ONUDI (Organisation des nations unies pour le développement industriel) : Pour réussir la diversification de l’économie nationale, il faut des entrepreneurs

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Les experts de l’Onudi, conduits par Roger Moukengué, le directeur du Guichet de mise à niveau de l’industrie en République du Congo, ont formé, lors d’un atelier tenu du 30 janvier au 1er février 2017, à l’Hôtel Olympic Palace, à Brazzaville, quinze consultants locaux, dans le cadre du Programme de restructuration et de mise à niveau des entreprises, financé par l’Union européenne et mis en œuvre par l’Onudi.

Les quinze consultants ont été formés pour être «des formateurs accompagnateurs de l’entrepreneuriat», a fait savoir Roger Moukengué. Autrement dit, ils auront pour mission de coacher les nouveaux entrepreneurs congolais, dans le processus de création de leur entreprise.

Les quinze consultants formés ont été sélectionnés à Brazzaville et à Pointe-Noire, selon les critères définis par l’Onudi. Parmi les critères de sélection, l’accent a été mis, en particulier, sur «l’expérience antérieure (au moins 5 ans) des candidats dans la formation ou/et l’accompagnement des entreprises et des créateurs d’entreprises», a dit Roger Moukengué. Ce dernier a précisé également que la sélection avait tenu compte du genre. «Nous tenons beaucoup au critère du genre. Nous avons privilégié les candidatures féminines, parce que nous considérons que les femmes interviennent beaucoup dans l’accompagnement et le développement des activités génératrices de revenus», a-t-il dit.
Sous sa supervision et en présence de Michelle Walsh, chargée de section à la délégation de l’Union européenne à Brazzaville ; de   expert pays Onudi, la formation des consultants a été assurée par Cécile Carlier, experte de l’Onudi. A la différence de la formation de décembre 2016 qui consistait à donner aux consultants locaux les outils et la démarche méthodologique du diagnostic selon les termes de référence de l’Onudi, cette fois-ci, il s’est agi de l’accompagnement à la création d’entreprise, à l’entrepreneuriat, a expliqué en subtsance Roger Moukengué. «C’est toujours une démarche en chaîne de valeurs. Car, si nous nous occupons des entreprises qui sont déjà en activité, nous devrions également nous intéresser aux entreprises qui vont être créées», a-t-il dit.
A la fin de cette formation, sanctionnée par une cérémonie de remise de certificat de formation, quelques consultants formés ont bien voulu livrer leurs impressions. Pour Mme Margueritte Homb, «Nous avons été en formation en tant que coaches. Comme vous le savez, le Congo est tenu de diversifier sa base productive et, pour cela, il faut les entrepreneurs. Mais, ces entrepreneurs doivent être accompagnés, pour leur permettre, effectivement, de bien mettre en œuvre leurs projets d’entreprise. Ça a été une formation formidable. Car, grâce à cette formation, nous avons acquis des outils nécessaires, qui permettent d’accompagner, de coacher les jeunes entreprises, ce qui est un nouveau métier pour nous».
Quant à Julien Célestin Bouaka, participant, il a indiqué que, grâce à cette formation, «ils ont assimilé la démarche pour la création d’une entreprise industrielle. Mais surtout, de l’accompagnement de l’entrepreneur. Car, en fait, actuellement, les choses ne se font plus par hasard… Notre formation permettra de faire naître des entreprises viables et pérennes, capables d’apporter une valeur ajoutée dans la transformation de nos matières premières locales, pour permettre le développement du pays».
Selon Roger Moukengué, la sélection des jeunes entreprises va avoir lieu cette année. Et, «celles-ci seront accompagnées dans leur processus de création, puis dans leur mise à niveau, par les consultants que nous avons formé jusqu’ici», a-t-il conclu.

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