Elections législatives 2012 : Guy Berchanaud Endouma exhorte les jeunes à plus de responsabilité

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A l’orée des élections législatives du 15 juillet 2012, Guy Berchanaud Endouma, président de l’Association Lisungi, adresse une déclaration à l’endroit de la jeunesse congolaise, espoir et avenir de demain, afin qu’elle prenne conscience de ses responsabilités. Après avoir stigmatisé l’ignorance de certains jeunes et leur nostalgie à la culture du désordre, Guy Berchanaud Endouma les en appelle à une prise de conscience de leur responsabilité. Nous publions ci-après, l’intégralité de cette déclaration. 

Déclaration de Guy Berchanaud Endouma

La jeunesse congolaise, en proie aux manipulations des politiques, est souvent  instrumentée et instrumentalisée à souhait par les candidats aux leviers des commandes du pays. Au seuil des élections législatives dont cette catégorie sociale s’avère le creuset des campagnes, tout laisse à craindre que l’ignorance de certains jeunes non sevrés de la culture du désordre, entache des échéances dans nos quartiers devenus cibles des bières pour s’arracher des voix: d’où la conscientisation positive des jeunes se révèle être le cheval de bataille de tout patriote au terme d’implication et de responsabilité.
Chers jeunes, nous sommes l’espoir de demain. Eu égard à la dimension de notre responsabilité collective, nous devons nous déconnecter de l’ignorance qui caractérise le manque de connaissance de la République. Les relents du désordre, dans tous les sens, sont perceptibles, encore ancrés en nous. J’en appelle à vous, chers jeunes, de vous abreuver à la conscience politique porteuse d’espoir et de progrès. Il est, donc, souhaitable que chacun de nous puisse apporter sa modeste contribution au processus de paix déjà enclenchée dans le pays.
Cette déclaration vise, donc, à transformer notre jeunesse dépravée, par des pratiques non citoyennes, car il serait incongru, pour nous, jeunesse montante, que la médiocrité triomphe sur l’excellence et la connaissance de l’instruction civique. Croyez-moi, chers jeunes, que toutes nos actions ont des répercussions dans le futur. Notre prise de conscience citoyenne peut intervenir dans la mesure où nous nous rendons parfaitement compte que c’est notre propre avenir qui peut être compromis.
Nous, espoir de demain, nous avons perdu les repères, à cause du déficit à l’instruction civique. Combien d’entre nous maîtrisent notre hymne national? Combien ici, respectent les biens publics, le drapeau national; les institutions de la République?
Chers jeunes! Nous sommes au seuil des élections législatives du 15 juillet prochain. La nature des élus de demain  dépend de nos choix, car,  à l’épicentre de ce marché électoral où l’offre et la demande s’équilibrent en termes d’argent, nous sommes la principale cible. L’argent étant le talon d’Achille des temps présents, le troc de nos voix avec des coupures de mille et deux mille francs a déjà commencé dans les officines, dans des pré-campagnes larvées. Encore une fois, j’en appelle à la jeunesse congolaise de réfléchir, avant de choisir tel ou tel candidat, de comprendre que le député doit être secrété parmi les meilleurs qui iront au parlement et non ceux qui s’évertuent au jeu mesquin des promesses fébrifuges qui font rêver.
Le Congo, écartelé entre un passé peu glorieux et un présent quoique lumineux, a un avenir à inventer. Pour ce faire, la rectitude de nos comportements et la prise de conscience des valeurs républicaines se révèlent être une nécessité impérieuse. Ne  nous perdons  pas en sophisme, le péril est en la demeure.
Le phénomène «Kuluna» ou le gangstérisme barbare le plus primitif importé d’un pays voisin est déjà dans nos murs. La contagion est réelle, si notre jeunesse s’écarte de l’instruction civique. Notre prise de conscience est indispensable, car c’est notre avenir et celui du Congo tout entier qui peut être compromis.
A l’endroit des jeunes, je vous exhorte, tous, d’aller voter le 15 juillet prochain, car voter est un acte de haute portée patriotique. Je ne saurai terminer cette importante déclaration, sans stigmatiser la délinquance sénile de certains de nos politiques véreux qui ont toujours instrumenté notre jeunesse déjà désabusée par des affres récurrentes.

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