C.s.l.c (Conseil supérieur de la liberté de communication) : Deux journaux frappés de mesures de suspension et un d’un avertissement

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Le C.s.l.c (Conseil supérieur de la liberté de communication) a pris d’importantes délibérations contre trois journaux de la presse nationale. Ces délibérations ont été rendues publiques devant la presse, mardi 13 décembre 2011, au palais des congrès, à Brazzaville, par la secrétaire comptable, Marie Jeanne Kouloumbou, en présence des membres du C.s.l.c, sous l’autorité de son président, Jacques Banangandzala. Aux termes des délibérations du C.s.l.c, le journal «Amicale» a été suspendu de publication, sous toutes ses formes, pour une durée de six mois allant du 14 décembre 2011 au 14 juin 2012. Ce journal a été frappé à cause de deux articles intitulés: «L’unité du Sud» et «La saga du clan Sassou Nguesso au Congo-Brazzaville». Le C.s.l.c, après analyse, a considéré que «le contenu de l’article «l’unité du Sud» constitue, sur le fond, une manipulation de l’opinion, une incitation à la haine et à la division par voie de presse, de même qu’il est une menace à la paix, à la cohésion et à l’unité nationales». Le journal a été déclaré coupable:
- d’incitation à la division et à la haine tribale et ethnique;
- d’atteinte à la paix, à la cohésion et à l’unité nationales;
- de violation des normes légales, règlementaires, professionnelles, éthiques et déontologiques qui régissent l’exercice de la profession de journaliste.
Le journal «la Voix du Peuple» est, pour sa part, suspendu de publication, sous toutes ses formes aussi, pour trois mois, du 14 décembre 2011 au 14 mars 2012 inclus. Il est fait à ce journal le reproche d’avoir publié un article intitulé: «Les Mbochis au Congo-Brazzaville, le tribalisme et la République» qui, pour le C.s.l.c, «constitue, sur le fond, un appel à la révolte, une manipulation de l’opinion, une incitation à la haine tribale et ethnique, ainsi qu’à la division par voie de presse. Ce qui est une menace à la paix, à la cohésion et à l’unité nationale».
Le deuxième article en question est intitulé: «Un portrait craché, dissimulé et rejeté: Jean Dominique Okemba tarde de reconnaître son premier fils, Marcellin Kondé Okemba». Pour le C.s.l.c, cet article est «constitutif d’atteinte à la vie privée du citoyen et de diffamation».
«Les Dépêches de Brazzaville»,  le seul quotidien d’informations générales paraissant au Congo s’est vu infliger un avertissement, pour la «publication illégale du droit de réponse de Monsieur Jean Dominique Okemba et sur l’article intitulé: «Un homme de Dieu écroué à Ouenzé, pour violences sexuelles sur mineure».
Le directeur général de Radio-Congo a eu «l’obligation de s’abstenir, dorénavant, de toute directive de nature à ne pas garantir le traitement d’une information pluraliste, objective, responsable et républicaine».

Cyr Armel YABBAT-NGO