Santé : Les structures sanitaires privées illégales appelées à fermer

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Fermer officiellement les structures sanitaires privées convaincues d’exercice illégal de la médecine mettant en danger la santé et la vie d’autrui, dans le département de Pointe-Noire, est le but de l’opération lancée jeudi 24 novembre 2016, par Alexandre Honoré Paka, préfet de Pointe-Noire, dans la salle du Forum Mbongui. En présence des professeurs Donatien Mounkassa et Richard Bileckot, respectivement directeur de cabinet du ministre de la santé, et inspecteur général de la santé; des directeurs généraux des hôpitaux de Pointe-Noire et des responsables des structures sanitaires publiques et privées.

 

Jean Pierre Ndzodault, directeur départemental de la santé de Pointe-Noire, a affirmé, dans son allocution de circonstance que le département de Pointe-Noire compte, à ce jour, 505 formations sanitaires privées enregistrées, au niveau de nos sept districts sanitaires. La couverture sanitaire du département est faible, car sur 88 aires de santé prévues, seules 55 sont développées parmi lesquelles 22 aires de santé couvertes par les formations sanitaires privées offrant, à cet effet, des soins de premier niveau. «L’importance de l’implication du secteur privé de la santé, dans le système de santé n’est plus à démontrer dans la couverture sanitaire des populations, mais de nombreux faits mettant en danger la vie des populations sont enregistrés, dans certaines structures sanitaires privées», a-t-il souligné. A preuve, le phénomène des corps en dépôt constaté dans les hôpitaux prend des proportions inquiétantes. Le nombre des décès à la morgue municipale est supérieur à celui enregistré dans les formations sanitaires publiques de la place. Le ministère de la santé et de la population, à travers l’inspection générale de la santé, avait commencé depuis 2014, à mener une action pédagogique vis-à-vis des promoteurs de ces structures de santé. Celle-ci consiste à vulgariser les textes en vigueur règlementant l’ouverture des structures sanitaires au Congo; à faire un rappel aux promoteurs sur la nécessité de se conformer à la réglementation en vigueur. Cette action de sensibilisation a été poursuivie jusqu’à ce jour par la direction départementale de la santé. «Aujourd’hui, c’est la dernière étape consistant à contrôler toutes les structures de santé inscrites sur notre fichier, en vue de procéder à la fermeture sans condition de toutes celles qui n’obéissent pas à la réglementation en vigueur», a-t-il conclu.
Richard Bilekot, après avoir évoqué le cadre règlementaire régissant ce secteur, a dit: «Ne peuvent ouvrir et implanter une formation sanitaire privée que les personnes physiques ou morale de droit congolais et qui obéissent à certains critères. Les médecins étrangers ne peuvent exercer que s’ils bénéficient d’une autorisation délivrée par le ministre en charge de la santé, après avis consultatif des ordres professionnels. Les actions de pédagogie et de sensibilisation avaient une échéance. Et cette échéance est arrivée à terme. Lorsque des formations sanitaires privées sont convaincues de mise en danger de la santé d’autrui, convaincues par les médecins-chefs de districts sanitaires, convaincues par les rapports d’inspections, une décision est prise à titre conservatoire par l’inspecteur général de la santé et une notification est faite à la gendarmerie nationale, la police administrative et, on procède à la fermeture.»
Alexandre Honoré Paka, très réjoui de l’initiative après son mot de lancement, s’est rendu au quartier Kif-kif, à Mvoumvou, dans le deuxième arrondissement où il a procédé à la fermeture de deux C.s.i (Centres de santé intégrés) non conformes appartenant à des ressortissants étrangers. Les malades hospitalisés dans ces structures ont été référés à l’hôpital de base de Tié-Tié

Equateur Denis NGUIMBI

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