2e édition du concours de plaidoirie : Susciter la prise de conscience sur la question des droits de l’homme

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L’amphithéâtre de la faculté de droit de l’université Marien Ngouabi, à Brazzaville, a abrité, le 8 décembre 2016, la deuxième édition de la plaidoirie, dans le cadre des activités de la quinzaine des droits de l’homme. Une initiative lancée par l’ambassade de la Délégation de l’Union européenne au Congo, il y a deux ans, et dont l’objectif est de contribuer à une étape de sensibilisation des étudiants à la thématique des droits de l’homme, notamment celle des droits des enfants, thématique générale de la quinzaine des droits de l’homme.

 

Placée sous la présidence de Simon William Mviboudoulou, directeur de cabinet du ministre de la justice, des droits humains et de la promotion des peuples autochtones, la phase finale de la deuxième édition s’est déroulée en présence de: Mme Saskia De Lang, ambassadeur, chef de la Délégation de l’Union européenne au Congo, Mme Marie Charlotte Fayanga, ambassadeur de la République centrafricaine au Congo et doyenne du corps diplomatique, Xia Huang, ambassadeur de Chine au Congo, Pascal Robin Ongoka, directeur de l’E.n.s (Ecole normale supérieure), représentant le recteur de l’université Marien Ngouabi, et le Pr Godefroy Moyen, Doyen de la faculté de droit. Elle a mis aux prises deux équipes des étudiants, dont une de la faculté de droit et l’autre de l’E.n.a.m. Une façon d’éveiller le public estudiantin à la question sensible des droits de l’homme. Les deux groupes finalistes ont fait preuve de connaissances en matière de droit, avec audace, et éloquence.
Le sujet de la finale a été: «Pour ou contre le retrait des pays africains de la C.p.i (Cour pénale internationale).» Une équipe a défendu la thèse du maintien de ces pays à la C.p.i et l’autre, celle du retrait des pays africains de cette cour. Un fait d’actualité qui a suscité un grand intérêt et inspiré un débat appelant à approfondir le sujet. Cet exercice  a suscité, par ailleurs, une prise de conscience sur les droits de l’homme au Congo et des vocations. Les étudiants présents à ce concours ont consolidé leurs connaissances sur les sujets liés aux droits de l’homme.
Le jury, composé des Pr. Godefroy Moyen, professeur de droit public et sciences politiques, Doyen de la faculté de droit et président du jury; Elie Joseph Loko-Balossa, professeur de droit privé et sciences criminelles; Eric Malonga, juge d’instruction au tribunal de grande instance de Brazzaville; Claude Bochu, conseiller politique à l’ambassade de la Délégation de l’Union européenne au Congo, et Trésor Nzila Kendé, coordonnateur de l’Observatoire congolais pour les droits de l’homme, a tranché en faveur de l’équipe de la faculté de droit, qui, ce faisant, a remporté cette deuxième édition du concours de plaidoirie. Les critères de rétention étant la forme, la construction de l’argumentation, le recours aux exemples pertinents, aux textes législatifs et au respect de temps.
Pour Mme Saskia De Lang, «L’un des objectifs que nous avons visé, en organisant la quinzaine des droits de l’homme est de faire connaitre ces droits et surtout de promouvoir la discussion de ces questions complexes, au niveau d’un grand public, afin de pouvoir les aborder sans aucun tabou. Les droits de l’homme interpellent chacun d’entre nous et doivent être respectés. L’Union européenne est très attachée aux principes d’universalité et des droits de l’homme. Elle a toujours défendu ces principes aussi bien de l’intérieur que de l’extérieur de ses frontières.»
Signalons que la deuxième édition de la plaidoirie a été lancée le 18 novembre 2016.

Philippe BANZ

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