Ministère de l’enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation : 2016, une année éducative assez moissonnée

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Depuis le premier gouvernement de la nouvelle république, le Ministère de l’enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation a été départi du volet jeunesse qui relevait de sa tutelle jusqu’au début de l’an 2016. Son parcours, malgré cela, a été remarquable.

Trois faits l’ont caractérisé: la XVIIIe session du Conseil national de l’éducation, le déroulement du Baccalauréat et l’uniformisation de la tenue scolaire. Ces évènements, on ne peut plus anodins, à l’exception du dernier, ont plutôt revêtu une signification toute particulière en 2016.

L’uniformisation de la tenue, à compter de la rentrée scolaire 2016-2017, a marqué l’esprit de plus d’un Congolais. Cette mesure, revendiquée depuis un certain temps par les acteurs du secteur, a connu sa consécration par l’arrêté ministériel n° 7457 portant uniformisation de la tenue scolaire, dans les établissements publics et privés d’enseignement général. Elle a redonné un souffle républicain à l’école congolaise.
L’institution des tabliers rose et bleu au préscolaire, des uniformes bleues kaki dans les collèges et lycées des établissements publics et privés, a été fortement saluée par la population, au motif qu’elle a permis d’aplanir, manifestement, certaines inégalités sociales constatées en milieu scolaire.
A cette réforme de la tenue scolaire, s’est ajoutée une autre, celle des programmes d’enseignement des classes du préscolaire au secondaire. Conformément à l’une des recommandations de la XVIIIe session du Conseil national de l’éducation préscolaire, de l’enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation, à savoir: l’instauration des modules sur la citoyenneté et le développement durable, dans les programmes scolaires.
L’entrée en vigueur de cette mesure n’a pas tardé. 14.722 ouvrages dédiés à l’éducation de base, dont le contenu est consacré à l’instruction civique et morale, ont été remis par le ministre Anatole Collinet Makosso, quelques mois après. Ces ouvrages, certes insuffisants, pour couvrir les besoins de l’éducation de base qui compte 600.000 élèves, ont tout de même enclenché le processus engagé par le gouvernement de doter chaque apprenant d’un livre. Par ailleurs, ce conseil, qui s’est tenu sous le thème: «La formation initiale et continue des enseignants comme l’un des piliers de la stratégie sectorielle de l’éducation», a permis, aussi, de mettre en application des programmes de formation initiale et continue des enseignants, pour développer ce capital humain fondamental, dans la modernité du système éducatif.
L’application de la stratégie sectorielle de l’éducation 2015-2025, mise en place pour moderniser le système éducatif congolais, a connu une avancée notable, en 2016, avec l’élaboration et la validation d’un plan national y relatif. Cet outil opérationnel a été élaboré selon la réalité profonde de chaque circonscription scolaire sur tout le territoire national. Bonne nouvelle! A la faveur toujours de cette stratégie, le Congo a été éligible au partenariat mondial pour l’éducation, cette même année. Ce partenariat mondial pour l’éducation a pour objectif, en effet, d’accroitre le volume et l’efficacité des fonds destinés à l’éducation, en vue de permettre à chaque enfant de recevoir une éducation de qualité.   
Le Baccalauréat général, entaché de fraudes massives dans son organisation, en 2015, a été un défi de taille, en 2016, pour le ministre Anatole Collinet Makosso et son équipe qui, sans répit, ont mené des batailles sur différents fronts. Pour sécuriser cet examen d’une importance capitale. Il s’est agi, pour eux, de mettre en confiance les candidats, pour relever le taux inquiétant de réussite au Bac (10% seulement, en 2015) et d’empêcher toute fuite de matières sur les réseaux sociaux. Un pari réussi. L’examen s’est déroulé sans heurts majeurs et, le taux de réussite revu à la hausse (21%, en 2016). Le ministère a été confronté, en outre, en 2016, à un problème pour l’organisation des examens d’Etat, dans le Pool, à cause de la crise qui secoue ce département. Heureusement, les examens se sont déroulés sans trop de problème.
Notons, d’une manière générale, que l’école congolaise a fait un bond en avant, en 2016, année inaugurale de la nouvelle République. Toutefois, des faiblesses persistent, comme les violences scolaires qui ne cessent de prendre du relief; le manque lancinant d’enseignants dans les écoles de l’arrière-pays couplé aux salles de classe pléthoriques; le manque de table-bancs qui contraint les apprenants à suivre les cours à même le sol et parfois très proche du tableau et, bien entendu la baisse inexorable du niveau des élèves. En conclusion, l’école congolaise reste un énorme chantier pour les pouvoirs publics.  

Esperancia
MBOSSA-OKANDZE

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