Assemblée nationale : Gilbert Ondongo a présenté le projet de budget rectificatif de l’Etat exercice 2012

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Le ministre de l’économie, des finances et du portefeuille public, Gilbert Ondongo, a présenté, vendredi 6 mars 2012, à l’assemblée nationale, la loi de finances rectificative pour couvrir toutes les charges engendrées par le sinistre du 4 mars dernier, d’assurer la continuité du fonctionnement et d’équipement de l’Etat, d’honorer les engagements de l’Etat vis-à-vis de l’extérieur ainsi que de poursuivre les efforts d’industrialisation et de modernisation du Congo, en cette année 2012. Ce budget rectifié est arrêté, en recettes et en dépenses, à la somme de 3.935 milliards 653 millions de francs Cfa, en recettes et à 3.265 milliards de francs Cfa en dépenses. L’excédent budgétaire prévisionnel est de 670 milliards de francs Cfa contre 1000 milliards de francs Cfa da ns le budget initial. Cette séance plénière spéciale de l’assemblée nationale a été présidée par Justin Koumba, président de ladite chambre du parlement, en présence des membres du gouvernement.

Selon le ministre Gilbert Ondongo, le budget rectificatif de l’Etat exercice 2012 est élaboré dans un contexte marqué sur le plan international par la reprise de l’économie mondiale. «Le Congo devrait tirer profit de la bonne tenue des prix du pétrole brut pour préserver un rythme de croissance supérieur à 5%. Et, si notre pays parvient rapidement à développer son offre de biens et services, en particulier l’offre des matériaux de construction, il connaîtra, en cette année 2012, une croissance économique encore plus forte, accompagnée de la création de nombreux emplois», a-t-il dit.
Le budget de l’Etat rectifié, exercice 2012, tel que présenté est arrêté, en recettes et en dépenses, à la somme de 3.935 milliards 653 millions de francs Cfa, en recettes et à 3.265 milliards de francs Cfa en dépenses. Ainsi, trois catégories de recettes sont en augmentation par rapport aux prévisions de la loi de finances initiale de 2012. Il s’agit des recettes pétrolières, des emprunts et des dons.
S’agissant des recettes pétrolières, les hypothèses de base sont ainsi révisées: production nationale: 102 millions 728.000 barils contre 105.250.000 de barils. Le prix du baril du brut congolais est fixé à 105 dollars américains contre 95. «Il est a noté que le prix du baril du brent est aujourd’hui autour de 125 dollar américain. Et, le prix moyen du baril de brent en 2012 est projeté par le F.m.i à 115 dollar américain. Le taux moyen de change du dollar retenu pour 2012 est de 1 dollar pour 480 francs Cfa contre 460 francs Cfa dans la loi de finances initiales. Les recettes pétrolières ajustées en 2012 seront donc de 2.608 milliards de francs Cfa contre 2.407 milliards de francs Cfa, dans la loi de finances initiale, soit un gain d’un peu plus de 200 milliards de francs Cfa sur l’ensemble de l’année», a précisé Gilbert Ondongo.
Concernant les dons, le ministre de finances a rappelé aux députés que le gouvernement avait arrêté en conseil du 8 mars dernier, le principe de la création du fonds pour la reconstruction des quartiers sinistrés. «Le gouvernement estime que les résidents, principalement les grandes entreprises, pourraient apporter 10 milliards de francs Cfa. L’apport des non-résidents se monterait à 50 milliards de francs Cfa. Les emprunts verront leur niveau relevé, parce que l’on augmentera de 20 milliards de francs Cfa, l’enveloppe des décaissements du prêt chinois, résultant de l’accord de partenariat stratégique liant la République Populaire de Chine à notre pays. Les emprunts passeront ainsi de 464 milliards de francs Cfa dans la loi de finances initiales à 484 milliards de francs Cfa».
Par ailleurs, Gilbert Ondongo a fait savoir que les dépenses de fonctionnement et d’investissement inscrites dans la loi de finances initiales sont toutes maintenues  telles qu’elles ont été adoptées par les députés, soit 1009 milliards 575 millions de francs pour le fonctionnement et 1445 milliards de francs Cfa pour l’investissement. A ces dépenses, s’ajoutent celles liées à la tragédie du 4 mars 2012 qui sont évaluées comme suit, en fonctionnement: «gestion des sites d’accueil des sinistrés: 1 milliard de francs Cfa (crédits évaluatifs); prise en charge des familles sinistrées dans différents sites à Brazzaville: 5 milliards de francs Cfa (crédits évaluatifs); indemnisation des familles victimes de la tragédie: 25 milliards de francs Cfa (crédits évaluatifs); activités de dépollution des quartiers sinistrés: 2 milliards de francs Cfa (crédits évaluatifs); allocations de soutien aux familles sinistrés: 60 milliards de francs Cfa (crédits évaluatifs); forfait alloué aux familles ayant perdu un ou plusieurs de leurs membres: 500 millions de Cfa; frais d’inhumation des personnes décédées dans la tragédie: 1,5 milliards de francs; forfait pour le transport des élèves en classe d’examen dont les établissements sont détruits: 120 millions de francs Cfa», a-t-il indiqué.
«En matière d’investissement, d’aménagement et d’équipement de la cité de Kintélé et de construction des premiers logements: 50 milliards de francs Cfa; réaménagement et rééquipement des quartiers sinistrés (premier et deuxième périmètre des explosions): 50 milliards de francs Cfa; reconstruction des premiers logements dans le premier et deuxième périmètres: 50 milliards de francs Cfa; reconstruction, extension et équipement de l’hôpital de base de Talangaï: 6 milliards de francs Cfa; reconstruction et équipement des écoles, collèges et lycées détruits: 10 milliards de francs Cfa; construction et équipement de nouveaux bâtiments scolaires: 3,5 milliards de francs Cfa; construction et équipement des bâtiments scolaires provisoires: 775 millions de francs Cfa; réhabilitation des salles de classes à Brazzaville: 145 millions de francs Cfa; reconstruction des capacités opérationnelle de la force publique: 50 milliards de francs Cfa; construction des nouvelles casernes militaire: 35 milliards de francs Cfa; réaménagement des casernes existants: 1,5 milliards de francs Cfa; réhabilitation des maisons d’habitation situées dans le troisième périmètre: 30 milliards de francs Cfa; achèvement de la construction des logements sociaux à Brazzaville: 20 milliards de francs Cfa».
En clair, les dépenses de fonctionnement s’élèvent à 1.102 milliards et 696 millions de francs Cfa contre 1009 milliards de francs Cfa dans la loi de finances, soit une augmentation d’un peu moins de 10%. Par contre, les dépenses d’investissement montent à 1.961 milliards et 772 millions de francs Cfa, soit plus de 500 milliards de francs Cfa supplémentaires affectés à l’investissement qui sera financé à 65% par les ressources propres de l’Etat. «L’ensemble des dépenses soustrait de l’ensemble des recettes laisse apparaître un excédent budgétaire prévisionnel de 670 milliards de francs Cfa contre 1000 milliards de francs Cfa», a dit Gilbert Ondongo.
De même, il à fait savoir que ce projet de loi de finances rectificatif préconise la création, en tant que comptes spéciaux du trésor, de deux fonds, à savoir: le fonds pour la reconstruction des quartiers sinistrés de Brazzaville et le fonds d’indemnisation des victimes.


Cyr Armel YABBAT-NGO

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