CONGO : La République a célébré ses 61 ans

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Le jeudi 28 novembre 2019, le Congo a célébré le 61ème anniversaire de la proclamation de la République. Le territoire du Moyen-Congo, sous colonisation française, est devenu République le 28 novembre 1958, deux mois après le référendum constitutionnel du 28 septembre 1958, où le Congo s’était prononcé, à une écrasante majorité (99%), pour le «Oui» en faveur de la Communauté proposée par le président français, le général Charles De Gaulle.

La cérémonie de commémoration a eu lieu à la Place de la République (ex rond-point CCF), à Brazzaville, sous le patronage du chef de l’Etat, Denis Sassou-Nguesso. Elle était placée sous le thème de la paix.

En présence de nombreux plénipotentiaires nationaux et étrangers accrédités, la cérémonie était animée par le musicien Zoba Casimir «Zao».
En rappel, c’est en 2010 que le Gouvernement a décrété la date du 28 novembre jour férié, pour commémorer la proclamation de la République de 1958. Il faut dire qu’après les événements de 1963 ayant abouti au renversement du premier régime congolais, l’anniversaire de la République n’était plus célébré.
Seule la date du 15 août est restée célèbre et elle s’est même confondue avec les événements du 15 août 1963, pendant le régime du parti unique. Même la Conférence nationale souveraine de 1991 ne s’était pas souvenue de cette date pour la replacer parmi les repères importants de l’histoire du Congo.
Pour ce 61e anniversaire, le point central de cette solennité a été l’éloge de la République prononcé par Thierry Lézin Moungalla, ministre de la Communication et des médias.
La République est née dans un climat de violence verbale exacerbée, a-t-il dit. Malheureusement, «cette atmosphère délétère se mua en violence moins de trois mois après que la République fut portée sur ses fonts baptismaux. En février 1959, des émeutes meurtrières déclenchées à Brazzaville occasionnèrent près d’une centaine de morts, des dizaines de blessés et des dégâts matériels importants», a révélé Thierry Lézin Moungalla.
«La paix désigne l’entente amicale de tous les individus qui composent une société. Ainsi identifiée, elle n’implique pas l’absence de conflit, ce qui serait utopique. Elle est fondée sur la recherche calme et mesurée de solutions à toute difficulté inhérente à la vie en communauté. Ses outils sont l’écoute, la compréhension, le dialogue, mais aussi la négociation.  Elle suppose, pour les individus comme pour la collectivité, la capacité à vivre sereinement avec l’autre, que cet «autre» soit lui-même un individu ou la société dans son ensemble», a poursuivi le ministre, soulignant le bien-fondé du thème de cette célébration.
Pour lui, le Congo a connu l’effacement de la paix lors des différents conflits violents. «Nos institutions se sont effondrées; la Nation elle-même a manqué de peu de se désagréger. La paix ne peut être circonscrite aux seules considérations politiques. Elle est également et, surtout, à hauteur d’homme, l’intérêt commun pour le développement. Cet intérêt prend ses racines dans la prospérité. La paix est une des conditions du développement économique. Elle est le cœur de l’économie. Sans paix, il ne peut exister une économie prospère. La paix est l’économie, et l’économie est la paix. Les guerres sont le dysfonctionnement le plus grave que peut subir l’économie. Elles sont le principal obstacle à l’existence de l’économie», a dit Thierry Lézin Moungalla.
Et d’ajouter: «La paix est une fleur délicate. Comme la rose de la fable, elle doit être semée et régulièrement entretenue. La paix doit également être cultivée grâce aux trésors de l’instruction civique, afin d’éclore dans les meilleures conditions. C’est seulement ainsi qu’elle permettra à l’ensemble des citoyens de vivre et de s’épanouir dans une République fraternelle, solidaire et apaisée», a-t-il conclu.

Cyr Armel
YABBAT-NGO

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