VIE DES PARTIS : Guy-Brice Parfait Kolélas (Udh-Yuki) veut d’une élection apaisée

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Après deux ans de silence médias, le président de l’Union des démocrates humanistes-Yuki a tenu à rencontrer la presse samedi matin 21 décembre dernier. A son domicile de Bacongo, Guy-Brice Parfait Kolélas a commenté l’actualité du moment et notamment le dernier message à la nation du Président Denis Sassou-Nguesso au Parlement réuni en congrès.

Il a passé en revue les graves problèmes de l’heure, et répondu aux questions, même les plus gênantes. Devant une foule de ses partisans, et avec à ses côtés la présence solidaire du président du parti ami du PAR, Anguios Engangué, il s’est montré tel qu’à son ordinaire: passionné, polémiste mais toujours légaliste, assénant à plusieurs reprises qu’il fallait aller à l’élection présidentielle de 2021 à laquelle il veut être candidat dans la paix. Pas dans la guerre.

Plus que tout, il tient à un dialogue mieux organisé et dont les objectifs seront d’organiser les élections dans la transparence et la bonne gouvernance: «pas de tripatouillage, de conflit dans le Pool, pas d’instrumentalisation des pions de toujours qui créent les troubles avant; pendant et après les votes».
«Constructions, destructions, reconstructions à répétition, tel est le cycle infernal dans lequel notre pays se trouve coincé. Impossible dans ces conditions de promouvoir le développement».  D’autant que la véritable décentralisation manque. Car, au Congo, «le vrai chef du Gouvernement, c’est le Président Denis Sassou-Nguesso, pas Clément Mouamba».
Le Congo est un pays qui «va mal». Où la corruption est galopante, les structures non soumises à l’obligation de rendre compte, avec un système politique fragile générant des frustrations. Pour lui, le message du président de la République à la Nation, le 17 décembre, n’a pas épuisé les contours de sagesse dont il pouvait s’entourer pour apaiser le pays: «La grandeur d’un père de la nation, à la veille des fêtes de la nativité et du nouvel an, c’est de libérer les prisonniers de droit commun et d’opinion, acte de haute humanité qui redonnerait un sourire aux famille et apaiserait le peuple profond», a-t-il affirmé.
Mais loin de se limiter au catalogue des critiques, dont bon nombre ont d’ailleurs été faites par le Chef de l’Etat lui-même le 17 décembre dernier, l’Union des démocrates humanistes-Yuki se dit aussi porteuse de propositions pour la reconstruction et pour l’apaisement: «Le Congo peut rebondir», affirme Guy-Brice Parfait Kolélas; un lendemain meilleur est possible, si le président de la République convoque un dialogue national républicain qui passe par la résolution définitive du conflit du Pool, et la promotion de la gouvernance électorale.
Aux journalistes, le président de Yuki a répondu:  Oui, a-t-il dit en substance, je serai candidat en 2021 mais «je suis prêt à m’effacer devant celui qui me convaincra». Sur quelles forces politiques compte-t-il s’apurer pour cela  Sur le peuple, a-t-il dit. Avant de prôner le dialogue pour la Nation, ne vaudrait-il pas mieux l’exercer dans sa propre maison; se réconcilier avec ses cadets du MCDDI ? «Le MCDDI est dans la majorité présidentielle, nous, nous sommes dans l’opposition. Mais mon cadet et ma sœur sont nourris de la même sève du développement intégral prôné par notre père».
Guy-Brice Parfait Kolélas a également dit sa préférence pour une politique sous régionale concertée pour faire face au terrorisme en Afrique centrale. Quant au franc CFA, il a estimé que ce n’est pas la monnaie unique, même soutenue par la France, qui est la cause de l’effondrement économique du Congo.
En fin de compte, le leader de Yuki redit que même sans dialogue républicain, sa formation ira au vote: «pas de chaise vide, pas de recul», a-t-il réaffirmé.

ASM