Enseignement supérieur : L’Université Privée de Marrakech va construire un campus à Oyo, grâce à un partenariat avec la Fondation Perspectives d’Avenir

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Le 5 février 2016, à l’Hôtel La Malmounia de Marrakech, au Maroc, Denis Christel Sassou-Nguesso, Président de la F.P.A (Fondation Perspectives d’Avenir) et Député élu d’Oyo (Département de la Cuvette), après avoir été fait docteur honoris causa de l’U.P.M (Université Privée de Marrakech), au Maroc, avait signé trois mémorandums d’entente importants pour la jeunesse congolaise et africaine. Au nombre de ceux-ci figurait celui conclu avec l’U.P.M sur la construction, au Congo, d’une Université pluridisciplinaire à vocation régionale.

Un accord qui a commencé a porté ses fruits, avec la pose de la première pierre du campus de l’Université privée de Marrakech au Congo, à Oyo, à plus de 400 Km, au Nord de Brazzaville. C’était au cours d’une cérémonie qui s’est déroulée, lundi 30 janvier 2017, à Oyo, sous le patronage du Ministre de l’enseignement supérieur, Bruno Jean-Richard Itoua et c’est le Président de la FPA, Denis Christel Sassou-Nguesso, qui posé la première pierre relative à la construction de ce campus.

D’une superficie de 9 hectares, le terrain sur lequel le campus de l’Université privée de Marakech au Congo sera construit a été mis à disposition par la F.P.A. Les travaux de construction, réalisés par le Cabinet d’architecture du Maroc, démarreront en mars prochain et dureront 12 mois, pour un coût global de 15 millions d’euros, entièrement financés par l’U.P.M.
Avec une capacité d’accueil de 5000 places, le campus, qui sera érigé au quartier Ngouènè, comprendra, entre autres: des salles de classe, des bibliothèques, des salles de réunions, des salles informatiques, des salles de lecture, des salles de sport, des chambres d’étudiants et d’enseignants, des foyers socio-culturels, des restaurants et énormément d’espaces verts, a confié l’architecte, M. Tazi Riffi Omar.  
S’exprimant après le mot de bienvenue de l’Administrateur-Maire de la communauté urbaine d’Oyo, Jean-Marie Ewenge, le Directeur exécutif de la F.P.A, le Révérend Père Abraham Okoko, a rappelé que l’Université Privée de Marrakech au Congo est le fruit du partenariat entre la Fondation Perspectives d’Avenir et l’U.P.M. «Deux organisations qui, partageant ensemble le souci de la formation des jeunes, la conviction que sans ressources humaines de qualité, nos rêves d’émergence peuvent rester à jamais des rêves, et soucieuses de doter le Congo et la sous-région du capital humain dont ils peuvent avoir besoin pour leur développement, ont décidé de construire un partenariat «dynamique, innovant, et surtout d’excellence». «Le plus significatif des projets issus de ce partenariat est, à ce jour et sans aucun doute, le projet de l’Université… La Fondation Perspectives d’Avenir, qui est, par ailleurs, engagée dans la formation qualifiante des jeunes, utilisera aussi ce chantier comme un chantier école, pour permettre à des jeunes Congolais qu’elle a formés et qu’elle formera, par exemple dans les domaines ou les métiers du bâtiment, de se faire la main aux côtés d’ouvriers qualifiés, d’ingénieurs et de techniciens éprouvés étrangers et congolais. Ce chantier donnera aussi lieu au développement de l’entrepreneuriat de proximité que la Fondation essayera d’encourager, dans la localité d’Oyo. Si la Fondation perçoit ce projet comme un catalyseur du développement de la localité d’Oyo et ses environs, elle est aussi convaincue qu’elle sera tout autant une source d’opportunités, de création d’emplois directs et indirects, de formation à des métiers nécessaires au développement local et des micro entreprises formels et informels susceptibles de renforcer la tendance actuelle à la diversification de notre économie», a-t-il poursuivi.

U.P.M Congo, un projet majeur et structurant

C’est l’aboutissement d’un projet majeur et structurant pour notre Université. Voilà comment Mohamed Kabadj, Président-fondateur de l’U.P.M, a défini l’Université Privée de Marrakech au Congo. «Majeur, car il s’agit de poser, aujourd’hui, les fondations d’un nouveau campus de l’UPM à l’étranger. Structurant, car l’UPM Congo répond à une volonté de participer au développement d’un pays frère, le Congo, à travers la formation de sa jeunesse», a-t-il expliqué. Pour cela, il a remercié la F.P.A et son Président, «avec qui nous avons ensemble, main dans la main, dans un partenariat d’excellence, pour la mise en œuvre de l’UPM Congo. La Fondation et son Président ont su créer, à Oyo, les conditions de notre implantation et de création de ce hub numérique d’excellence et de développement durable. Je veux rendre également hommage au travail remarquable de la Fondation et de son Président visionnaire, de ses administrateurs, de son Directeur exécutif et collaborateurs, qui oeuvrent sans relâche, pour la formation des jeunes…».
L’UPM Congo axera son offre de formation autour de sept pôles d’expertise: un pôle tourisme-hôtellerie et arts de vivre; un pôle management et gouvernance; un pôle ingénierie et innovation; un pôle santé et sciences bio-médicales; un pôle management du sport; et un pôle art, culture, médias et audiovisuel. Les programmes qui seront enseignés dans ces pôles le seront sous le format LMD (Licence, Master, Doctorat). Le septième pôle, le pôle exécutif, a-t-il précisé, sera dédié à la formation continue.
M. Mohamed Kabadj a rassuré la partie congolaise de la totale disponibilité et de l’engagement des équipes de l’Université Privée de Marrakech, de son corps professoral et administratif, dans la mise en œuvre et l’accompagnement d’UPM Congo. «Nous nous engageons à faire d’UPM l’université d’excellence et de la performance, une université dont la communauté des étudiants saura relever les défis pour servir la connaissance, la jeunesse et les ambitions de notre continent», a-t-il conclu.
«L’observation du fonctionnement et l’analyse des résultats de nos politiques publiques dans les domaines de l’éducation et de la formation, au cours des dernières années, et le constat du déficit et de la déficience du capital humain dans certaines de nos entreprises m’ont personnellement amené à nourrir et à porter le rêve de contribuer à la recherche de solutions durables à ces différents problèmes…Les relations de collaboration et de partenariat que construit la Fondation Perspectives d’avenir, à, travers l’Afrique, mais également le monde, au bénéfice de notre jeunesse, nous ont fait rencontrer l’Université Privée de Marrakech, qui accueille, actuellement, une trentaine de nos boursiers et dont le président-fondateur cherchait l’opportunité d’une implantation de son université en Afrique centrale. De la rencontre de ces deux projets est né, progressivement, un partenariat qui se veut, aujourd’hui, un partenariat d’excellence, au service de la jeunesse, de l’émergence et du développement durable du Congo, notre pays, mais également, de notre sous-région. Mais aussi de la co-émergence des Etats africains… Un an à peine après la signature de notre accord à Marrakech, nous voici rassemblés ici à Oyo, pour le lancement de ce vaste projet. Dans un monde où passer des engagements aux actes est devenu un véritable défi, il sied de saluer l’exemplarité de cette expérience», a, pour sa part, affirmé Denis Christel Sassou-Nguesso. Il a remercié le Président-fondateur de l’U.P.M, qui a fait confiance à la FPA, «dans cette belle aventure partenariale». Il a exprimé aussi ses remerciements à tous ceux qui, des deux côtés, ont «contribué à mettre en place notre partenariat et à la faire vivre».
Le Président de la F.P.A a précisé que la pose de la première pierre marquera, à coup sûr, le lancement des travaux de construction d’un campus universitaire, mais aussi et surtout, le début pas seulement d’une université, mais d’une université nouvelle au Congo. «La pierre que nous allons poser devant vous, tout à l’heure, symbolisera la pierre angulaire de la construction et l’invention de l’Université nouvelle. Une Université nouvelle, parce que de nouvelle génération. De nouvelle génération, dans le contexte qui est le nôtre, parce que toute orientée vers la qualification, en vue de l’emploi et la recherche des solutions aux défis de l’émergence et du développement durable. Un objectif que le président de la République donne par ailleurs à la réforme du secteur éducatif dans son projet de société la marche vers le développement, devenu depuis son nouveau programme de gouvernement. A cet effet, cette université nouvelle sera fondée, à la fois, sur l’adéquation formation-emploi, dont le Président (ndlr: Denis Sassou-Nguesso) a beaucoup parlé, au cours de sa campagne électorale, le dialogue constant entre l’entreprise et le monde. Elle sera aussi une Université de nouvelle génération, parce portée par la forte ambition d’un ancrage dans la culture du numérique et du développement durable. Le fait d’être implantée au centre d’une zone économique spéciale donnera à l’Université Privée de Marrakech au Congo l’opportunité d’écrire en lettres nouvelles et je l’espère, en lettres d’or, la nouvelle histoire de l’Université dans notre pays et dans notre sous-région. J’espère, également, que l’implantation de cette université ici à Oyo contribuera à redynamiser le projet de la zone économique spéciale dont les centres d’enseignement supérieurs et de recherche sont une des composantes, et sans doute, deviendront un catalyseur du développement de cette localité dont je suis l’élu à la chambre basse de notre parlement. J’ai confiance qu’avec le projet de l’UPMC, c’est aussi l’histoire entre la République du Congo et le Royaume du Maroc qui continue à s’écrire, avec, cette fois-ci, l’accord significatif de la société civile et du secteur privé», a-t-il souligné.
Bruno Jean-Richard Itoua a, quant à lui, remercié, particulièrement, le Président de la F.P.A, qui, a-t-il dit, «confirme ainsi, jour après jour, événement après événement, initiative après initiative, l’intérêt particulier, le sens important, profond qu’il accorde et qu’il donne aux questions liées à la formation et à l’enseignement des jeunes et à leur préparation à être des piliers du développement de notre pays. Je le remercie parce que nous n’aurons pas d’enseignement de qualité, s’il n’est pas nourri non seulement par l’Etat, dans ses initiatives, mais également par un certain nombre de partenariats, et en particulier avec notre propre société civile, avant d’aller rechercher des partenariats à l’extérieur. Je voudrais donc saluer cet engagement, je voudrais saluer la qualité des partenariats qui sont en train d’être mis en place, partenariat d’excellence, nous avons entendu…». Le Ministre de l’enseignement supérieur a, aussi, exprimé la disponibilité totale de son Département ministériel à accompagner ce projet.
Signalons que la cérémonie s’est déroulée en présence du Conseiller présidentiel en matière d’éducation, Louis Bakabadio, des Ministres Thierry Moungalla, Hellot Matson Mampouya, Charles Ngafouomo, Nicéphore Antoine Thomas Fila Saint Eudes, Benoît Baty,  et Inès Bertille Nefer Ingani; ainsi que de plusieurs autres personnalités, parmi lesquelles le chargé d’affaires par intérim du Maroc, Ahardane Boutahar, l’Ambassadeur du Congo au Maroc, Valentin Olessongo, et la représentante de l’Unesco au Congo, Mme Ana Elisa Santana De Afonso.  

    

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