Affaire de quatre trafiquants d’ivoire arrêtés en flagrant délit le 15 février 2017, à Ouesso : Le verdict est tombé: cinq ans d’emprisonnement ferme

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Comme annoncé dans notre dernière édition, le Tribunal de Grande Instance de Ouesso a rendu, à propos de l’affaire de quatre trafiquants d’ivoire arrêtés en flagrant délit le 15 février 2017, dans cette ville du département de la Sangha, son verdict jeudi 6 avril 2017. Ces trafiquants écopent des peines de cinq ans de prison ferme, assorties d’amandes s’élevant jusqu’à 1 million de F.Cfa et des dommages-et-intérêts allant jusqu’à 2 millions de F.Cfa.

 

Poursuivis, en effet, pour détention et tentative de commercialisation d’une trentaine de Kg d’ivoire, soit trois paires de défenses d’éléphants dont celle d’un éléphanteau, ces quatre délinquants faunique ont écopé les peines sus mentionnées, à l’issue d’un procès de près de deux mois. Au cours de celui-ci, toutes les quatre personnes ont reconnu les faits qui leur étaient reprochés. Rodolphe Mobonda, un des protagonistes, était connu dans la Sangha comme le chef de file d’un réseau des trafiquants d’ivoire. Il fut arrêté le même jour à Ouesso, avec l’un de ses complices alors que les deux autres avaient pris la poudre d’escampette. Mais, ils ont été rattrapés plus tard par les agents de la force publique.
Signalons que leur arrestation fut le résultat des efforts conjugués des agents de la direction départementale du Ministère de l’économie forestière de la Sangha, des éléments de la Police nationale, grâce aux informations fournies par le P.a.l.f (Projet d’appui à l’application de la loi sur la faune sauvage).
Ce verdict du Tribunal de Grande Instance de Ouesso est un bel exemple que se doivent de suivre tous les Tribunaux de Grande Instance du Congo. Afin de dissuader, avec efficience, les braconniers qui écument nos forêts décimant les espèces protégés. Et, l’éléphant fait partie de ces espèces intégralement protégées en République du Congo, suivant l’article 27 de la loi congolaise en matière de protection des espèces faunique. «L’importation; l’exportation; la détention et le transite sur le territoire national des espèces intégralement protégées; ainsi que de leur trophées  sont strictement interdits; sauf dérogation spéciales de l’administration  des eaux et forêts; pour les besoins de la recherche scientifique», stipule cet article 27.

V.M.

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