Ministère de l’enseignement technique et professionnel, de la formation qualifiante et de l’emploi : Les étudiants boursiers appelés à bien travailler dans leurs formations à l’étranger

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«Vos enfants se sont distingués par le mérite. C’est le lieu de reconnaître leurs efforts et leurs sacrifices. Nous leur adressons nos félicitations et encouragements. Ils ont rempli leur part de contrat par la réussite aux examens. Le gouvernement a, lui aussi, rempli sa part de contrat, en leur octroyant des bourses d’études à l’étranger». Tel a été, d’emblée, les propos de M. André Okombi Salissa, ministre de l’enseignement technique, professionnel, de la formation qualifiante et de l’emploi, aux parents des nouveaux bacheliers relevant de son département. Ils sont environ un millier d’étudiants qui ont bénéficié de bourses d’études dans des pays africains où ils vont poursuivre les études, dès cette année. C’était jeudi 6 octobre 2011, à l’auditorium du Ministère des affaires étrangères, à Brazzaville.

Les nouveaux bacheliers de l’enseignement technique et professionnel ont été orientés en Algérie et en Tunisie, pour les uns, pour une formation de trente mois, et au Cameroun, en Côte d’Ivoire, au Togo, au Benin, au Sénégal, en Namibie, au Ghana et en République Démocratique du Congo, pour les autres, pour une formation de deux ans.
Dans sa verve oratoire habituelle et dans une salle archicomble, le ministre André Okombi Salissa a, tout d’abord, reconnu les mérites des étudiants admis, tout en reconnaissant leur droit à la bourse. «Pour l’Etat, notre devoir est, déjà, de reconnaître que la bourse est un droit pour celui qui remplit les conditions fixées dans les lois et règlements de la République. Ce n’est pas une faveur de qui que ce soit, fait à tel ou tel autre. Nul des récipiendaires des dernières bourses octroyées n’a bénéficié d’un régime de faveur. Le principe d’égalité a été scrupuleusement respecté, j’y ai veillé, personnellement, et, je continuerais à le faire, tant que je serais à la tête de notre département», a-t-il déclaré.
En somme, le ministre Okombi s’en va-t-en guerre contre le marchandage des bourses, qui doit demeurer un droit de l’étudiant méritant. «La conception des choses est simple: aucun élève congolais ne doit mendier sa bourse. Il doit, simplement, la mériter. De même, aucun parent ne doit subir l’humiliation, parce qu’il voudrait obtenir une bourse pour son fils ou sa fille. Aucun parent ne doit avoir besoin de clamer la pitié d’un agent de l’Etat, pour obtenir une bourse publique. Nous devons en finir avec la mystification d’octroi des bourses publiques. Si un parent s’y est retrouvé, par malheur, dans un circuit de marchands d’illusions des agents de la direction de l’orientation et des bourses et à payer de l’argent, je dis qu’il s’est fait avoir, car l’octroi de la bourse publique n’est pas payant. Je les invite, dès maintenant, à se rapprocher de ces fossoyeurs pour reprendre ce qui leur ai dû», a-t-il martelé. Quand on connaît ce qu’était devenu l’octroi de bourses à l’étranger dans notre pays, on peut mesurer la profondeur des propos du ministre Okombi Salissa. Pourvu qu’il tienne parole.
Outre cela, le ministre de l’enseignement technique, professionnel, de la formation qualifiante et de l’emploi a invité les étudiants bénéficiaires de bourses à plus de rigueur dans les études, tout en demandant aux parents de prendre aussi leur responsabilité. Car, la plupart des étudiants congolais à l’étranger ont des comportements qui laissent à désirer et leur taux de réussite en première année ne dépasse pas 50%. «Chers parents, j’insiste, parce que nous voulons des étudiants qui réussissent. Le contrat qui nous lie ne doit laisser place à aucune ambigüité et nous souhaitons que les colonies congolaises et nos étudiants aient une bonne réputation à l’étranger et brillent par l’excellence et non par les vices. Pour cela, l’Etat ne peut pas tout faire seul, vous êtes notre relais», s’est-il adressé aux parents d’étudiants.
Signalons qu’à raison de 180.000 F Cfa par trimestre, la bourse extérieure est effective depuis deux ans au Ministère de l’enseignement technique. Aussi, les meilleurs étudiants issus des différentes formations peuvent poursuivre leurs formations, à l’étranger, comme cela fut le cas dans les années 60 et 70.

Alain Patrick MASSAMBA               

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