FPA (Fondation Perspectives d’Avenir) : Denis Christel Sassou-Nguesso a signé trois mémorandums d’entente à Marrakech

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Le Président de la Fondation Perspectives d’Avenir et Député élu d’Oyo, dans le Département de la Cuvette, Denis Christel Sassou-Nguesso, nourrit de grandes ambitions pour la jeunesse africaine en général et congolaise en particulier. En témoigne la signature de trois mémorandums d’entente avec l’Université privée de Marrakech, quelques heures après avoir été fait Docteur honoris causa. C’était au cours d’une cérémonie qui a eu lieu dans l’après-midi du vendredi 5 février 2016, à l’hôtel «La Mamounia», à Marrakech, au Maroc, en présence de l’ambassadeur du Congo au Maroc, M. Valentin Olessongo.


Les trois mémorandums d’entente ont été signés avec MM. Mohamed Kabbadj, Président-fondateur de l’Université privée de Marrakech, Samba Bathily et Thione Niang, co-fondateurs, avec le chanteur américain d’origine sénégalaise Akon de la société Solektra, et membres-fondateurs de la Fondation Akon Lighting Africa.  
Le premier mémorandum concerne la création d’une Université pluridisciplinaire à vocation régionale à Oyo, pour l’enseignement des sciences de la santé, des sciences de l’ingénierie, l’hôtellerie, le management et d’autres disciplines pertinentes.
Le deuxième mémorandum, quant à lui, concerne l’octroi des bourses entre la Fondation de l’Université privée de Marrakech et la Fondation Perspectives d’Avenir.
Le troisième, par contre, est un mémorandum tripartite entre l’Université privée de Marrakech, la Fondation Perspectives d’Avenir, la Fondation Akon Lighting Africa et la société Solektra, pour la création d’une Université écologique et numérique (Green and smart University) et pour la formation d’ingénieurs africains dans les métiers des énergies renouvelables et vertes dans la ville d’Oyo, dont Denis Christel Sassou-Nguesso est le député.

Mettre l’homme au centre du développement de l’Afrique
 
«…On ne peut pas parler de projet, sans bons techniciens, parce que le problème en Afrique, depuis longtemps, on a beaucoup formé des juristes, des économistes, il y a peu de techniciens. Aujourd’hui, je pense que cette initiative peut permettre de poser des jalons, pour qu’on puisse former des techniciens qui pourront, directement, exercer des métiers. Ceci a été notre cas, parce qu’aujourd’hui, chaque fois qu’on forme un technicien, directement, on l’emploie, car aujourd’hui, on n’a pas mal de projets. A ce jour, on a plus de 400 millions de dollars de projets en Afrique, et chaque fois, on voit qu’il y a un besoin criard…», a affirmé Samba Bathily, sur le bien-fondé de ce projet.
Pour sa part, Denis Christel Sassou-Nguesso a souligné que la vraie ressource qu’il faut prendre en compte, pour atteindre l’émergence appelée de tous leurs vœux par plusieurs chefs d’Etats africains, c’est l’homme: «L’homme qu’il faut mettre au centre de ce développement. Parce que, si nous développons des pays sur le plan des infrastructures, sur le plan de l’énergie, de l’hydraulique et d’autres types de ressources, et que nous n’avons pas les personnes formées, les personnes qualifiées pour pouvoir entretenir et pérenniser ces infrastructures, j’ai toujours pensé qu’en réalité, ce développement ne sera pas pérenne. C’est pour cela que la Fondation Perspectives d’Avenir a pensé que le vrai combat des générations à venir, pour l’Afrique, reste la formation qualifiante».
Il a ensuite précisé l’importance des partenariats: «Nous allons également développer un partenariat pour mettre en place des synergies entre la Fondation de M. Niang, de M. Samba Bathily et de M. Akon, pour suivre donc ce noble travail. Et nous allons également signer un partenariat pour amener l’Université privée de Marrakech au Congo, de façon à ce qu’elle puisse s’implanter et, à une certaine mesure, à réaliser au Congo et plus précisément dans le Département de la Cuvette, et le District d’Oyo, dont je suis l’élu, un projet universitaire, pour permettre, justement, non pas seulement aux étudiants congolais, mais également, de faire ce pôle universitaire puisse servir de pôle académique aux autres Africains qui souhaiteraient venir étudier dans cette zone du Congo. Donc, voilà un peu l’action principale de ce partenariat que je souhaite fructueux, parce que je considère que sans formation, il n’y a pas de développement possible et ça, il faut que les générations futures le comprennent, parce que le continent africain est le nôtre et nous ne pouvons pas continuellement attendre que ce soient d’autres qui viennent pour nous le développer (…) Il est important que les Africains se prennent en main, dès à présent et que le continent africain soit, désormais, développé avec les Africains formés, avec toutes les capacités nécessaires pour atteindre cette notion d’émergence que tous nos dirigeants appellent de tous leurs vœux. Et je pense que l’heure est venue pour ne plus faire que de longs discours, mais mettre en pratique tout ce qui se dit, dans les différentes conférences, les réunions».

Quelles sont les prochaines étapes, après la signature de ces mémorandums?
«Pour nous, la partie marocaine, nous avons une feuille de route tracée par Sa Majesté (ndlr: le Roi Mohamed VI), où nous avons tous les moyens pour nous déployer et partir investir chez nos frères africains. On a déjà fait un premier investissement à Dakar. Donc, le Congo, pour nous, c’est une opportunité, une étape dans notre feuille de route, qui est de l’Université privée de Marrakech, une Université africaine, au service de l’Afrique. Le Congo rentre parfaitement… C’est une feuille de route stratégique qui est bien réfléchie par l’UPM qui vise à pouvoir servir et former la jeunesse africaine, à travers des campus de proximité. Nous avons le campus de Marrakech et nous déployons des campus de proximité à Dakar et prochainement à Oyo. Le terrain a déjà été identifié, une mission d’architectes est prévue à la fin du mois de février, pour aller sur place prendre les relevés de terrain, et la pose de la première pierre est programmée pour le 16 mai 2016. En ce qui concerne le financement, l’UPM, c’est une université privée, c’est une entreprise privée, elle sait mobiliser les financements pour ce projet», a répondu Mohamed Kabbadj.
Sur la valeur ajoutée de ces mémorandums d’entente, Samba Bathily a expliqué: «Cela rentre en droite ligne de notre politique d’expansion, puisqu’on a prévu, dans un premier temps, de mettre dans chaque région de l’Afrique, une académie solaire, donc le Congo rentrera dans ce cadre-là. Et puis pour ce qui est toujours de l’Université, nous avons déjà un partenariat que nous avons signé, il y a de cela quelques années, avec Samsung, sur des classes intelligentes. Et pour la petite histoire, sans savoir qu’aujourd’hui, on allait s’asseoir ici, il y a de cela deux ans, quand on a signé le partenariat avec Samsung, pour le projet pilote des classes intelligentes, il y en avait dix, au total, le Congo en a bénéficié, et c’est notre partenaire, Microsoft qui, à l’époque, avait contacté la fondation que je ne connaissais même pas. On a eu à installer les équipements qui sont là-bas et c’est par la suite que j’ai su que la fondation était celle de M. Denis Christel… Donc, nous, notre appui et notre intervention, ce sera dans ces deux domaines: la formation pour le solaire, pour apporter des équipements et des formateurs et la partie classe intelligente, tout le partenariat qu’on a autour de ça. Ce sera plutôt la partie contenu. La partie contenant sera prise en compte par l’UPM».
Signalons que durant son séjour, Denis Christel Sassou-Nguesso a visité l’Université privée de Marrakech où fréquentent des étudiants congolais, dont certains ont bénéficié de la bourse octroyée par la Fondation Perspectives d’Avenir. Il a visité aussi la Clinique «Le Marrakech», dont l’inauguration a eu lieu le vendredi 5 février, sous le patronage du Ministre marocain de la santé, le Professeur El Ouardi.

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