35ème anniversaire de la mort du président Marien Ngouabi : Le P.c.t a placé l’événement sous le signe du recueillement et de la méditation

  • Imprimer
Note utilisateur:  / 0
MauvaisTrès bien 

18 mars 1977-18 mars 2012, il y a, exactement, 35 ans que disparaissait, assassiné, le président Marien Ngouabi, président de la République, président-fondateur du P.c.t (Parti congolais du travail), parti unique au pouvoir, à l’époque. Cet anniversaire qui a été placé sous le signe de la méditation par le P.c.t, a donné lieu à une cérémonie de recueillement, dimanche 18 mars dernier, au Mausolée Marien Ngouabi, à Brazzaville. A cette occasion, le secrétaire général du P.c.t, Pierre Ngolo, a déposé une gerbe de fleurs sur la tombe de l’illustre disparu, en présence des membres du secrétariat permanent, de la commission de contrôle et d’évaluation, des membres d’honneur et des membres de fédération P.c.t de Brazzaville, ainsi que les parents et des amis du défunt président.
Né le 31 décembre 1938, à Ombelé, dans le département de la Cuvette, Marien Ngouabi est officier supérieur de l’armée congolaise, lorsqu’il est porté à la tête de l’Etat, le 31 décembre 1968, devenant ainsi le troisième président du Congo, à l’âge de 30 ans. Le 31 décembre 1969, l’acte constitutif du P.c.t (Parti congolais du travail), parti unique au pouvoir, est adopté. Le nouveau parti se définit comme un parti d’avant-garde d’idéologie marxiste-léniniste. Mais, les contradictions en son sein culminent à la tentative de coup d’Etat de février 1972. C’est dans un contexte de crise politique et de tension que le président Marien Ngouabi est assassiné, le 18 mars 1977. Depuis, le P.c.t commémore la date de sa mort.
L’arrivée, au mausolée, de la famille, conduite par Dominique Ngouabi, a suscité une vive émotion. Et pour cause, le  fils ressemble tellement à son géniteur. Nombreux sont ceux qui n’ont pu retenir leurs larmes. Il n’y a pas eu de discours à cette cérémonie. Mais, à la fin, certains responsables du P.c.t ont bien voulu exprimer leurs sentiments.
- Pierre Ngolo, secrétaire général du P.c.t:
«La cérémonie de cet après-midi est placée sous le signe de la méditation, la grande méditation. Il s’agit de méditer pour se remémorer les idées de Marien Ngouabi, de sorte à revigorer notre action. Il s’agit de méditer aussi pour avoir en mémoire les Congolais qui viennent d’être arrachés à la vie, par la douloureuse épreuve que nous avons vécue le 4 mars 2012. Pour toutes ces raisons, les Congolais doivent méditer, pour toutes ces raisons, les Congolais doivent se lever dans la solidarité. Créer les conditions de construction de la nation congolaise et de construction du pays. Je crois qu’on veut rebondir, il est des situations fâcheuses qui veulent bloquer le processus de développement. Nous devons, tous, nous lever, pour que nous ayons en mains notre destin et que nous créions les conditions d’un véritable décollage du Congo».
- Emile Aurélien Bongouandé, membre du comité central du P.c.t:
«J’ai travaillé, directement, avec le président Marien Ngouabi. J’ai été son directeur de cabinet, avec rang et prérogative de ministre, pendant quelques temps, avant de devenir secrétaire du comité central, chargé de l’organisation du parti et de l’administration du parti. 35 ans après, je garde toujours un bon souvenir du président Marien Ngouabi, qui reste, pour moi, un exemple d’humilité, de courage, de travail et du travail bien fait».
- Michel Ngakala, secrétaire permanent du P.c.t, chargé de l’organisation:
«Si on devrait parler de la vie du camarade Marien Ngouabi, président de notre comité central et président de la République de notre pays, je vous dis que nous sommes là, chaque 18 mars, pour qu’ensemble, nous puissions avoir de la pensée, avoir de la méditation et avoir, également, le sentiment de ce que la vie des hommes ne peut pas être entrainée par leur mort. Elle reste avec ceux qui sont sur terre et ceux qui sont sur terre, lorsqu’ils sont des gens constants, des gens fidèles, gens attachés aux valeurs réelles que ces hommes ont défendu. Raison pour laquelle, la journée du 18 mars, nous rappelle cet homme, le camarade Marien Ngouabi était un homme de conviction, attaché à son peuple, attaché à son parti, qui avait le sentiment que le Congo s’installe dans la sous-région comme un pays qu’on devait réellement respecter, comme un pays qui pourra apporter aux autres sa contribution pour l’émancipation des pays africains».

Pascal-Azad DOKO