Coopération militaire Congo-France : Le Congo se tourne vers l’industrie de défense française, pour équiper ses forces armées

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La coopération entre le Congo et la France, dans le domaine militaire et sécuritaire, se consolide davantage, avec la tenue, au palais des congrès, à Brazzaville, du 11 au 13 octobre 2011, du salon virtuel sur l’industrie de défense française, couplé à un séminaire sur la préparation et l’exécution de la loi de programmation militaire du Congo. Organisé par le Ministère de la défense nationale du Congo, en partenariat avec le Ministère français de la défense, ce salon est le premier du genre dans notre pays. Il permettra aux cadres congolais de développer leur professionnalisme, en les invitant à rencontrer les grands insdutriels mondiaux dans leurs secteurs d’activités.

Au total, quinze industries françaises ont exposé  leurs matériels, au palais des congrès, parmi lesquels: Acamat (constructeur de véhicules tout terrain), Eurocopter (premier fabricant d’hélicoptères civils au monde), Aerazur (concepteur et fabricant de matériels de sécurité et sauvetage pour l’aéronautique), M.b.d.a et Panhard.
Notons aussi que le salon était accompagné d’un séminaire sur l’expérience française en matière de préparation et d’éxécution des lois de programmation militaire. En effet, la loi de programmation militaire permet de qualifier l’acquisition d’armement, en fonction des priorités définies par les armées.
Pour l’ambassadeur de France, Jean François Valette, le Congo s’implique davantage sur les questions sécuritaires en Afrique et dans la sous-région, et, pour cela, il «a montré sa volonté de s’impliquer dans les opérations de maintien de la paix, notamment dans sa dimension militaire et logistique et dans la sécurité régionale, par exemple, en République Centrafricaine».
Ouvrant les travaux du séminaire, le ministre d’Etat Aimé Emmanuel Yoka, coordonnateur du pôle de la souveraineté, garde des sceaux, ministre de la justice, a rappelé l’importance des deux événements qui traduisent l’excellence de la coopération entre la France et le Congo. «Quoique virtuel, ce salon renseignera sur le niveau hautement appréciable des performances de l’industrie de défense. Notre pays se tourne, aujourd’hui, vers la France, pour qu’à travers son génie militaire, en termes d’équipements notamment, le gouvernement congolais organise, structure et équipe, de façon conséquente, ses forces de défense et de sécurité. (…) Le Congo a besoin d’outils industriels innovants, performants et suffisamment dissuasifs pour organiser la défense de sa sécurité collective et contribuer à la restauration de la paix à l’extérieur de son territoire», a-t-il souligné.
D’après lui, «la maîtrise de l’espace aussi bien continental que maritime, constitue un élément crucial et déterminant de toutes les politiques de défense». Aimé Emmanuel Yoka est allé plus loin, en souhaitant que cette coopération se traduise, aussi, par un transfert de technologie. «Le partenariat qui sous-tendra cette volonté partagée, prendra en compte, j’ens suis sûr, la nécessité évidente d’un transfert de technologie appropriée. Nous visons, aussi, l’échange d’expériences en matière de préparation et d’exécution d’une loi de programmation militaire, comme corollaire des données recueillies à l’occasion du salon sur l’industrie française de défense que nous inaugurons ce jour», a-t-il déclaré.
A propos de la loi de programmation voulue par le président de la République, chef suprême des armées, a-t-il dit, il consacre, pour la période 2012-2021, la priorité aux programmes d’équipements, d’infrastructures, de formation et d’amélioration de la condition militaire, le tout dans la dynamique générale impulsée, aujourd’hui, par les sciences et les techniques.
«Le séminaire qui s’ouvre, aujourd’hui, édifiera les participants sur les moyens les plus aptes à réaliser cette entreprise intellectuellement excitante et techniquement valorisante. Les stratégies d’élaboration, d’évaluation et de mise en œuvre apparaissent, ici, comme les fondements de cette approche», a-t-il poursuivi.
Signalons que l’ouverture de ce séminaire s’est faite en présence du général Prosper Nkonta Mokono, chef d’Etat-major général adjoint des F.a.c (Forces armées congolaises),  de l’amiral Pierre Ngombé, chef de la maison militaire du président de la République, et de quelques officiers du commandement des services de police.

Alain Patrick MASSAMBA

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