Douanes congolaises : Le cinquantenaire célébré sous le signe de l’émergence du Congo

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Les Douaniers congolais ont célébré, avec quelques mois de décalage, le cinquantenaire de la création, le 8 décembre 1964, de l’administration douanière au Congo. Ainsi, pendant trois jours, du 25 au 27 septembre 2015, plusieurs manifestations ont été organisées dans différents endroits, à Brazzaville.


L’ouverture officielle de ces festivités a eu lieu au Palais des congrès, sous le patronage de M. Gilbert Ondongo, ministre d’Etat,  ministre de l’économie, des finances, du budget et du portefeuille public, en présence de M. Jean-Alfred Onanga, directeur général des Douanes et des Droits indirects; M. Kunio Mikurya, Secrétaie général de l’O.m.d (Organisation mondiale des douanes); Mme Libom Li Likeng née Mendomo Awoumvele Minette, Vice-Présidente de la région de l’O.m.d de l’Afrique de l’Ouest et du centre, Directrice générale des douanes camerounaises et M. Cébert Pierre Iboko-Onanga, Préfet du département de Brazzaville. On a, également, noté la présence de deux membres du gouvernement, notamment M. Thierry Lézin Moungalla, ministre de la communication et des médias, chargé des relations avec le parlement, porte-parole du gouvernement et M. Bienvenu Okiémy, ministre de la culture et des arts, ainsi que M. Hugues Ngouolondélé, maire de Brazzaville. Plusieurs délégations conduites par des Directeurs généraux de Douanes des pays membres de l’O.m.d de l’Afrique de l’Ouest et du centre, de la France et de quelques anciens Directeurs généraux des douanes congolaises ont pris part à cette cérémonie.
«Cinquante ans des douanes congolaises, c’est l’âge de la maturité. Il est donc temps de marquer une halte, pour faire le bilan du chemin parcouru et envisager l’avenir avec beaucoup  d’optimisme et d’assurance», a dit M. Jean-Alfred Onanga.
C’est par une opération de santé que les festivités marquant le cinquantenaire des Douanes congolaises ont commencé. Il y a eu une opération de don de sang, dans l’enceinte de la direction générale des douanes et des droits indirects, tandis que les femmes douanières ont fait des examens de mammographie, dans une clinique, pour les prévenir du cancer des seins.
Pour M. Louis Norbert Quintin Yombo, Responsable de communication et de promotion du don de sang au C.n.t.s (Centre national de transfusion sanguine), «l’intérêt de ce don de sang des douaniers, à travers la célébration des cinquante ans de la création de l’administration douanière est un bon signe de solidarité. Ce n’est pas pour la première fois que nous avons été sollicités par l’administration douanière. Nous sommes déjà à plus de quatre opérations de don de sang avec les douaniers. Nous pensons que les douaniers ont inscrit cette activité dans leur projet social, en ce qui concerne leur contribution visant à sauver les vies humaines. Il faut rappeler que lors des évènements du 4 mars 2012, le C.n.t.s avait commencé  avec les 80 poches de sang de la douane recueillis le 3 mars 2012. C’est ce qui nous avait permis de soigner les tous premiers blessés. Pour cette opération, les estimations prévues, c’est atteindre 300 poches de sang. Mais, avec l’engouement constaté des Douaniers, on peut arriver à plus de 300 poches, surtout que la mobilisation a été bien faite».
La première journée a été bouclée par une messe en mémoire des douaniers défunts, célébrée en la Cathédrale Sacré-Cœur, par l’abbé Mesmin Prosper Massengo, en présence du personnel de l’administration douanière, des familles, des amis et connaissances.
Dans son homélie, l’abbé Massengo a invité les douaniers à respecter les valeurs de leur profession. Il les a félicités, «pour cette longévité pour notre jeune République», tout en les invitant, «en tant que Congolais aussi, à bien faire leur travail comme l’exige nos lois de la République. Ils doivent transmettre les valeurs aux autres et surtout avoir cet esprit de corps, être en équipe et travailler pour le bien du pays et non pour leurs propres intérêts».
Samedi 26 septembre, il y a eu l’ouverture solennelle des activités relatives à la célébration  du cinquantenaire, au Palais des congrès. Des délégations de douaniers sont venues de tous les départements du pays. Dans son discours de bienvenue, le directeur général des douanes et droits indirects, M. Jean-Alfred Onanga, a relevé l’importance de l’événement: «La Douane congolaise est un levier stratégique de la politique de notre pays à différents points de vues. Elle a été créée le 8 décembre 1964. C’est dire qu’elle a atteint ses cinquante ans, le 8 décembre 2014. Un anniversaire est un moment particulier de la vie. Il évoque la belle mécanique du temps qui s’écoule, et annonce aussi indubitablement une fin. Cette vérité vaut beaucoup pour les êtres humains, elle ne vaut pas pour une administration pour laquelle le temps de l’anniversaire peut être aussi celui de la renaissance, pourvu que soient adoptées des actions et des décisions adaptées. C’est ce qu’ont fait, tout au long de ces années, tous nos compatriotes qui ont eu la charge de diriger cette administration. Je pense aux efforts accomplis pour  que nous arrivions à nous hisser au niveau actuel. Je pense à Saturnin Okabé, à Jean-François Ndoudi, à Joseph Hondjula Miokono, à Jean-Bernard Gomas, à Pierre Kibamba, à Jean-Louis Fragonard, à Pierre Ondaï, à Antoine Gambomi et à Marie Symphorien Okoua. Je pense à tous nos anciens, aux pionniers Edouard Ebouka-Babakas, Edouard Mikémi, Alphonse Okoye et tous ceux dont les noms résonnent dans nos mémoires et qui méritent respect et reconnaissance de l’ensemble de la famille douanière. Cinquante ans, c’est l’âge de la maturité. Il est donc naturel de marquer une halte, pour faire le bilan du chemin parcouru et envisager l’avenir avec beaucoup d’optimisme et d’assurance. La célébration du cinquantenaire de la création de la Douane congolaise oscille au sein de cette logique. Elle est donc un regard plongé dans le passé de notre maison, parce que celui qui ne connaît pas son passé, n’a pas tous les outils pour construire son avenir. L’avenir de la Douane congolaise s’inscrit dans la modernisation, la simplification des procédures, la facilitation des échanges, la gestion coordonnée des frontières et l’inter-connectivité des systèmes informatiques. C’est pourquoi, nous réitérons notre engagement à poursuivre des efforts, pour atteindre les objectifs fixés par le président de la République».
A son tour, M. Kunio Mikurya a loué la présence et le rôle de la Douane congolaise au sein de l’O.m.d: «La République du Congo est un membre très important de l’O.m.d, parce que nous développons des normes pour des procédures douanières modernes. La Douane congolaise est toujours prête à suivre nos recommandations, à utiliser nos instruments pour moderniser ses procédures. Aussi, nous développons le réseau de coopération internationale, et l’administration des douanes congolaises est un membre actif pour cette coopération internationale. La présence de nombreux directeurs généraux à cet anniversaire le prouve. L’administration congolaise est aussi un bon partenaire pour le renforcement des capacités. Aujourd’hui, de plus en plus, notre priorité a évolué pour la facilitation des échanges et améliorer la compétitivité économique. On a compris que le moteur du développement économique c’est le commerce».
Ouvrant officiellement les festivités du cinquantenaire de l’administration douanière congolaise, le ministre d’Etat Gilbert Ondongo a déclaré: «La Douane congolaise a cinquante ans. C’est l’âge de la raison, de la sagesse et de l’efficacité. Célébrons ensemble cette maturité dans l’allégresse, mais aussi dans la responsabilité. Douaniers congolais, une fois la fête terminée, continuez donc de marquer de votre empreinte d’efficacité la vie économique de notre pays».
Une parade paramilitaire a suivi la cérémonie d’ouverture officielle, à l’esplanade du stade Président Alphonse Massamba-Débat, sous la présidence du ministre d’Etat Gilbert Ondongo et de plusieurs autorités, comme le général René Boukaka, chef d’Etat-major général adjoint des Fac (Forces armées congolaises). Ce défilé a connu la participation des carrés des douaniers avec l’appui d’un carré des agents des eaux et forêts, notamment des éco-gardes. Il s’est déroulé sous la musique de la fanfare militaire.
La remise de la médaille d’honneur n’a pas eu lieu pour des raisons techniques. C’est plutôt une autre médaille, la médaille du cinquantenaire, qui a été remise aux délégations étrangères.
Les participants ont ensuite suivi deux communications sur les thèmes suivants: «Les Douanes congolaises d’hier à aujourd’hui», par M. Stéphane Liotet, expert français en douane; «Quelles douanes pour un Congo émergent?», par M. Euloge Itoua, conseiller à la fiscalité et aux douanes du ministre de l’économie en charge des finances.
Cette conférence a édifié l’assistance sur les origines  et les perspectives d’avenir de l’administration douanière congolaise. L’accent a été mis sur le passé, le présent et l’avenir des douanes. La journée a été close par une exposition consacrée au patrimoine immobilier de l’administration douanière, intitulée: «Infrastructure immobilière  de la douane congolaise de 1896 à 2015». Le vernissage de cette exposition a témoigné de l’implantation de la Douane sur l’ensemble du territoire national.
Le clou des manifestations est intervenu; le dimanche 27 septembre, avec le dévoilement de la stèle érigée dans la cour de la direction générale des douanes, en mémoire des douaniers morts dans l’exercice de leurs missions. Ce sont ces écrits que porte cette stèle.  Cette manifestation a été suivie par des activités sportives. Les manifestations du cinquantenaire ont montré et présenté l’évolution des Douanes congolaises et ses perspectives d’avenir. La direction générale des douanes congolaises est à son onzième directeur général depuis sa création et compte 2.695 cadres et agents.  


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