Geremip (Groupe d’études et de recherche en management de l’initiative privée) : Fabrice Mbama ouvre le chemin du travail aux jeunes de Sibiti

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Après un long séjour à l’étranger, le coordonnateur national du Geremip (Groupe d’études et de  recherche en management de l’initiative privée) vient de regagner sa terre natale, le Congo. Un retour pas comme les autres, car, aussitôt après son retour, Fabrice Mbama a lancé une série d’actions à Sibiti (département de la Lékoumou) qui sortent de l’ordinaire. Il s’agit, entre autres, de la formation qualifiante assurée aux jeunes, pour permettre leur insertion dans la vie active.

Le mois de décembre finissant aura été, sans nul  doute, celui des jeunes de la  sous-préfecture de  Sibiti. Ils sont, au total, 400 jeunes déscolarisés et  désœuvrés qui ont commencé à recevoir une formation qualifiante. Chacun dans son domaine de prédilection. Ceux qui ont choisi la formation en conduite  automobile ont, à leur disposition, deux voitures spécialisées acquis sur fonds propres et des encadreurs pris en charge par l’association que dirige Fabrice Mbama, pour leur formation à la conduite.
Pour les jeunes filles, un contrat de plus de huit millions de francs Cfa a été  signé entre Geremip et les Etablissements Techno-Resto basés à Pointe-Noire, en  vue de la formation aux métiers de l’hôtellerie. Ainsi, les apprenantes vont  bénéficier d’un   voyage   de formation à Pointe-Noire, aux frais de  l’Association Geremip. De même que leurs collègues qui ont préféré la  coupe couture.
D’autres encore ont choisi d’apprendre les métiers de soudure et de mécanique automobile. Là aussi, l’Association Geremip a pris toutes les dispositions pour que cette formation ne souffre d’aucune entorse. Le Groupe d’études et  de recherche en management de l’initiative privée entend, dans les prochains jours, installer un cyber-café à Sibiti. Question non seulement de connecter la localité, mais aussi et surtout, de former les jeunes et les adultes aux métiers de l’informatique. Le monde étant devenu un village planétaire, Fabrice Mbama, qui est l’un des pionniers de l’aréopage des intellectuels du coin qui pensent développement tous azimuts de la Lékoumou, a mis son intelligence au service de la cause.
Au regard de la grande activité économique liée à l’exploitation du gisement de fer qui se développe à Zanaga, Fabrice Mbama prévoit la formation des jeunes dans ces métiers, afin qu’ils soient utiles à la société M.p.d qui œuvre dans ce domaine, dans le développement de la Lékoumou.
L’imagination, l’initiative, la lutte contre le désœuvrement et l’oisiveté, c’est le cheval de bataille de Geremip et de son coordonnateur national. Après avoir lancé ces activités à Sibiti, Fabrice Mbama s’est adressé aux jeunes des sept quartiers et villages de la sous-préfecture. La rencontre a eu lieu à la case du peuple. Une façon, pour lui, de conscientiser cette jeunesse et de la mettre devant les défis de demain. Les échos qui nous parviennent sont que la formation se déroule sans heurt et que l’initiateur aurait, désormais, un second patronyme: «Moranzambé» ou l’envoyé de Dieu, pour sauver la couche juvénile de Sibiti, en particulier, et de la Lékoumou, en général.
L’action menée par le coordonnateur national du Geremip a rencontré l’assentiment de la population qui s’est mobilisée, malgré le fait que dame pluie s’est invitée à la manifestation, pour apporter sa bénédiction. En outre, les rites traditionnels des sages de Sibiti ont ajouté du tonus aux efforts combien louables du jeune cadre.
Il sied, tout de même, de signaler que l’imagination fructueuse de Fabrice Mbama est partie de ses recherches menées sur le terrain. Ces recherches ont révélé que les grandes sociétés qui opèrent dans la Lékoumou importent la main d’œuvre qualifiée. D’où son engagement à assurer la formation des jeunes, tout en prenant sur lui, le coût de la formation.
Dans la délégation qui l’a accompagné à Sibiti, on pouvait remarquer la présence de la patronne du complexe hôtelier Azur et celle du maire de la ville de Dolisie. Une façon de dire que Fabrice Mbama a pris la dimension de la mission et l’immensité de la tâche qui l’attend.
Au delà de tout, c’est à la jeunesse de saisir cette opportunité, elle qui doit prendre son destin en mains. Que ces initiatives combien louables servent d’exemple à d’autres Congolais.

Joël ELO
(Journaliste à Radio-Congo)

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