Sécurisation des sites des sinistrés du drame de Mpila : La gendarmerie a commencé à mettre de l’ordre dans la gestion des sites

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Le gouvernement a procédé, jeudi 15 mars 2012, à la nomination du général de brigade Paul Victor Moigny, commandant en second et chef d’Etat-major de la gendarmerie nationale, à la tête de la cellule de gestion des différents sites des sinistrés du drame de Mpila, à Brazzaville. Le général Moigny a déjà pris les choses en main, afin de mettre fin, le plus rapidement possible, au désordre constaté depuis l’ouverture de ces sites.
Selon le général Moigny, de nouvelles dispositions ont été prises sur l’organisation des sites des sinistrés. «Dans cette mission, il s’agit d’assurer la sécurité des sites, la sécurité des convois humanitaires, ainsi que leur protection, de veiller à tous les problèmes que peuvent poser les sinistrés, de les remonter à la tutelle, notamment au Ministère de l’action humanitaire, afin d’en trouver, rapidement, les solutions», a-t-il dit.
Aussitôt après sa nomination, le général Moigny a mis en place l’organigramme de l’équipe des gendarmes chargée de la gestion des sites. «Dès le lendemain de ma nomination, j’ai organisé mon équipe. Nous avons commencé la visite des sites. Samedi et dimanche, nous avons visité tous les sites», a-t-il confié.
Au cours de cette visite, le général Moigny et son équipe ont pris la mesure des problèmes auxquels les sinistrés sont confrontés dans leurs sites respectifs. «On peut dire que, d’une certaine manière, il y a, déjà, une certaine méthodologie qui est en train de prendre progressivement corps, prendre en charge l’accompagnement des vivres, parce qu’il y a eu pas mal de choses… En route, il y a des vivres et des effets qui disparaissaient. Donc, les gendarmes que l’on voit dans les sites, en tenue, sont des gendarmes de la sécurité. Ils sont porteurs de bâtons de sécurité. Ils ne sont pas porteurs d’armes, pour qu’on n’assiste plus à ces cas où, dans la nuit, la nourriture est distribuée à 2h du matin et pendant ce temps, il y a des voyous qui arrivent du quartier, non enregistrés au site, qui viennent se servir et puis, disparaissent avec la nourriture. Ces choses-là, maintenant, on ne les vit plus», a-t-il expliqué.
Il faut dire que le gouvernement a pris d’autres dispositions pour les sinistrés accueillis dans des familles. «Tous ceux qui sont des sinistrés, mais qui ne vivent pas dans les sites, ils ne viennent plus, désormais, dans les sites, pour s’approvisionner. Ils vont à leurs mairies. Ceux qui s’approvisionnent sur les sites sont, uniquement, ceux qui vivent sur le site», a souligné le général Moigny.
De même, un système de contrôle a été mis en place. «Auparavant, on prenait les gens comme ils venaient. Maintenant que nous sommes en train de mettre en place un système de contrôle, ça va être subordonné à un contrôle, pour qu’on se rende compte si la personne est réellement sinistrée, parce qu’on ne va pas aller ajouter aux faux sinistrés d’autres faux sinistrés. Nous allons faire un contrôle, nous allons vérifier, pour nous rendre compte qu’effectivement, cette personne est réellement sinistrée. Et si cela est vrai, alors, à ce moment-là, on est obligé de la prendre, on ne va pas laisser les autres dehors», a-t-il précisé.

Alain Patrick MASSAMBA