AFFAIRE DE DÉTOURNEMENT PRÉSUMÉ DE FONDS À LA MAIRIE DE BRAZZAVILLE : A petits pas vers le procès

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La Direction générale de la surveillance du territoire (DGST) a, selon des sources, remis le dossier à la Justice. C’est à elle qu’il revient désormais de statuer sur le sort du maire de Brazzaville suspendu, Christian Roger Okemba, et de ses supposés complices. On est encore loin du procès, mais on s’y achemine à petits pas.

 

A Brazzaville, pas un jour ne s’est passé depuis la suspension le 28 février dernier du maire de la ville par le ministre de l’Intérieur Raymond Zéphirin Mboulou, sans que la saga judiciaire déclenchée contre Christian Roger Okemba ne connaisse un nouvel épisode. L’affaire fait grand bruit. La charge de l’enquête préliminaire de police judiciaire a été confiée aux limiers de la direction générale de la surveillance du territoire (DGST). Ils l’ont bouclée au bout de quelques jours d’audition. Tous les suspects ont été fixés sur leur sort le vendredi 13 mars dernier. Ils ont été déférés devant le procureur de la République qui les a, à son tour, incarcérés à la maison d’arrêt centrale.
Ils sont, au total, sept à être écroués. Les premiers ont été le maire de Brazzaville Christian Roger Okemba, son épouse et son neveu. Trois fonctionnaires des Finances les ont suivis à la célèbre prison de la capitale, affirme ces sources. Enfin, le directeur général du budget, Nicolas Okandzi, a été le dernier à y être envoyé. Tous sont présumés mêlés aux malversations financières qui auraient émaillé la gestion de la mairie de Brazzaville, principalement de la subvention de 1.250.0000 de francs CFA accordée par l’Etat pour les travaux d’assainissement des voiries urbaines. Ils pourraient donc répondre de graves accusations devant la Justice.
Est-ce l’hallali pour
les auteurs de crimes
financiers?

Les autorités semblent décidées à faire le ménage au sein des administrations publiques et parapubliques. Il était temps. Les observateurs estiment, quant à eux, que ce qui se passe actuellement ne serait que la partie visible de l’iceberg. Les chasseurs d’auteurs de malversations financières devraient ratisser large, afin de combattre partout la délinquance financière qui fait perdre des milliards de francs CFA aux finances publiques et plombe les négociations avec le Fonds monétaire international (FMI). Dans ce pays, une cour révolutionnaire d’antan a, dit-on, condamné un vieil agent accusé d’avoir subtilisé un cahier dans l’établissement scolaire où il était employé. Combien seront-ils, demain, sous les verrous? Les férus de statistiques s’impatientent. De ce point de vue, la Justice devient une sorte de curiosité au Congo.

Jean ZENGABIO

 

 

 

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