Route de la corniche (Commune de Brazzaville) : Les travaux de construction du viaduc sur le ravin du Tchad exécutés à 90% par la société CRBC

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Lancés officiellement le 10 décembre 2014, par le président de la République, Denis Sassou Nguesso, les travaux de construction du viaduc qui traverse le ravin du Tchad, et du tronçon de route qui va du restaurant Mami-Wata, au centre-ville de Brazzaville, à la case de Gaulle, au quartier Mbama, sont exécutés à 90%. C’est ce qui ressort du constat fait sur le terrain, par M. Liang Qing Shan, Directeur général de la société chinoise CRBC (China Road and Bridge Corporation), qui a visité le chantier, le 31 août 2015.

L’ouvrage, qui a été financé à plus de 70 milliards de Francs Cfa et dont le contrôle des travaux est assuré par le bureau d’études SGI international, va être livré à l’Etat congolais, en mars 2016.

Les travaux de construction du viaduc long de 905 mètres qui traverse le ravin du Tchad, au centre-ville de Brazzaville, en allant vers Bacongo, et le tronçon de 1,3 km de route, sont en voie de finition, a déclaré, en substance, M. Liao Ming Hua, le conducteur des travaux de ce grand chantier. «Nous avons atteint un niveau de 90% d’exécution des travaux. Il ne nous reste qu’un tronçon de 20 mètres sur le pont, l’élargissement de la route, le revêtement et le bitumage». Les travaux proprement dits pourront terminer au cours du mois de septembre, a précisé le technicien chinois qui a, également, évoqué la construction d’autres accessoires qui vont embellir le viaduc haubanais, entre autres, l’aménagement d’un jardin. Tous les travaux pourront finir en mars 2016, a fait savoir M. Liao Ming Hua au Directeur général de CRBC.
Notons que six cents ouvriers, à raison de trois cents Chinois et trois cents Congolais, travaillent, nuit et jour, sur ce chantier qui fera, dans les jours à venir, la fierté des citadins de Brazzaville. Car ce viaduc, qui comporte deux grands pylônes de 122 mètres, les plus hauts de la sous-région, soutenant, à travers des haubans, un tablier où passe une route à double-voie, et le viaduc Talangaï-Kintélé (près de sept kilomètres de long) inauguré le 30 août 2015 par le Président de la République, sont les deux plus grands projets jamais réalisés en Afrique par la société CRBC, a déclaré M. Liang Qing Shan, satisfait du temps record avec lequel sa société a réalisé les travaux des deux ouvrages.
Réputée dans le monde, dans le domaine du BTP (Bâtiment et travaux publics), la société chinoise CRBC existe il y a plus d’une soixantaine d’années et est présente dans plusieurs pays africains.
Spécialisée dans la construction des ponts, routes, aéroports, ports, bref des infrastructures de base, elle est présente au Congo, depuis 2002, et a déjà réalisé plusieurs ouvrages publics. L’on peut citer, entre autres, la route nationale numéro 2, dans son tronçon Owando-Makoua-Mambili (126 kms) et Mambili-Ouesso (194 kms), l’aéroport et les voiries urbaines de Ouesso, Djambala et Sibiti. Elle a acquis la cimenterie de Loutété, dans le département de la Bouenza.
Deux autres grands projets vont  également être exécutés par cette société, dans les tout prochains jours. Il s’agit de la construction du port minéralier de Pointe-Noire, dont le protocole d’accord a déjà été signé avec le Gouvernement congolais et de la construction d’un complexe urbain à Brazzaville, un  quartier moderne qui va longer le viaduc Talangaï-Kintelé. Elle réalise également les travaux du port d’Oyo.
Toujours dans le cadre du partenariat avec le Gouvernement congolais, la société CRBC contribuent aussi, dans son plan de responsabilité sociétale, au développement des conditions de vie des populations rurales qui habitent dans le voisinage des infrastructures routières qu’elle réalise, par la construction de forages d’eau et la distribution de médicaments.
Concernant l’éducation, depuis 2011, plus d’une centaine d’étudiants congolais, à raison de vingt par promotion, sont envoyés en Chine, pour poursuivre des études dans le domaine du génie civil. La société CRBC dispose aussi d’une école des métiers à Oyo, notamment l’Institut technique professionnel.  Quant aux ouvriers qui évoluent sur les différents chantiers de cette société, ils bénéficient aussi de l’encadrement des techniciens chinois. Son chiffre d’affaires s’élève, chaque année, à 200 millions de dollars américains. Elle utilise quatre mille ouvriers dans le pays, dont mille Chinois et trois mille Congolais.

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