Croix rouge congolaise : Les femmes appelées à dénoncer tous les cas de violences, pour protéger les victimes

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Clôturant les activités du mois de la femme, la Croix rouge congolaise a organisé vendredi 31 mars 2017, à son siège, une causerie-débat sur le thème: «Le soutien psychologique aux femmes victimes des violences sexuelles», développé par le Dr Flavien Boukaka.

En présence de Christian Sedar Ndinga, président national de la Croix rouge congolaise, d’Arlette Raymonde Bakou, directrice générale de la promotion et de l’intégration de la femme au développement, ainsi que du personnel de la Croix rouge congolaise et française, des volontaires, des secouristes et cadres féminins de neuf arrondissements de Brazzaville.
Marie-Charlotte Tula, deuxième vice-présidente de la Croix rouge congolaise, dans son mot de bienvenu, a indiqué que la célébration du mois de la femme constitue le moment focal de ralliement des énergies coordonnées et déployées, dans le monde, pour exiger la réalisation des droits des femmes et leur pleine participation citoyenne à la vie de leur pays. «La femme est productrice et consommatrice des droits humains fondamentaux; elle a droit à l’éducation, à la santé, à l’égalité. La femme doit être libre et hors de toute forme de discrimination à son égard et de toutes les formes de violences, des plus anodines aux plus fragrantes», a-t-elle affirmé.
Libérant le thème central, le Dr Flavien Boukaka a insisté sur les violences sexuelles, particulièrement le viol, qui a pris de l’ampleur de nos jours. «Les conséquences psychologiques d’une personne violée ne sont pas visibles, sauf s’il y a une somatisation  du conflit, c’est-à-dire qu’à travers ce qui a été vécu les troubles se font voir. C’est ce qui traumatise une personne violée», a-t-il souligné. Aussi a-t-il attiré l’attention des parents qui protègent les victimes. «Les femmes doivent arrêter le règlement de compte à l’amiable. Au contraire, elles doivent dénoncer tous les cas de violences, pour protéger les victimes. De nos jours, il y a deux unités de prise en charge des victimes. C’est à l’Etat de prendre en charge toutes les résolutions, pour multiplier ces unités. Il faut que l’Etat punisse les agresseurs qui commettent ce genre de délits», a-t-il conclu.
Christian Sedar Ndinga, remerciant le Dr Boukaka pour son exposé, a ainsi expliqué le travail de la Croix rouge: L’action de la Croix rouge est de prévenir, d’alléger les souffrances humaines et de sauver des vies. «Les violences sexuelles constituent une confiscation de la liberté d’autrui, or chaque personne humaine mérite d’être valorisée et  considérée. Chacun de nous doit s’approprier le contenu de cet exposé et d’en faire quelque chose de bien», a-t-il déclaré.
A l’issue de cette causerie-débat, les participants ont suivi des cas pratiques, sous forme de scène, sur la simulation du soutien psychosocial des victimes des violences sexuelles en temps de paix et de crise.
Signalons que la mission générale de la Croix rouge congolaise est de sauver des vies, de protéger les moyens d’existence, d’améliorer les conditions des personnes vulnérables, en mobilisant le pouvoir de l’humanité; de renforcer le relèvement après les catastrophes et crises et, de promouvoir l’intégration sociale et la culture de non-violence et de paix.

Aybienevie
N’KOUKA-KOUDISSA   

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