Circonscription unique de Boko-Songho (Département de la Bouenza) : Joseph Yedikissa-Dhadié accuse le candidat de la majorité de lui avoir volé sa «victoire»

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Candidat malheureux aux élections législatives, dans la circonscription unique de Boko-Songho, dans le département de la Bouenza, Joseph Yedikissa-Dhadié, actuellement secrétaire national de l’U.pa.d.s, chargé de l’encadrement de la jeunesse, a présenté, samedi 12 janvier, au restaurant-bar «Christ-Roi», au quartier Diata, à Brazzaville, son livret blanc intitulé: «Ma vérité» sur les élections législatives 2012. Dans cet opuscule de 48 pages, il a accusé le camp de la majorité de lui avoir volé «sa victoire», par la fraude. C’est à l’occasion d’une  cérémonie de remerciements aux ressortissants du district de Boko-Songho, à Brazzaville, que Joseph Yedikissa-Dhadié a saisi cette opportunité pour présenter son livret blanc sur le scrutin législatif à Boko-Songho. C’est un opuscule produit par l’O.n.g Age-Cop (Agissons contre la pauvreté), une O.n.g de développement qui a ses assises à Boko-Songho. Après son échec aux législatives, Joseph Yedikissa-Dhadié n’a pas fait comme les autres candidats qui ont introduit des recours à la Cour constitutionnelle. Il a voulu s’exprimer, personnellement, à travers un livret blanc où il décrit ce qu’il a vu et entendu, avant, pendant et après le scrutin. Il décrit ce qu’il appelle «le plan de fraudes» du camp de la majorité et se considère comme victime «d’un complot national».
«Les pratiques inciviques des autorités préfectorales et sous- préfectorales, tout autant que celles des supposés autres représentants de l’Etat dans les bureaux de vote et des chefs de villages, en réalité tous militants actifs du P.c.t-U.r, indiquent, clairement, que le candidat de l’U.pa.d.s a eu à affronter, à la fois, le représentant du pouvoir P.c.t de Brazzaville, candidat de l’U.r, de l’administration publique départementale et locale dont l’intrusion clairement affichée dans la campagne a annihilé le caractère impartial de l’administration, tout autant que l’obligation de réserve de ses autres commis et auxiliaires de l’administration ou chefs de village clairement affichés aux ordres du pouvoir P.c.t-U.r», écrit-il.
Joseph Yedikissa-Dhadié dénonce le fait que sa «victoire a été volée». Dans son opuscule, il accuse les partis de la majorité d’avoir réalisé un «plan de fraudes», depuis la constitution des listes électorales, jusqu’à la proclamation des résultats, en passant par l’organisation du scrutin. Il cite les noms de ceux qui, à ses yeux, ont participé à ce «plan de fraudes». «La corruption des délégués des partis et les membres des bureaux de vote par les présidents des bureaux de vote commis à cette indigne besogne avait été systématisée sans état d’âme», rapporte-t-il et de poursuivre, plus loin: «La distribution de plusieurs cartes d’électeurs du même nom avec des bureaux de vote différents pour créer la confusion et susciter les votes multiples ont été une stratégie malhonnêtement payante au profit du candidat du P.c.t-U.r».
C’est pourquoi le candidat de l’U.pa.d.s a organisé une réception, pour remercier tous ceux qui l’ont soutenu à cette élection. Il le fera aussi à Dolisie et à Pointe-Noire. Mais, qu’est ce qui a motivé l’auteur du livret blanc «Ma vérité» à écrire cet ouvrage?
«J’ai choisi d’écrire ma vérité, parce que j’ai été l’objet d’un complot national; quand les représentants de l’Etat s’impliquent, en s’appuyant sur l’appareil politique qui avait porté le candidat Bounkoulou, face à qui je me suis retrouvé, c’est cette même administration, avec le candidat du pouvoir, qui a quand même aussi une influence sur la Cour constitutionnelle. Donc, j’ai pensé que le vrai tribunal constitutionnel, pour moi, c’est le peuple, et donc je me suis plié à l’analyse et au jugement du peuple. Peut-être pas pour maintenant, mais pour que le peuple, demain, fasse justice, simplement», a-t-il dit à la presse, après la cérémonie de présentation de son opuscule. Dans sa conclusion, il évoque la responsabilité de la Conel (Commission nationale d’organisation des élections). «La Conel, qui n’est toujours pas à la hauteur des attentes des électeurs congolais de plus en plus désillusionnés, découragés par l’organisation toujours chaotique des élections et les fraudes récurrentes qui en découlent, doit être institutionnalisée pour garantir aux Congolais une offre crédible de gouvernance politique», écrit-il.

Anatole BAZEBIDINGA

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