Sénégal : Le nouveau président élu, Macky Sall, a pris ses fonctions

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Le nouveau président du Sénégal, Macky Sali, a prêté serment, lundi 2 avril 2012, à Dakar, en présence de nombreux chefs d’Etat et de gouvernements. Le président congolais Denis Sassou Nguesso y était représenté par le ministre des affaires étrangères et de la coopération, Basile Ikouebé, et par son conseiller spécial, secrétaire général du conseil national de sécurité, le contre-amiral Jean-Dominique Okemba.

C’est dans la sobriété que s’est déroulée la cérémonie d’entrée en fonction  du nouveau président sénégalais. En 2000, le président Abdoulaye Wade avait réservé 65 mille places au stade Léopold Sédar Senghor de Dakar, pour sa cérémonie de prestation de serment. Cette année, le président Macky Sall s’est contenté d’une tente de deux mille places. Ce qui se présente, aux yeux de nombreux observateurs, comme les premiers signaux forts de sa mandature. Aux premières loges du chapiteau,
outre les cinq membres du conseil constitutionnel, une dizaine de chefs d’Etat du continent: Thomas Boni Yayi du Bénin et président en exercice de l’Union africaine; Blaise Compaoré du Burkina Faso;
Alasane Ouattara de Côte d’Ivoire, Yaya Jameh de la Gambie, Elen Johnson Serlaef du Libéria, Théodoro Obiang Nguema de la Guinnée Equatoriale, Jean Ping, président de la commission de l’Union africaine, Alain Jupé, ministre français des affaires étrangères, représentant le président Nicolas
Sarkozy et, bien sûr, le ministre congolais des affaires étrangères, Basile Ikouébé et le contre-amiral Jean Dominique Okemba. Après la lecture de l’acte portant investiture du nouveau président de la République, Cheikh Tidiane Diakhaté, président du conseil constitutionnel, a, dans son allocution, appelé
les Sénégalais à épouser la voie de la construction de la nation. Ce, malgré quelques projets réalisés par le gouvernement sortant et qui n’ont pas comblé les attentes du peuple. Des impératifs se présentent au nouveau président, à travers la symbolique de la volonté et de l’espoir. «II y a tellement d’urgences
qu’on a l’impression que tout est à refaire», a-t-il souligné. 11h55, Macky Sall prête serment et il est installé dans son fauteuil de président de la République du Sénégal. A l’instant, il devient le 4ème président de l’histoire politique de son pays et le premier chef d’Etat du Sénégal né après les indépendances. Le deuxième acte de cette journée particulière du 2 avril, au Sénégal, est la pathétique passation de pouvoir entre les présidents sortant et entrant, au palais de la République.
Le président Wade, qui a remis les clefs du palais à son jeune successeur, les paumes ouvertes, a prié pour lui sur le parvis du palais. Après douze années de présidence, debout dans une voiture décapotable et porté par ses partisans, Me Wade, désormais avocat consultant, a quitté le sommet de l’Etat sénégalais. Macky Sall qui tient, désormais, les rênes de l’Etat, a reçu, à l’instant, des mains du grand chancelier des ordres nationaux, la décoration de l’ordre national du lion, la plus haute des distinctions sénégalaises, la cocarde et le collier jaune-vif, des attributs de l’Etat. Le clou de cette journée qui sera, désormais, inscrite dans les annales de l’histoire politique du Sénégal, a été le grand
concert donné dans la soirée, à la place de l’obélisque de Dakar, par Youssou Ndour. En marge des cérémonies de prestation de serment et de passation de pouvoir à Dakar, les deux émissaires du président Denis Sassou Nguesso au Sénégal ont reçu l’ancien premier ministre, Moustapha Niasse,
autour d’un déjeuner, dans un café situé à proximité de la présidence de la République sénégalaise. Dans leurs échanges, ils ont évoqué l’excellence des relations d’amitié et de coopération qui existent entre Brazzaville et Dakar. Mais, surtout, le rôle joué par le président Denis Sassou Nguesso sur la scène politique africaine et mondiale. Dans la soirée, le nouveau chef de l’Etat sénégalais, qui s’est installé le même jour dans le palais présidentiel, a reçu en audience Jean Dominique Okemba, porteur d’un message écrit du chef de l’Etat congolais à son homologue sénégalais.

Roger ESSOULI.

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