Asi-Azur Développement : Une réunion d’information pour appel à proposition

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Dans le cadre du projet «Renforcement de la société civile et les acteurs étatiques pour améliorer le respect des droits des filles et des femmes congolaises», l’Ong française A.s.i (Actions de solidarité internationale) et l’association Azur Développement ont organisé le 14 avril dernier, à Brazzaville, une réunion d’information au profit de quatorze O.s.c. (Organisations de la société civile),...()

pour mettre à leur disposition les critères de sélection inhérents à l’appel à proposition, afin d’assurer la mise en place d’activités permettant de sensibiliser un public cible dans cinq arrondissements de Brazzaville et quatre dans la ville océane, Pointe-Noire. En vue de lutter contre les violences faites aux femmes et promouvoir le respect de leurs droits.

Les dossiers de candidature, a affirmé Victor Banaminou, coordinateur du projet, doivent nécessairement répondre à plusieurs critères, parmi lesquels, le respect des procédures de soumission des offres, notamment la date limite de soumission et la composition du dossier. Mais, tout dossier incomplet sera automatiquement rejeté, a-t-il expliqué. Le demandeur pour être éligible doit respecter les critères suivants: être localisé et implanté dans la ville de Brazzaville et de Pointe-Noire; être une association congolaise créée depuis au moins trois ans; être une association qui milite pour le droit des femmes ou leur fournit des services; être une association qui travaille pour la protection de la femme ou des enfants; être une association ayant déjà exécuté des activités sur la protection de la femme ou des enfants contre les violences…Les O.s.c ne pouvant être candidates à cet appel, c’est-à-dire inéligibles sont celles en état ou qui font l’objet d’une procédure de faillite, de liquidation, de règlement judiciaire; celles qui font l’objet d’une condamnation prononcée par un jugement rendu; celles qui n’ont pas respecté leurs obligations relatives au paiement des cotisations de sécurité sociale ou leurs obligations au paiement de leurs impôts, etc.
Les deux associations, en lançant cet appel à proposition entendent assurer la mise en place d’activités liées à la sensibilisation d’un public cible à Brazzaville et à Pointe-Noire, en vue de lutter contre les violences faites aux femmes et de promouvoir le respect de leurs droits. Les organisations de la société civile sélectionnées, à cet effet, seront renforcées techniquement dans la prévention des violences et la protection. Elles recevront, par ailleurs, une subvention et mèneront des sessions de sensibilisation dans les arrondissements retenus dans les deux villes du pays: Brazzaville et Pointe-Noire. De même, elles mettront à disposition une animatrice qui participera à l’animation du guichet unique. «Le guichet unique apportant un appui psychologique; toutes les femmes et enfants victimes de violence pourront y être suivies par un psychologue. Et, le projet prendra en charge leurs soins de santé», a expliqué Pauline Ducos, coordonnatrice Pays à A.s.i. Par ailleurs, un appui juridique pour ceux qui souhaitent porter plainte sera mis, également, en place. Les victimes pourront alors s’adresser à la gendarmerie et être accompagnées d’un juriste mis à leur disposition par l’Etat.
Le projet s’articule autour de trois axes: la sensibilisation, la protection et le plaidoyer. L’axe plaidoyer permettra de mettre en place un site Internet où seront publiés tous les résultats des actes de violence. Par ailleurs, «des émissions radio seront organisées à Brazzaville et Pointe-Noire, pour sensibiliser des milliers d’auditeurs. Une fois sensibilisés sur les actes et les signes de violence, ils pourront être orientés vers les guichets uniques installés à Brazzaville et à Pointe-Noire», a déclaré  Pauline Ducos.
L’objectif visé par le projet est de faire connaître aux patients des C.s.i (Centres de santé intégrés), aux femmes séropositives, aux professionnelles de sexe, aux femmes en situation de handicap, aux élèves, aux leaders des quartiers, les manifestations des violences faites aux femmes et filles, tout comme les moyens d’y répondre. D’un coût global de 514.869 €, ce projet est financé à 75%, par l’Union européenne. Ce montant sera attribué à quatre organisations tierces répondant conformément aux conditions d’éligibilité.
Pour rappel, A.s.i est une Organisation non gouvernementale française d’intérêt général, apolitique et non confessionnelle. Elle intervient au Congo depuis 2006, dans le cadre d’un programme de prise en charge et de suivi des filles en situation de rue et de prostitution. Et, Azur Développement est une organisation apolitique, à but non lucratif créée en mars 2003, en République du Congo. Elle mène des actions en faveur des femmes, jeunes filles, des enfants et des groupes vulnérables dans plusieurs départements du pays, en collaboration avec d’autres organisations de la société civile. Depuis le 1er février 2017, ces deux associations mettent, conjointement, en œuvre, avec l’appui de la délégation de l’Union européenne le projet «Renforcement de la société civile et les acteurs étatiques, pour améliorer le respect des droits des filles et des femmes congolaises». Celui-ci prendra fin le 31 janvier 2020

Viclaire MALONGA

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