Obsèques de Charles David Ganao : L’ancien premier ministre repose désormais dans sa terre natale de Djambala

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Décédé le 6 juillet 2012, à Paris, en France, à l’âge de 84 ans, Charles David Ganao, ancien diplomate, ancien premier ministre et ancien député de Djambala, a eu droit à l’hommage de la République, le mardi 17 juillet dernier, au palais des congrès, à Brazzaville. Ses obsèques officielles se sont déroulées, en effet, en présence du chef de l’Etat, Denis Sassou Nguesso, et de son épouse, et des corps constitués nationaux.
Dans son oraison funèbre, Henri Lopès, ancien premier ministre et ambassadeur du Congo à Paris, a loué «l’intelligence hors pair». Il a rappelé que Charles David Ganao était une personnalité qui croyait en la vertu du dialogue. Il a beaucoup œuvré pour le rayonnement de la diplomatie congolaise, à travers le monde, et c’est sous lui que le Congo a eu à établir des relations diplomatiques avec la République Populaire de Chine, en 1965. Il a tout donné à son pays et laisse un riche héritage à la postérité. «Les deux seuls instants de convivialité entre les uns et les autres s’imposent sont ceux de la naissance et de la mort. Encore que toutes les morts ne provoquent pas, dans la société, le même écho. Le chagrin suscité par la disparition de la plupart d’entre nous se limite aux cercles de nos familles, de nos proches, de quelques amis. Mais certaines disparitions sont, en revanche, par leurs effets, semblables à la chute des géants, quand la foudre frappe les sommets de la forêt. C’est, l’une des fois, la musique, les oiseaux, toute la faune font, soudain, silence…, Tel a été l’effet produit par l’annonce de la mort de Charles David Ganao. Charles, le vieux Charles, comme nous aimions l’appelé, en signe de vénération et d’affection. Il a suffi du temps éclair pour que, par des vieux textos, par le biais du son grave des cornes de bœuf dans lesquels soufflent des musiciens traditionnels, la sombre nouvelle, venue de Paris, atteigne les plateaux batékés. Les historiens ne pourront pas écrire l’histoire de notre diplomatie, sans accorder un chapitre capital à Charles, à sa pensée, à son action, à son style, à l’homme», a-t-il dit.
Signalons qu’après le Palais des congrès, le cortège funèbre s’est ébranlé en direction de l’aéroport Maya-Maya, pour Djambala (Département des Plateaux) où a eu lieu, le lendemain mercredi 18 juillet, l’inhumation de Charles David Ganao.

Alain Patrick MASSAMBA

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