Réunion des pays de l’agence du Nepad en Afrique du Sud : L’intégration africaine passe par la réalisation des grands projets

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Une délégation congolaise, conduite par le ministre d’Etat Isidore Mvouba, ministre des transports et de l’aviation civile, coordonateur du pôle des infrastructures, a participé à une réunion ministérielle tenue à Johannesburg, en Afrique du Sud, le 11 janvier 2011, sous la présidence de la République Sud-Africaine. A la recherche d’un nouveau concept d’intégration africaine et de croissance indispensable au développement de l’Afrique, les ministres des huit pays en charge du développement et de la construction des infrastructures de base se sont réunis, à l’effet de préparer, pour le prochain sommet des chefs d’Etat de l’Union africaine, à Addis-Abeba, en Ethiopie, la feuille de route identifiant des projets précis pour l’émergence économique de chaque sous-région d’Afrique.

L’agence du Nepad, en tant qu’organe technique, oriente, de plus en plus, son action vers la mise en valeur des projets structurants et intégrateurs. Pour une rapide intégration régionale, quatre projets ont été retenus dans les domaines des transports, des techniques de l’information  et de la communication, de l’eau, de l’énergie et  de l’assainissement. «Nous voulons que se concrétisent, le plus vite possible, les actions qui profiteront le mieux possible à nos populations», a déclaré Bruno Jean Richard  Itoua, le ministre congolais de l’énergie et de l’hydraulique, qui faisait partie de la délégation congolaise.

La plate-forme de travail pour la promotion des infrastructures, présidée par l’Afrique du Sud, est composée du Rwanda, du Sénégal, de l’Algérie, du Nigeria, de l’Egypte et du Congo-Brazzaville. Elle a pour mission de s’impliquer dans les activités qui résultent des partenariats stratégiques pour le développement intégral du continent.

«Nous ne voulons plus des déclarations inutiles face aux nombreuses attentes de nos populations qui s’impatientent», a réitéré  le ministre congolais Bruno Itoua  qui, au-delà, voit dans le travail de préparation des dossiers du prochain sommet des chefs d’Etat, la nécessité d’explorer de nouvelles pistes, en vue d’«une nouvelle  et véritable philosophie de développement de l’Afrique». Il s’agit d’une approche qui tienne compte autant de l’aide que de la croissance, comme l’expliquait, déjà,  l’ancien premier ministre britannique Gordon Brown, le 24 juin 2010, à Kampala, lors d’une réunion entre l’Union africaine et l’Union européenne.

La pratique sur le terrain nécessite que les experts et les ministres en charge des infrastructures et de l’intégration, qui se sont réunis à Johannesburg, redéfinissent les projets susceptibles de soulager, au plus tôt, les souffrances des populations africaines. C’est le cas du  projet pont-route-rail entre les deux capitales les plus rapprochées du monde (Kinshasa et Brazzaville) ou celui du réseau électrique de la sous-région Afrique centrale, avec une liaison vers le Nigéria. Ces projets sont reconnus comme prioritaires, pour interconnecter l’Afrique de l’ouest et l’Afrique centrale, par exemple.

Jacques Bouya, ministre délégué aux grands travaux, s’était déjà rendu, le 6 janvier 2011, en visite de travail en Afrique du Sud, où il était porteur d’un message du président Denis Sassou N’Guesso, à son homologue sud-africain Jacob Zuma, afin de préciser la vision congolaise sur l’intégration rapide de l’Afrique, ainsi que la nécessité d’une politique cohérente de développement des infrastructures de base.

L’Afrique est, de ce point de vue, «l’incontournable et  prochain acteur économique  des années à venir après l’Asie». Ses ressources naturelles et humaines constituent des éléments moteurs pour  sa croissance économique.

Grâce à  une bonne élaboration de projets, comme ce fut le cas dans le domaine de la santé, l’Union africaine, par le biais de son organe technique qu’est l’agence du Nepad, pourra bénéficier des aides à la croissance de certains de ses programmes. L’exemple du domaine de la santé maternelle, néonatale et infantile, qui a, déjà, bénéficié d’un appui estimé à 7,3 milliards de dollars américains, rien que pour la période 2010-2015, par les donateurs du G8 et du G20, est édifiant.

 

Driss SENDA