Comité de pilotage du Pade : Le budget 2017 du projet arrêté à plus de 4 milliards de Francs Cfa

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Le comité de pilotage du Pade (Projet d’appui à la diversification de l’économie) et du Pacadec (Projet d’appui institutionnel pour l’amélioration du climat des affaires et de la diversification de l’économie congolaise) s’est réuni mercredi 28 décembre 2016, à l’hôtel Ledger Plaza Maya-Maya, à Brazzaville. Pour passer en revue l’évolution de l’ensemble des activités menées par ces deux projets durant l’année 2016.

Ce comité, présidé par Ferdinand Sosthène Likouka, directeur de cabinet du ministre du plan et de l’intégration régionale, a connu la participation de Donatien Ndongo, chargé de mission du chef de l’Etat et Joseph Mbossa, coordonnateur du Pade et du Pacadec. A l’issue, un budget annuel 2017, pour le Pade, s’élevant à plus de 4 milliards 646 millions de F.Cfa a été adopté, pour financer l’ensemble des activités programmées.
Près d’une trentaine de membres a pris part à ce comité. Ces derniers ont apprécié et analysé les rapports annuels des activités de l’an 2016 du Pade, du Pacadec, tout comme ils ont examiné et adopté le programme de travail du Pade, ainsi que le budget annuel exercice 2017. Le rapport d’activités du Pacadec a été examiné à titre d’information. A cause de certaines contraintes, les membres du comité n’ont pu proposer un programme de travail de ce projet, pour l’année 2017. S’agissant du Pade, les membres du comité, après examen approfondi du rapport de ses activités, ont pris acte des activités réalisées au cours de l’année 2016. Lors des débats, le comité de pilotage a insisté sur le fait que la coordination du projet doit procéder à la hiérarchisation des activités, en tenant compte des difficultés que rencontre le projet quant à la mobilisation de la contrepartie gouvernementale, puisque ce projet est cofinancé par le Congo et la Banque mondiale. Eu égard à cette difficulté, cette hiérarchisation mettra l’accent sur les activités à fort impact, en tenant compte des financements disponibles.
Pour Joseph Mbossa, «le bilan des activités réalisées dans le cadre du Pade en 2016 est satisfaisant. L’engagement de réaliser l’ensemble des activités prévues dans le programme de travail 2016 a atteint un pourcentage de 75 %. Le Pade  a été confronté au taux de décaissement de financement, qui avoisine ce jour 58 %. Cela a été un problème majeur au niveau du projet. Malgré cela, le Pade a réalisé l’essentiel de ses objectifs préconisés dans le cadre des résultats du projet. Il reste encore une année d’exécution des activités. Je pense que l’ensemble des objectifs assignés au projet vont être réalisés. Il faut noter que la seule intervention financière ne permet pas d’aboutir à la diversification de notre économie. Ce projet a pour but de démontrer un certain nombre d’outils qu’il faut, après, exploiter à grande échelle, dans le cadre d’une montée en puissance des activités de diversification de l’économie. Par exemple, on a encore beaucoup de choses à faire en ce qui concerne l’amélioration du climat des affaires; nous avons beaucoup à faire en ce qui concerne le renforcement de la compétitivité des petites et moyennes entreprises, puisqu’il nous faut produire et commercialiser sur le marché national et international, pour réduire les importations. Vous savez que dans le domaine de l’alimentation, le pays importe, suffisamment, des denrées alimentaires, qui coûtent énormément à l’Etat. Il faut que nos P.m.e soient en mesure de produire et de vendre sur les marchés aussi bien national, régional qu’international. Il y a encore plus de travail à faire là-dessus. Il y a beaucoup de travail à faire, pour la promotion des investissements. Il nous faut arriver à exploiter les potentialités que nous avons dans les différents secteurs hors pétrole.» L’année 2017, selon le coordonnateur, sera celle de la consolidation de tous ces acquis évoqués, c’est-à-dire la finalisation, l’attente et la consolidation des résultats du projet. L’objectif de développement du projet étant de promouvoir l’investissement privé, dans des chaines de valeurs du secteur hors pétrole et soutenir l’émergence d’un tissu des P.m.e et P.m.i.

Philippe BANZ       


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