VIème forum international pour le développement durable : A Evian, Isidore Mvouba a prôné une stratégie de rupture, pour préserver la nature

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A l’invitation du comité d’organisation, le ministre d’Etat Isidore Mvouba, ministre des transports, de l’aviation civile et de la marine marchande, a participé à la  6ème édition du forum international pour le développement durable, qui a eu lieu du 26 au 28 septembre 2011, à Evian (France) sur le thème: «Quelles révolutions, pour gouverner ensemble, un monde vulnérable». Responsables internationaux, entrepreneurs de grands groupes comme Bolloré et Areva et acteurs du monde associatif ont pris part à cette rencontre initiée par une société savante, «Les ateliers de la terre», et qui s’est déroulée sous la présidence du prince Albert II de Monaco.

Dans l’intervention qu’il a faite, le ministre d’Etat  Isidore Mvouba a, tout d’abord, soulevé l’importance pour l’être humain d’aujour-d’hui (homo sapiens sapiens), de «quitter ses certitudes et se remettre en cause» pour «aller vers une stratégie de rupture, en créant les conditions d’un new deal au niveau planétaire». En somme, il propose «une révolution planétaire qui permette à l’homme de refonder le monde», «d’inventer la civilisation du 21ème siècle qui consacre la remise en cause globale de notre mode de vie et de consommation, de notre conception des questions liées à la protection de l’environnement, de notre système économique, social et financier».
Détaillant sa proposition, Isidore Mvouba a expliqué que «la révolution dont il est question, ici, passe nécessairement par la remise en cause des modèles économiques qui ont cours actuellement en Occident. Aujourd’hui, l’on observe que le crédo néolibéral considéré comme une panacée, s’essouffle. A notre sens, il est nécessaire de reconsidérer le rôle de l’Etat qui doit jouer, de plus en plus, un rôle central, afin de sortir du cycle infernal de l’argent roi qui prospère au travers d’une spéculation financière, sauvage et impitoyable».
Le Congo ayant abrité le premier sommet sur les grands bassins forestiers de la planète, Isidore Mvouba s’est fait l’avocat de l’initiative congolaise: «La communauté internationale doit venir en aide aux pays en voie de développement, pour que le développement durable ne soit pas un vœu pieux, un slogan ressassé à longueur des séminaires et des conférences, pour se donner bonne conscience. Ici, un accent particulier doit être mis sur les financements innovants. Dans ce cadre, quelques initiatives ont été déjà prises qui méritent d’être encouragées et approfondies, pour faire preuve de solidarité à l’égard de l’Afrique qui est un continent fortement exposé aux changements climatiques, lesquels changements sont liés à la désertification et la déforestation découlant des pratiques culturales traditionnelles et de la fabrication de charbon de bois, sans omettre l’exploitation forestière par les compagnies qui emploient des moyens de plus en plus importants qui provoquent le déboisement à grande échelle.
L’économie verte peut être la réponse adéquate aux problèmes de la diversification de l’économie des pays africains qui est fortement dépendante de l’exploitation de leurs ressources naturelles, soumise, de ce fait, à la volatilité des prix des matières premières.
L’Afrique, continent de toutes les richesses mais aussi continent de toutes les misères, comme le dit si bien le président Denis Sassou Nguesso, est, dans cette période de grande incertitude, la solution et non le problème. Nous tenons, ici, à rappeler que le président Denis Sassou Nguesso a été désigné, par ses pairs, comme porte-parole de l’Afrique, dans l’optique de l’élaboration d’une position commune de l’Afrique à Rio+20.
Dans le cadre de la mise en œuvre de l’économie verte, le gouvernement de la République du Congo a institué, par une loi, une journée de l’arbre qui intervient le 6 novembre de chaque année. Ce jour-là, chaque congolais se doit de planter un arbre d’essence fruitière ou autre.
Dans la même optique, le gouvernement du Congo va lancer, au mois de novembre de cette année, le programme national d’afforestation et de reboisement. Il s’agira de planter diverses espèces d’arbres sur une superficie d’un million d’hectares, d’ici l’an 2020. Cette activité réduira la pression exercée sur les forêts naturelles et arrêter le déboisement sauvage dont elles font l’objet. Par ailleurs, ce programme permettra la création de milliers d’emplois décents et durables. De plus, le gouvernement du Congo promeut une politique hardie en matière d’aménagement forestier, de certification des bois exploités et de création de parcs nationaux».

J. M.

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