OPPOSITION : René Serge Blanchard Oba claque la porte de l’IDC

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La décision de René Serge Blanchard Oba, président par intérim de l’Initiative pour la démocratie au Congo (IDC) depuis l’arrestation d’André Okombi Salissa, ne sonne pas comme une surprise. La rumeur courait déjà à ce sujet. Ses pairs de l’IDC lui reprochent d’être de mèche avec le pouvoir. D’où le qualificatif d’infiltré qu’ils lui ont collé. Désabusé, il a simplement préféré quitter cette plateforme de l’opposition. 

 

Le président du Mouvement pour la solidarité et le développement (MSD) avait proposé d’établir les ponts avec le pouvoir en vue, entre autres, de la libération des détenus politiques et la tenue du dialogue. «Si votre enfant est aux mains d’un ravisseur, il faut soit négocier avec le ravisseur, soit vous laissez l’enfant mourir. Nos frères Okombi et Mokoko ont été arrêtés. Il nous appartient de changer de stratégie», a-t-il expliqué, tout en affirmant que l’injure et l’extrémisme ne règlent pas le problème. Et d’ajouter: «Je suis de ceux qui construisent les ponts au lieu des murs».
C’est le point d’achoppement qui a divisé la plateforme. «Le fait de l’avoir dit a créé des remous terribles. Je préfère en ce moment laisser l’IDC», a-t-il précisé.
René Serge Blanchard Oba a, par ailleurs, affirmé qu’il s’agissait d’une simple proposition, à l’instar de celle faite par Pascal Tsaty-Mabiala sur la prorogation du mandat présidentiel. «Je suis porteur d’une proposition qui ne prône ni le combat, ni la bataille. Je ne regrette pas de le dire et d’exprimer ce point de vue. C’est peut-être pour cela qu’il y a un malaise qui nécessite une autre stratégie d’action à l’IDC».
Il a annoncé, en outre, le retrait de son parti de l’IDC. «On ne peut continuer à travailler dans un milieu où on tourne en rond. Pour trouver les solutions, il faut se parler. Les gens oublient que lorsqu’ils voyagent, c’est ce même pouvoir qui leur donne l’autorisation. Moi, je n’arrive pas à voyager. Voyons la réalité des choses en face et discutons franchement», a-t-il indiqué.
L’ancien président par intérim de l’IDC a fait sonner le glas, pour réveiller les consciences. En effet, il apprécie mal la situation dans laquelle il vit. «Ma situation est tellement difficile. Du côté de mes parents, on me traite de traitre et de l’autre côté, d’infiltré. Je prends ça en ligne de compte et je me bats pour être intègre...C’est ça la vie d’un homme. Il faut supporter ses choix. Mais moi, je ne reniera jamais ma famille. Denis Sassou-Nguesso est mon oncle et je le clame haut et fort. Je renie sa façon de faire, mais je ne vais pas le renier et je ne le reniera jamais», a déclaré René Serge Blanchard Oba.

KAUD

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