F.p.a (Fondation Perspectives d’Avenir) : Denis Christel Sassou-Nguesso a lancé le programme de santé communautaire à Pointe-Noire

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En partenariat avec le Ministère de la santé et de la population, l’élu d’Oyo et Président de la Fondation Perspectives d’Avenir, Denis Christel Sassou-Nguesso, a lancé, officiellement, samedi 6 juin 2015, à l’hôpital général de Loandjili, à Pointe-Noire, les  activités du Programme de santé communautaire.

La cérémonie s’est déroulée en présence d’Alexandre Honoré Paka, Préfet de Pointe-Noire, Roland Bouiti-Viaudo, Député-maire de la ville océane, Jérémie Mouyokani, délégué du représentant de l’O.m.s (Organisation Mondiale de la Santé) au Congo, Jean-Pierre Michel Ndzondault, directeur départemental de la santé à Pointe-Noire, Mme Fernande Marie Catherine Dékambi-Mavoungou, Administrateur-maire de l’arrondissement 4 Loandjili, des agents de santé et de la population, principale bénéficiaire de ce programme destiné à dispenser, gratuitement, des soins et qui va rester à Pointe-Noire, jusqu’au 6 juillet 2015, avant de se mouvoir dans d’autres localités du pays. Après le lancement officiel, les consultations proprement dites ont débuté, mercredi 10 juin 2015, sur trois sites: l’Hôpital général de Loandjili, qui est le quartier général du programme, l’Hôpital général Adolphe Sicé et l’Hôpital de base de Tié-Tié.

Dans son mot de bienvenue, l’Administrateur-maire de Loandjili a loué l’initiative de Denis Christel Sassou-Nguesso, par ces mots: «Honorable, en organisant le lancement officiel du programme de santé communautaire, en partenariat avec le Ministère de la santé et de la population, vous êtes en train de montrer, aux yeux de tous, que vous êtes un homme de cœur, car cette action est une action de portée sociale».
C’est le délégué du représentant de l’O.m.s, qui a fait la présentation technique du programme: «Le Programme de santé communautaire a un enjeu majeur, parce qu’il y a une très forte mortalité et morbidité au Congo. Face à l’offre peu suffisante du Ministère de la santé et de la population et des autres structures, le Président de la Fondation Perspectives d’Avenir, l’honorable Denis Christel Sassou-Nguesso, avait pensé qu’il fallait aider le pays à sortir de ce bourbier pathologique. C’est ainsi qu’il a donné des instructions aux techniciens, de pouvoir regarder qu’est-ce qu’on peut faire pour la population. L’un des souhaits, c’est de voir que la mortalité puisse baisser, à tous les niveaux. C’est ainsi que nous avons instauré une politique de pouvoir amener l’hôpital vers les malades. En faisant ce programme, même ceux qui n’ont pas les moyens, vont rentrer en contact avec la technique actuelle de traitement. Pointe-Noire abrite la première manifestation de ce genre. Un hôpital mobile sera déployé, ici, à Pointe-Noire. Il sera composé des techniques de chirurgies et de médecine interne. Le programme a été doté d’un certain nombre d’outils de travail. Dans ce programme, pour la première fois au Congo, il y a un examen très important qui sera introduit, c’est l’I.r.m. Cet examen va nous aider à confiner nos diagnostics et à pouvoir donner un traitement correspondant. En dehors de l’I.r.m, nous avons la radiologie numérique. Il y aura un laboratoire mobile qui nous permettra de faire toutes les analyses. Dans notre paquet, nous avons un bloc opératoire très perfectionné, qui nous permet d’opérer même en plein champ, parce qu’il a toute son autonomie possible. Dans cette lancée, il y a aussi la stomatologie. Le problème des dents sera résolu, au cours de ce programme. Nous avons aussi l’ophtalmologie. Aujourd’hui, tout le monde porte des lunettes, il y a des cataractes qui apparaissent. Avec les véhicules semi-remorques que nous avons, les malades seront opérés, directement, sur place. Nous avons la chirurgie pédiatrique. Nous allons prendre en charge les enfants de zéro à dix-huit ans, ce en fonction de leurs pathologies. Il y aura la chirurgie générale qui s’occupera des adultes. Il y aura la chirurgie stomatologie et bucco-maxillo-faciale. Il y aura, ensuite, la chirurgie ophtalmologique, la chirurgie oto-rhino-pharisien et la chirurgie gynécologique. Du point de vue de l’aspect médical, nous avons prévu offrir des soins en pédiatrie, en médecine générale et en cardiologie. Nous resterons avec vous, ici à Pointe-Noire, jusqu’au 6 juillet 2015».
Au nom du représentant de l’O.m.s, il a remercié les organisateurs d’avoir associé l’O.m.s au lancement du Programme de santé communautaire de la Fondation Perspectives d’Avenir, en partenariat avec le Ministère de la santé et de la population: «A travers le monde et dans la région africaine de l’O.m.s, le secteur de la santé est caractérisé par la multiplicité des acteurs qui y interviennent. On assiste à l’émergence de nombreuses initiatives privées en faveur du secteur santé. Et ici, le partenariat occupe une place de plus en plus importante dans les processus de développement sanitaire des pays et dans l’offre de santé. Et le Congo n’échappe pas  à cette tendance. L’O.m.s définit le partenariat comme un moyen de réunir une série d’acteurs, en vue d’atteindre un objectif commun qui est d’améliorer la santé des populations, en se fondant sur des rôles et des principes bien définis d’un commun accord. Dans une relation de partenariat, la notion d’accord est centrale. Les acteurs qui sont parties-prenantes s’engagent en vue d’un objectif précis et s’accordent sur les moyens, les principes et les rôles de chacun. C’est le cas ici dans le cadre de ce programme».
Dans son mot de circonstance, tant attendu par les bénéficiaires, le Président de la Fondation Perspective d’Avenir s’est réjoui de la forte mobilisation autour de l’initiative lancée par son O.n.g: «La ville de Pointe-Noire a joué un grand rôle dans l’histoire de notre pays, le Congo. En effet, c’est ici, à Pointe-Noire, première capitale politique de notre pays, qu’a été proclamée la République du Congo, le 28 novembre 1958. Votre présence, en ce lieu, est un vibrant témoignage de soutien et une marque de considération à cette activité. Je souhaite, donc, que cette considération se pérennise dans le temps. La rencontre de ce jour, qui marque le lancement du Programme de santé communautaire à Pointe-Noire, va se poursuivre dans tous les départements de notre pays. Ce programme marque notre modeste engagement aux côtés de certains partenaires institutionnels, j’ai nommé l’O.m.s et le Ministère de la santé et de la population, pour accompagner le projet de société de Son Excellence Monsieur le  Président de la République, j’ai nommé «Le Chemin d’Avenir». Ce programme est le prolongement d’une chaîne d’activités que nous avons menées, depuis quelques temps déjà. Parmi lesquelles, le dépistage du cancer du col de l’utérus, la vaccination des jeunes filles contre le cancer du col de l’utérus, la campagne de soins et de vaccination, à Oyo, dans la Cuvette, l’organisation du 6ème symposium de carcinologie, à Dolisie, dans le Niari, l’organisation de la première journée médicale et pédagogique, à Brazzaville, et le don d’ambulances dans différents départements de notre pays, dont la Bouenza. Toutes ces initiatives pour lesquelles je me suis investi et que j’ai soutenues, depuis toutes ces années, m’ont amené à comprendre et surtout à réaliser et faire un constat simple: les préoccupations de nos compatriotes sont bien éloignées des débats politiques ou politiciens où chacun tente de préserver son pré-carré, voire ses propres intérêts. Nos compatriotes sont dans l’attente de solutions rapides et immédiates et non plus de longs discours. Depuis des années, le Président de la République, soucieux du bien-être de tous, trace les lignes-forces de  l’action du Gouvernement, pour atteindre cet objectif. Cependant, il y a un domaine où les attentes et les besoins de nos populations sont grands et, parfois, sources de nombreuses inégalités et d’injustices. Il s’agit bien de la santé. Dans ce domaine, beaucoup a déjà été fait, à l’initiative et à l’impulsion du Président de la République. Afin d’apporter, humblement et modestement, ma contribution, en ma qualité de citoyen et d’élu, j’ai pris l’initiative de créer la Fondation Perspective d’Avenir, qui soutient et parraine ce programme de santé. La vision de cette fondation s’articule autour de trois objectifs:
- Premièrement: recentrer le développement de notre pays sur l’homme et la femme, avec l’éducation et la santé comme priorité. En effet, les hommes sont la première ressource de chaque Nation et l’éducation et la santé sont les principales ressources de chaque homme. J’ai décidé  de parier sur le capital humain et les infrastructures sociales et intellectuelles;
- Deuxièmement: aider les couches sociales les plus défavorisées, en particulier les jeunes, avec des actions ciblées et dont le rendement sera mesurable.
- Troisièmement: Nouer un dialogue ouvert et permanent avec les populations, en faisant d’elles des partenaires actifs de la Fondation, dans le soutien que celle-ci leur apporte, pour mener des actions efficaces et durables. La Fondation prône l’aspect appropriation de ses activités par les populations concernées et la coresponsabilité.
On ne peut pas vouloir améliorer le sort des populations, sans les associer étroitement au processus de cette amélioration.
Animée par cette vision, la Fondation Perspective d’Avenir a déjà posé des jalons visibles, comme la coopération avec l’Université Marien Ngouabi, dans les nouvelles technologies de l’information et, plus récemment, la création de bourses d’études pour les étudiants issus des milieux sociaux les plus défavorisés et démunis de notre pays. Nous voici aujourd’hui à Pointe-Noire, pour lancer les activités de ces hôpitaux mobiles, à travers tout le pays. Ce choix n’est pas fortuit, car la ville océane est réputée pour être la porte du Congo que nous ne faisons que reconnaître et honorer ce statut spécial. Le principe des hôpitaux mobiles est assez simple. Il s’agit d’apporter l’hôpital à ceux qui ne peuvent s’y rendre, en raison de la distance et, parfois, pour cause de moyens insuffisants. Des camions itinérants dotés d’équipements de pointe dans des domaines aussi variés que la chirurgie, la radiologie, l’I.r.m (Imagerie par résonnance magnétique), la stomatologie et l’ophtalmologie s’installeront sur des sites, pour dispenser des soins sur place. En outre, des ambulances seront chargées de transporter les malades sur les sites, quand ces derniers sont situés dans des zones reculées. Des médecins que je tiens à remercier et à féliciter ont été formés à l’utilisation de tous ces équipements. Une carte électronique sera  remise à chaque patient. Elle renfermera ces informations médicales. Je tiens à préciser que cette carte est personnelle et confidentielle. Peut-être que cette carte sera la préfiguration d’une  carte individuelle de santé au Congo. Nos hôpitaux itinérants fonctionneront sur la base de principe directeur que sont la gratuité des soins, la mobilité des médecins et la traçabilité des patients, pour un meilleur suivi médical. Le don de la santé est celui de la vie. Le don de l’éducation est celui des opportunités pour tous. Voici les idéaux qui inspirent et guident le sens de mon action sociale de ce jour et également le sens de mon engagement politique», a-t-il conclu.
Après la série des allocutions, le Président de la Fondation Perspective d’Avenir a procédé à la coupure du ruban symbolique, puis il a effectué une visite guidée des stands, en compagnie des autorités locales.
Avant son départ, il a visité aussi les quatre groupes d’animation, dans une  ambiance euphorique. Il faut dire que cette initiative de santé publique est la première du genre, de par son ampleur, réalisée par une organisation locale. Depuis le lancement, il y a de plus en plus une affluence des malades, dont des personnes du troisième âge, dans les trois sites retenus.

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