Comité de suivi de la convention pour la paix et la reconstruction du Congo : Faire que les élections de 2012 se déroulent dans la paix et la liberté, à l’image des sénatoriales

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Le comité de suivi de la convention pour la paix et la reconstruction du Congo a tenu, du 19 au 20 octobre 2011, au palais des congrès, à Brazzaville, sa première session ordinaire, couplée à la commémoration du 10ème anniversaire de sa création. La cérémonie d’ouverture était placée sous le patronage de Firmin Ayessa, ministre d’Etat, directeur de cabinet du chef de l’Etat, président dudit comité, en présence de Jean-Baptiste Ondaye, secrétaire général de la présidence de la République, et d’Emile Aurélien Bongouandé, commissaire aux libertés publiques, assurant l’intérim du commissaire général.

Firmin Ayessa a saisi cette occasion pour appeler le comité de suivi à s’investir pour faire en sorte que les élections de 2012 se déroulent «dans la paix et la liberté, à l’image des récentes sénatoriales».
La cérémonie d’ouverture de la session du comité de suivi de la convention pour la paix et la reconstruction du Congo a connu une ambiance particulière, avec la présence du secrétaire général du gouvernement, du chef de la maison militaire du président de la République, du haut-commissaire à la réinsertion des ex-combattants, des conseillers du chef de l’Etat, du député-maire de Brazzaville, des personnalités et représentants de la société civile et des partis politiques toutes tendances confondues. Sans doute, la célébration du dixième anniversaire l’a revêtu d’un cachet particulier.
Les travaux de cette session, quant à eux, ont été marqués par un débat franc et fructueux. Les membres du comité de suivi ont adopté le compte-rendu et le répertoire des résolutions et recommandations de leur dernière session ordinaire, tout comme leur programme d’activités pour 2012, année où sera organisée une conférence sur le bilan et les perspectives du processus de pacification du Congo. Ils ont fait le constat que le projet de loi relatif à la convention pour la paix et la reconstruction du Congo se trouve sur la table du gouvernement.
S’agissant de la conjoncture nationale, le comité de suivi a retenu qu’elle est marquée par des exigences populaires contre les anti-valeurs et le banditisme résiduel, ainsi que par l’impunité. Au plan international, on constate la multiplicité et l’acuité des crises. Ainsi, tirant les leçons de cette conjoncture, les membres du comité de suivi, devant l’impatience des populations, suggèrent au gouvernement de prendre les mesures qui s’imposent notamment les textes d’application, afin d’éviter toute situation susceptible de remettre en cause les efforts de réconciliation nationale. Ils ont noté avec satisfaction que la journée de la réconciliation nationale célébrée le 10 juin 2011 à Ewo, était une réussite. C’est pourquoi ils ont suggéré que cette première expérience soit capitalisée, pour plus d’efficience en 2012, à Kinkala.
Enfin, les membres du comité de suivi se sont félicités de la bonne organisation et du bon déroulement des élections sénatoriales partielles du 9 octobre 2011. Ils ont réaffirmé leur engagement à contribuer à la réussite du scrutin législatif de 2012.
Signalons qu’à l’ouverture de la session, le commissaire général par intérim a fait le bilan des dix ans d’activités du comité de suivi, essentiellement axé sur les questions de paix.  Des dispositions nécessaires sont prises, pour la mise en œuvre du volet «Reconstruction du Congo» conformément aux directives de son président.
Dans son allocution d’ouverture, Firmin Ayessa a exhorté les acteurs politiques et de la société civile, les membres des différentes institutions constitutionnelles et du comité de suivi, à continuer d’œuvrer pour une cause noble: la consolidation de la paix dans notre pays, pour le plus grand bien des populations. Concernant les élections, il a demandé aux membres du comité de suivi, dans la limite de leurs attributions, de faire en sorte que les élections de 2012 «se déroulent dans la paix et la liberté, à l’image des ressentes élections sénatoriales».

Pascal-Azad DOKO

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