Mise au point de M. Yves Castanou suite à la publication de Patrick Eric Mampouya

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La liberté d’expression est un droit que l’on ne peut refuser à aucun citoyen. Cependant,  cette liberté ne devrait porter atteinte à la vie d’autrui. Le journaliste a le devoir d’informer le public sur des faits avérés, et non utiliser abusivement ceux-ci pour faire passer ses propres idéaux. J’ai été choqué de découvrir certains propos diffusés, la semaine dernière, sur Internet, par Monsieur Patrick Eric Mampouya. Des propos qui, pour l’auteur, se voudraient être élogieux à mon égard, mais qui, au fond, ne font que susciter une polémique dans laquelle je ne me reconnais nullement.
Il importe, d’entrée de jeu, de distinguer et de dissocier le Pasteur que je suis, sur la base de ma foi chrétienne, du Directeur Général de l’Agence de Régulation des Postes et des Communications Electroniques (ARPCE), nommé par Décret présidentiel n°2009-546 du 30 décembre 2009, sur la base de mes compétences techniques.
Dans le cadre de l’exercice de mes fonctions, je m’efforce, tous les jours, à donner le meilleur de moi-même, pour continuer à mériter la confiance que Son Excellence Monsieur Denis Sassou Nguesso, Président de la République, a bien voulu placer en ma modeste personne.
La prise de mes fonctions à la tête de l’ARPCE exprimait, clairement, mon adhésion à la vision du Chef de l’Etat contenu dans «Le Chemin d’Avenir», projet de société sur la base duquel le Peuple Congolais lui a renouvelé sa confiance, en 2009, et qui sert, aujourd’hui, de boussole à toute l’action gouvernementale.
Je refuse que l’on utilise mon nom, ma personnalité et mes compétences, pour faire passer des messages, quels qu’ils soient, au grand public. Je ne pense pas être le seul Congolais à avoir déclaré ses biens à la prise de ses fonctions. Je ne suis pas non plus le seul dirigeant qui fédère autour d’une vision, les intelligences des Congolais de tous horizons.
Le Président de la République en est, lui-même, l’exemple concret dans sa géopolitique active.  
L’ARPCE a, certes, à son actif, des réalisations très encourageantes, obtenues en quelques mois d’existence, mais elle n’est pas la seule administration publique à avoir réalisé de bons résultats. Je peux citer en exemple, les infrastructures que la Délégation Générale des Grands Travaux (DGGT) construit sur l’ensemble du territoire national.
Je voudrais, également, souligner, ici, les efforts louables déployés par le Gouvernement, à travers le Ministère des Finances, du Budget et du Portefeuille Public, dans sa politique d’assainissement des fonds publics. Une opération réussie et saluée par tous, notamment par les organismes internationaux, dont l’action vise à améliorer le cadre de vie des populations et qui a permis, entre autres, au Congo, d’accéder à l’initiative Pays Pauvre Très Endetté (PPTE).
La liste des bonnes performances obtenues par plusieurs administrations et dirigeants est longue et je ne pourrais tous les citer.
Je ne travaille, donc, pas dans mon pays en donneur de leçons. J’ai beaucoup trop de respect pour mes compatriotes et collègues qui font un excellent travail, chacun à son niveau, pour prétendre être le seul choix judicieux que le Président de la République ait fait.
Je crois fondamentalement que chacun de nous a sa partition à jouer, dans ce vaste chantier qu’est le développement du Congo.
En effet, nous sommes tous semblables aux différentes parties du corps humain, qui jouent chacune, un rôle déterminant dans le fonctionnement général de l’organisme.
C’est pourquoi, je reste convaincu que le Congo ne peut se construire qu’avec l’ensemble de ses fils et filles. Ma politique des ressources humaines dans la gestion quotidienne de l’ARPCE reflète, parfaitement, cette conviction.     
Cette politique est basée non seulement sur les compétences ô combien importantes de la diaspora congolaise, mais aussi et surtout, sur le savoir-faire du personnel local qui présente un avantage comparatif indéniable: celui de la maîtrise du terrain. C’est cette synergie qui fait toute la différence et permet d’obtenir de bons résultats.
Je tiens à renouveler, ici, l’expression de ma gratitude à l’ensemble du personnel ARPCE, qui déploie des efforts considérables pour l’atteinte de nos résultats.
Ce que certaines personnes ont voulu faire passer comme «une bataille» entre le Ministère des Finances et l’ARPCE, est une très mauvaise interprétation des faits.
Je n’apprécie nullement que cela soit présenté comme une victoire personnelle de Yves Castanou, à la tête d’une institution qui ne souhaite qu’accomplir ses missions régaliennes.
En effet, l’action du Ministère des Finances dans le contrôle de la gestion judicieuse des fonds par les structures de l’Etat, dont l’ARPCE, est pleinement justifiée, eu égard à la volonté du gouvernement d’améliorer ses performances en matière de gestion financière. Ce que nous devons aussi retenir, et c’est le point sur lequel tout le monde est d’accord, est que l’autonomie financière accordée à l’ARPCE, depuis sa création, est cruciale pour la réalisation de ses différentes missions qui vise à contribuer au développement de l’économie numérique au Congo.
L’ARPCE entretient, autant que possible, des relations cordiales de travail, dans le strict respect de ses missions et prérogatives, avec les différentes structures étatiques et privées de la place, tout autant qu’avec son Ministère de tutelle, que dirige Monsieur Thierry Moungalla, Ministre des Postes, des Télécommunications et des Nouvelles Technologies de la Communication. 

Que Dieu bénisse notre pays, le Congo!

Yves CASTANOU


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