Ministère de la santé et de la population : Georges Moyen à l’heure de la bonne gouvernance et de la lutte contre les antivaleurs

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Georges Moyen, le ministre de la santé et de la population, prône une rupture de méthodes dans l’organisation du travail au sein de son département. Pour lui, son département est à l’heure de la bonne gouvernance et de la lutte contre les antivaleurs. C’est ce qu’on peut retenir de la cérémonie de vœux qui a eu lieu le samedi 23 janvier 2011, dans l’enceinte du Laboratoire nationale, à Brazzaville.

 

En dehors du mot d’usage du directeur de cabinet, Alexandre Aloumba, qui a fait le bilan des activités menées au cours de l’année 2010, la cérémonie de vœux au Ministère de la santé a été surtout marquée par l’allocution engagée du chef de ce département.

En effet, le ministre Georges Moyen a projeté l’avenir en fixant, en termes de perspectives, des axes de son action au titre de l’année 2011. «Qu’il me plaise de rappeler à la mémoire collective que l’année 2010 a été, pour notre département, une année pleine; avec de réels motifs de satisfaction, mais aussi des déconvenues, car le département de la santé a dû faire face à deux catastrophes sanitaires: l’accident ferroviaire de Yanga et l’épidémie du poliovirus sauvage», a-t-il dit.

Toutefois, il a indiqué que la situation sanitaire du Congo est caractérisée par des faibles performances du système national de santé imputables aux faiblesses ou insuffisances organisationnelles et fonctionnelles. En effet, «il n’est pas du tout glorieux de constater que, même lorsque les stratégies sont élaborées, les ressources mobilisées, l’appui technique et ou financier des partenaires obtenu, les activités et tâches prévues ne sont pas réalisées ou le sont de manière inappropriée», observe-t-il.

Au regard de ce constat, le ministre de la santé entend impulser, cette année, plus de dynamisme à tous les niveaux de responsabilité de son département. A ce titre, il s’inspire des recommandations du président de la République qui, dans son discours d’investiture, engageait le département de la santé dans le chemin de la bonne gouvernance et de la lutte contre les antivaleurs. «C’est l’une des conditionnalités du développement sanitaire et de la modernisation du secteur de la santé», a-t-il insisté.

Par contre, toutes ces faiblesses managériales constatées ont amené Georges Moyen à proposer à ses administrés, une ligne de conduite pour le pilotage du Ministère. «Celle-ci, a-t-il dit,  emprunte les chemins de l’organisation du travail basée sur des méthodes d’efficacité prouvée». Parmi ces mesures figurent:

- la planification fondée sur le paradigme de la gestion axée sur les résultats;

- la contractualisation par implication et responsabilisation à titre individuel, des acteurs à tous les niveaux, spécifiquement axée sur l’accomplissement des missions;

- l’évaluation des pratiques professionnelles et la démarche qualité.

A quatre ans de l’échéance 2015 pour l’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement, Georges Moyen pense qu’il faut encore plus de détermination dans la réalisation des interventions nécessaires à l’accélération de l’atteinte des O.m.d dans le domaine de la santé. «Les préalables me semblent être, d’une part, le développement des districts sanitaires et de l’autre, le renforcement de la performance des hôpitaux», a-t-il souligné.

Par ailleurs, le ministre de la santé a estimé que l’atteinte des objectifs du système national de santé sera toujours compromise, tant que les professionnels et en particulier les cadres ne se sentiront pas contraints à l’obligation de résultats. C’est pourquoi, il a décidé de passer à un management axé sur les résultats, associé à une évaluation des performances de chaque entité. «Dorénavant, l’occupation des postes sera liée à l’atteinte des résultats attendus et prédéterminés selon le principe d’un homme, une mission, des moyens», a-t-il dit. La nouvelle année marque, donc, une rupture de méthode dans le département de la santé où l’efficacité des cadres sera évaluée à l’aune des résultats sur le terrain. La redynamisation du système de santé a, réellement, besoin d’une telle méthode. A la fin de l’année, l’évaluation dira si la méthode a vraiment fonctionné.

 

Cyr Armel YABBAT-NGO