Atelier de dissémination de la note de politique sur le développement des compétences pour une nouvelle trajectoire vers l’emploi : Des propositions de recommandations pour revitaliser l’enseignement technique et la formation professionnelle

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Le P.d.c.e (Projet de développement des compétences pour l’employabilité), cofinancé par le gouvernement et la Banque mondiale et, placé sous la tutelle du Ministère de l’enseignement technique et professionnel de la formation qualifiante et de l’emploi, a organisé du 11 au 12 avril 2017, à Brazzaville, un atelier de validation de la synthèse du rapport de la note de politique sur le développement des compétences et l’emploi. But de l’atelier: apprécier et analyser le projet de note de politique sur le développement des compétences, pour une nouvelle trajectoire vers l’emploi.

 

Les travaux de l’atelier, ouverts par Jean Ngakosso, directeur de cabinet du ministre de l’enseignement technique et professionnel de la formation qualifiante et de l’emploi, en présence de Mme Marie-Yvette Sacadura, spécialiste de l’éducation-consultant du groupe de la Banque mondiale et d’Auxence Léonard Okombi, coordonnateur du P.d.c.e, ont regroupé 70 participants, venus de plusieurs administrations publiques, des sociétés d’Etat, du secteur privé, des structures de formation, des établissements de l’enseignement supérieur public et privé et du P.d.c.e (Projet de développement des compétences pour l’employabilité).
Les résultats obtenus, après examen de la note de politique, ont abouti à la formulation de six recommandations, parmi lesquelles: revitaliser l’inspection et l’assurance qualité; respecter les modalités de mobilisation de ressources affectées à la formation professionnelle dans le budget de l’Etat; créer un fonds autonome pour l’enseignement technique et professionnel. Il a été souligné, par ailleurs, que la faiblesse de l’efficacité interne et externe du système éducatif constitue un obstacle majeur à la promotion de l’emploi au Congo, bien qu’il soit considéré comme l’un des pays les plus scolarisés de la sous-région de l’Afrique centrale. Toutefois, l’éducation et la formation ne semblent pas répondre aux attentes de la société et de l’économie. Selon l’enquête de la transition vers la vie active réalisée en 2015, par le ministère avec l’appui technique de l’institut national de la statistique et financier de l’Organisation international du travail, le chômage frappe plus particulièrement les populations âgées de 15 à 29 ans, pour lesquelles le taux est estimé à 25 % et, de 15,6 % chez les personnes âgées de 30 à 49 ans.
Comme relevé dans le document de la stratégie sectorielle de l’éducation adopté par le gouvernement en juin 2015 et couvrant la période 2015-2025, le système éducatif actuel a une production déséquilibrée en contradiction avec le marché de l’emploi national, d’une part, du fait d’une surproduction de diplômés sans qualification, d’où un chômage important dû à une sous-utilisation des diplômés, et d’autre part, une sous-production de diplômés par rapport aux besoins spécifiques de l’économie. Le système éducatif et de formation actuel paraît inadapté à la promotion de l’emploi, dans la mesure où il n’est pas orienté vers l’esprit d’entreprise.  
Intervenant au nom du représentant résident de la Banque mondiale au Congo, Mme Marie-Yvette Sacadura a affirmé que «la réussite de la politique actuelle du Congo visant la diversification de l’économie passe entre autres par le développement de ressources humaines en quantité et qualité, dans les différents secteurs porteurs. C’est ainsi que la Banque mondiale, dans le cadre de sa coopération avec le Congo, accompagne le gouvernement à travers la mise en œuvre de certains projets phares parmi lesquels le projet d’appui à la diversification de l’économie et le projet de développement des compétences pour l’employabilité…»
Ouvrant les travaux, Jean Ngakosso a déclaré: «L’enjeu est connu. Il s’agit de faire que la formation technique, professionnelle et qualifiante débouche, effectivement, sur l’emploi et surtout sur l’emploi décent».
Notons que les efforts de cet atelier contribuent à l’amélioration de la stratégie du Ministère de l’enseignement technique et professionnel, de la formation qualifiante et de l’emploi pour le développement des compétences requises, afin de résorber le chômage des jeunes et d’impulser le développement économique et social du Congo. Et, les propositions de recommandations faites dans ce rapport de la note de politique sont destinées à revitaliser le système de l’enseignement technique et la formation  professionnelle.

Philippe BANZ


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