VIE DES PARTIS : Paulin Makaya exige la libération des prisonniers politiques

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Le président du parti Unis pour le Congo (UPC), Paulin Makaya, a organisé samedi 25 janvier dernier à l’Espace Zao, à Bacongo, dans le deuxième arrondissement de Brazzaville, une cérémonie de présentation de vœux à la presse nationale et internationale. Il a donné le point de vue de son parti sur les questions d’actualité nationale.

 

L’UPC avait placé l’année 2019 sous le signe des grands événements politiques. Aussi, tout au long de cette année, le parti a-t-il voulu démontrer sa capacité à mobiliser.
Pour Paulin Makaya, le Congo traverse l’un des moments les plus sombres de son histoire: catastrophes naturelles, crises multidimensionnelles. «Tout est en panne, rien ne marche. Notre unité légendaire se trouve aujourd’hui menacée; le fonctionnement de nos institutions bloqué; l’économie est déséquilibrée; l’avenir de tout un peuple est hypothéqué; la crédibilité du pays ébranlée, tout cela à cause du comportement d’un Gouvernement qui n’écoute personne et qui veut demeurer indéfiniment au pouvoir. La communauté internationale nous observe aujourd’hui, tout comme au lendemain de nos indépendances, attendant le jour où nous donnerons la preuve de notre sagesse et de notre maturité politique, de notre prise de conscience collective, afin d’assumer, de manière responsable, notre destin commun», a martelé le président de l’UPC. Et d’ajouter: «Certains de nos compatriotes, responsables de familles, croupissent encore dans les geôles du pouvoir, privés de leur liberté pour des motifs politiciens. Il s’agit notamment du général Jean-Marie Michel Mokoko, de l’ancien ministre André Okombi Salissa et de bien d’autres. En conséquence de quoi, nous demandons à ceux qui ont l’effectivité du pouvoir de bien vouloir leur rendre leur liberté, car la grandeur d’un chef s’exprime aussi par la tolérance et l’esprit d’apaisement.»
A propos de l’élection présidentielle de 2021, il adhère à la proposition de Pascal Tsaty-Mabiala, celle d’en reporter la date. «Pour le moment, les conditions ne sont pas réunies pour aller à une élection. Il faut une mise à plat d’aller à un véritable dialogue national inclusif; nous demandons une élection libre et transparente; la libération des prisonniers politiques. Une mise à plat du fichier électoral», a souligné Paulin Makaya, qui estime que le pouvoir du PCT est caduc. «Il a fait son temps. Il faut une alternance démocratique», a-t-il affirmé.

Pascal AZAD DOKO

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