévention et à assurer la prise en charge des patients. Ainsi, le pourcentage d’enfants soumis à un test de diagnostic rapide a atteint 77% et celui des femmes enceintes bénéficiant du traitement du préventif intermittent pendant la grossesse a été multiplié par 5, dans 20 pays africains.
Le paludisme reste néanmoins, a-t-elle affirmé, un problème majeur de santé publique et un obstacle au développement en Afrique.
Pour accélérer le progrès vers la cible mondiale et régionale, l’Oms appelle les pays touchés par le paludisme et leurs partenaires à augmenter leurs investissements dans la prévention, afin de les placer résolument sur le chemin de l’élimination, de renforcer la dynamique et de consolider les acquis, les pays de la région Africaine ont adopté en 2016, un cadre de mise en œuvre de la stratégie mondiale de lutte contre le paludisme allant de 2016 à 2030. Mais, des lacunes importantes subsistent dans la couverture des programmes. Aussi doit-on accélérer le rythme des progrès, pour atteindre la cible mondiale consistant à réduire d’au moins 40% l’incidence et la mortalité liée à ce fléau d’ici à 2020, a-t-elle conclu.

Amélie Denise MOUNKALA

Informations supplémentaires