COVID-19 : Une quatrième personne testée positive: le peuple veut savoir !

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Fallait-il en arriver là pour que le Gouvernement décide enfin de fermer les frontières? En tout cas. La pandémie ne cesse de tuer à travers le monde. Les Gouvernements sont dépassés et les populations désabusées ne savent plus à quel saint se vouer. La situation est critique. Au Congo, une quatrième personne a été testée positive au COVID-19. Il s’agit d’un ressortissant congolais âgé de 47 ans, arrivé le 15 mars dernier à Pointe-Noire, en provenance de France.

 

Dans sa déclaration relative à la confirmation de ce quatrième cas de COVID-19 au Congo, rendue publique le 21 mars dernier, le Premier ministre Clément Mouamba a tenté de rassurer la population. «Il était en confinement à domicile et suivi par les services de santé. La traçabilité et la recherche des autres sujets contacts ont été réalisées», a-t-il déclaré, sans en dire plus.
Sont-ils en quarantaine? Les tests biologiques réalisés ont-ils été négatifs? Toutes les personnes contacts ont-elles été retrouvées? Les domiciles deviennent-ils des lieux de quarantaine? Autant d’interrogations qui inquiètent les Congolais qui, de plus en plus, commencent à mesurer l’ampleur de la pandémie.
Il avait été décidé que toute personne en provenance des pays à haut risque devrait être placée en quarantaine. Malheureusement, cette disposition a été prise à la légère et la faiblesse de l’autorité de l’Etat a conduit à ce que craignaient les populations: l’importation du COVID-19.
On ne le dira jamais assez, si le Gouvernement avait pris les choses en main comme maintenant, le pire aurait été évité. On a attendu trop longtemps pour, enfin, décider de fermer jusqu’à nouvel ordre, les frontières maritimes, fluviales, terrestres et aériennes. «Seuls les navires et les vols cargo sont autorisés», a indiqué le Premier ministre.
Dans le cadre de la prévention des interventions de la phase 3 de la riposte au COVID-19, le Gouvernement a réquisitionné des formations sanitaires à Brazzaville (Hôpital de l’amitié sino-congolaise de Mfilou et Clinique municipale Albert Léyono), à Pointe-Noire (le Centre de santé intégré à parquet minimum d’activités élargies de Mouissou Madeleine) et le service de médecine générale de l’hôpital Edith Lucie Bongo Ondimba d’Oyo, pour la partie septentrionale du pays.
Pour les populations, le Gouvernement ne dit pas grand -chose sur les patients déjà testés positifs au COVID-19. Quel est leur état clinique? La femme et la fille du conseiller du Premier ministre placées en confinement sont-elles toujours sous observation? Leurs tests biologiques se sont-ils révélés négatifs ou pas? Le peuple veut être informé sur leur état de santé, mais également sur les quatre patients et leur entourage.
Les mesures prises s’ajoutent à celles du 18 mars dernier. Il s’agissait de la fermeture des lieux de culte, des établissements d’enseignement préscolaire, primaire, secondaire et supérieur tant publics que privés; bars dancings, boîtes de nuit, caves, VIP et les rassemblements de plus de 50 personnes, pour une durée de 30 jours.
La population semble observer toutes ces mesures. Depuis le 19 mars, tous ces établissements sont demeurés fermés. Néanmoins, les populations se plaignent des tracasseries policières. En effet, des vendeurs des grillades ou ceux qui tiennent des petits kiosques ou des petits restaurants dans les quartiers sont arrêtés. Ils sont libérés moyennant une caution, alors qu’il n’est nullement question d’interdire ces petits commerces. Et les marchés publics; iront-ils les fermer aussi? En tout cas, certaines choses méritent d’être reprécisées pour la bonne compréhension de tous.
La décision prise d’interdire les vols en provenance des pays à haut risque n’a pas vraiment été respectée à la date du 19 mars. Certaines compagnies ont continué à atterrir à l’aéroport Maya-Maya et Agostino Néto. Et leurs passagers n’étaient pas placés en quarantaine, surtout ceux qui passaient par le salon VIP!.

KAUD

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