Session budgétaire du Conseil départemental et municipal de Pointe-Noire : La société de transport public urbain bientôt en activité, à partir du mois d’avril

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Du 18 au 24 février 2015, il s’est tenu, dans la salle de mariage de l’hôtel de ville de Pointe-Noire, la première session ordinaire dite budgétaire du conseil départemental et municipal de Pointe-Noire. Sous le patronage de Roland Bouiti-Viaudo, président dudit conseil, député-maire de la ville qui avait à ses côtés Victor Foudi et Justin Pierre Makosso, respectivement premier vice-président et deuxième vice-président du conseil départemental et municipal.

Pendant sept jours, les conseillers municipaux ont examiné dix affaires, dont les plus importantes sont: le budget exercice 2015, le programme d’investissement et l’organisation de l’état des lieux de la commune.

Dans son mot d’ouverture, Rolant Bouiti-Viaudo a justifié le contexte dans lequel le budget municipal a été élaboré. «Le budget que le bureau exécutif soumet à l’approbation de notre auguste assemblée a été élaboré dans un contexte national dominé par la chute vertigineuse du prix du baril de pétrole. Cette situation s’est traduite, depuis juillet 2014, par une diminution significative des recettes de l’Etat, une contraction des dépenses de ce dernier et une baisse tendancielle des dotations d’investissement et de fonctionnement aux collectivités locales. En conséquence, il s’agit d’un budget de prudence, même s’il est marqué par une légère hausse, comparativement à celui de l’exercice 2014», a-t-il dit.
Le bureau exécutif du Conseil municipal et départemental justifie la hausse du budget municipal, d’une part, par sa volonté d’accroitre les capacités de recouvrement, en 2015, à la faveur d’une démarche plus volontariste des acteurs intervenant dans la chaîne des recettes. Et, d’autre part, par l’alimentation de la caisse de la recette municipale des impôts et taxes encaissées en 2014. Le processus de rétrocession de ces recettes a été vigoureusement engagé par la direction générale du trésor, depuis le début de cette année.
C’est sur la base de ces flux de recettes que le bureau exécutif entend achever les projets entamés les années antérieures et soumettre à l’attention des conseillers municipaux, les investissements nouveaux tels qu’indiqués dans le projet de programme d’investissement 2015.
On comprend alors que dans le contexte actuel de marasme économique, les élus locaux auraient concocté un plus grand catalogue de projets à réaliser. Mais hélas, confronté à la réalité, le bureau exécutif a été amené à faire des choix dans le strict respect des instructions données par la tutelle, notamment en ce qui concerne l’état des lieux de la commune. «Le but à atteindre est l’élaboration du programme de développement local, lequel, comme nous l’avons convenu de commun accord lors de la session inaugurale, est la poursuite de la modernisation de notre ville. Le projet de budget de l’exercice 2015 en jette les bases. L’équipement de l’ensemble des services en moyens modernes de travail se fera. L’informatisation à grande échelle des services, notamment ceux qui sont générateurs des recettes sera poursuivie. La reprise en main, cette année et ce depuis le mois de février, du service de ramassage des ordures ménagères, après l’arrêt des activités de la société Satarem», a expliqué Roland Bouiti-Viaudo.
La mise en œuvre d’un vaste programme d’assainissement sur toute l’étendue du territoire de la ville était aussi au cœur des préoccupations des conseillers municipaux. A cet effet, il y a eu, en décembre 2014, la signature entre l’Etat congolais et l’A.f.d (Agence française de développement), d’un contrat sur le drainage pluvial, pour un montant de  40 millions d’euros,  soit 26,238 milliards de francs Cfa, en faveur de la commune de Pointe-Noire. Ainsi, l’appel d’offre concernant le recrutement d’un bureau d’études a été lancé par l’A.f.d. De même, en collaboration avec la même agence et la Direction générale des grands travaux, les services municipaux sont à pied d’œuvre pour la finalisation des termes de référence de l’étude de faisabilité et la réflexion sur l’intégration d’une composante gestion des déchets.
Il est à noter que le projet de budget 2015, dont le montant n’a pas été révélé (il est en débat), a prévu les crédits nécessaires pour faire face à l’accroissement sensible des charges de personnel. Cet accroissement résulte de l’application des accords entre le gouvernement et les partenaires sociaux, sur l’augmentation du point d’indice.
Société de transport public urbain: les 50 premiers bus bientôt en circulation

Conformément à leur calendrier de travail et en marge de leurs travaux, les conseillers municipaux se sont rendus au Port autonome de Pointe-Noire, le jeudi 19 février 2015, pour voir les cinquante bus flambant neuf, de marque Ashokleyland, en provenance de l’Inde, et appartenant à la S.t.p.u (Société de transport public urbain) en création. En plus des bus sont, il y a quatre véhicules d’entretien. Ils seront mis en circulation, dans la ville océane, à partir du mois d’avril prochain. 40 autres bus sont attendus, dans les prochains mois, pour compléter le premier lot déjà arrivé à Pointe-Noire.
Après le Port autonome de Pointe-Noire, la délégation des élus locaux a visité le site qui va abriter les ateliers de maintenance et le parking de la S.t.p.u, dans le sixième arrondissement Ngoyo.
D’une superficie de deux hectares, ce site sera doté de tous les matériels nécessaires pour la maintenance de l’ensemble de la flotte.
En visitant ces bus et le site de son garage, les élus locaux et le bureau exécutif du conseil municipal et départemental ont voulu témoigner l’intérêt qu’ils portent à la résolution du problème de transport urbain dans la ville de Pointe-Noire. Une solution au phénomène récurrent de demi-terrains pratiqué par les transporteurs privés.
Signalons que vendredi 20 février 2015, les conseillers se sont rendus dans le district de Tchiamba-Nzassi, rattaché au département de Pointe-Noire,  depuis le 1er juin 2012. Les autorités dudit district ont saisi cette occasion pour présenter leurs difficultés aux élus locaux qui se résument par: la dégradation des voies de communications, l’insuffisance des structures sanitaires des écoles et les enseignants, l’insécurité suite aux incursions répétées des militaires angolais dans les villages situés le long de la frontière, le manque criard de bâtiments et logements administratifs….Ces difficultés empêchent la sédentarisation des agents de l’Etat évoluant dans les services déconcentrés. Roland Bouiti Viaudo a promis apporter tant soi peu les solutions aux problèmes qui préoccupent les populations.
Pour votre gouverne, le district de Tchiamba-nzassi a une superficie de 1089 km2, une population estimée à 14.080 habitants répartis dans vingt villages.
La clôture des travaux de la session budgétaire du conseil départemental et municipal de Pointe-Noire intervient le vendredi 27 février 2015.

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