Point de vue

La fiction d’une réalité: le diplôme à l’université du Nogoc

Note utilisateur:  / 0

(Suite du numéro précédent)

Comme à la faculté de  droit, à la faculté des sciences économiques et à la faculté des lettres, arts et sciences humaines, les études, c’est autre chose que de potasser des leçons qu’on ne comprend pas. Ce sont les étudiants eux-mêmes qui le disent. Ces trois établissements, c’est la Chine populaire. Les amphithéâtres sont des lieux de charivari. «Le bruit c’est la vie;  le silence, c’est la mort», disent les étudiants. Le professeur doit s’armer de patience ou déguerpir sous leurs quolibets. Cette désobligeance est moindre ou rare à la Faculté des lettres, arts et sciences humaines. Certes, mais c’est le terrain de prédilection des associations d’étudiants. C’est là que l’on élabore et peaufine les stratégies de grève. Les grèves, il y en a presque chaque année. Que revendique-t-on? La réponse est toute simple, oui, simple et préoccupante: la bourse, rien que la bourse. Mais l’année dernière, tout le Nogoc a été marqué par un fait singulier. Qu’est-ce à dire?

Lire la suite...

La résolution 1973 du conseil de sécurité de l’Onu sur la Libye et le réveil de la diplomatie et de la politique étrangère de la France

Note utilisateur:  / 0

Enfin, la France rebondit! Elle rebondit, en effet, de manière à la fois inattendue et spectaculaire sur la scène internationale, en prenant l’initiative de l’adoption, par le conseil de sécurité de l’Onu, d’une zone d’exclusion aérienne en Libye, d’une part, et en étant le pays ayant amorcé les frappes aériennes sur les positions militaires du président Mouammar El Kadhafi, d’autre part.

Lire la suite...

Ouesso, cent-vingt ans après: une ville à construire

Note utilisateur:  / 0

5 mars 1891 - 5 mars 2011,  la ville de Ouesso venait de souffler  ses cent-vingt bougies. A cet âge, le moins qu’on puisse dire, c’est que Ouesso est une vieille ville. Cet âge correspond-il à sa croissance, à son développement? Ou alors peut-on dire, comme pour un nourrisson, que la ville de Ouesso accuse un retard de croissance, parce que mal nourrie? Pour la petite histoire, l’administrateur Gaillard, après avoir reçu la mission de remonter la Sangha jusqu’à Bania, fonde, le 5 mars 1891 et à l’endroit choisi par l’explorateur Fourneau, après une sérieuse prospection du site, le poste de Ouesso. Malgré l’explosion démographique et son extension quelque peu anarchique, avec quelques nouveaux immeubles qui dominent la ville, particulièrement l’aérogare et le siège de la B.e.a.c, la ville de Ouesso, capitale économique du Nord, cent-vingt ans après sa naissance, reste un gros village, au sens purement africain du terme.

Lire la suite...

La fiction d’une réalité: le diplôme à l’université du Nogoc

Note utilisateur:  / 0

A l’université du Nogoc, l’on ne peut pas se plaindre de dire ce que l’on pense. Il y a de puissants syndicats d’enseignants et de très puissantes associations d’étudiants. Ces associations sont appelées syndicats par leurs leaders et leurs militants. Or, autant que je m’en souvienne, il n’y a de syndicat que professionnel et, être étudiant, n’est pas du tout un métier. Mais que voulez-vous? Au Nogoc, l’on peut user ses fonds de culotte sur le banc de l’université, comme de faire carrière, sans que cela n’émeuve personne.

Lire la suite...

Quelle place pour la femme africaine dans la modernité politique en Afrique?

Note utilisateur:  / 1

Voila une question qui, à priori, peut paraître provocatrice, mais qui, en réalité, vaut la peine d’être soulevée, surtout dans le contexte de la célébration de la journée internationale de la femme (le 8 mars dernier). En effet, comme nous le savons déjà, l’image traditionnelle de la femme, surtout en Afrique, retranchée jadis à la périphérie de la gestion des affaires publiques, a connu une légère amélioration, ces dernières décennies.

Lire la suite...

Informations supplémentaires