VAGUE D’ADHESIONS AU PCT : Après l’UFD, le FP et l’APRC, qui d’autre sera avalé?

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La vie politique nationale est très agitée à la veille du congrès ordinaire du PCT, prévu du 27 au 30 décembre prochain. On assiste au sein de la majorité présidentielle à une vague de dissolution-absorptions de formations qui se font hara-kiri dans le PCT. Toutes invoquent la difficulté à se conformer à la nouvelle loi sur les partis politiques. Après l’UFD de David Charles Ganao et le Front patriotique de Destinée Hermella Doukaga, le tour est revenu à l’APRC d’André Kamba d’emboîter le pas. Bien d’autres partis s’apprêtent à faire autant. Quels seront alors les prochains ?


Tous les partis qui disparaissent au profit du PCT sont membres de la majorité présidentielle. Ils ont décidé de perdre leur autonomie pour arpenter la couleur rouge du plus vieux parti politique du Congo qui s’apprête à célébrer ses 50 ans d’existence, le 31 décembre prochain.
Repositionnement politique ou ambitions démesurées? Les leaders n’ont pas voulu garder l’autonomie de leur parti, préférant jouer pleinement leur partition au sein de la grande famille de la majorité présidentielle qui, elle-même, souffle et le chaud et le froid.
Le prochain congrès ordinaire du PCT sera très décisif. Il va mettre en place les nouvelles instances du parti: un nouveau secrétaire général, un nouveau bureau politique, un comité central, etc.
Tout est donc à gagner comme à perdre pour ces leaders politiques. D’où cet empressement pour certains d’arborer le foulard rouge du PCT, au détriment des couleurs de leurs partis qui n’ont pas d’assises réelles.
Les partis qui se fondent dans le PCT n’ont pas ou n’avaient pas vraiment un ancrage national, une visibilité accrue. Ils ont simplement jeté l’éponge estimant qu’ils ne peuvent pas s’arrimer à la rigueur de la loi, qui leur fait obligation d’avoir des sièges dans tous les départements.
La dissolution est donc apparu pour eux comme l’unique alternative: l’UFD, 28 ans après sa création; le FP, 3 ans de vie à peine et l’APRC.
Le parti de Ganao a estimé que cette loi est contraignante et difficile à appliquer. Il pense qu’il ne peut pas avoir de sièges dans tous les départements. «En raison des réalités  propres à notre parti politique, notre esprit doit nous conduire à faire des choix judicieux qui nous permettent de participer autrement dans la vie publique, notamment en allant dans les grandes formations politiques, pour contribuer ainsi à la consolidation de l’unité nationale et de la paix…Nous intégrons le PCT parce que nous voulons aux débats d’idées et non pour ménager un bien matériel», déclarait Josué Rodrigue Ngouonimba.
Le 14 novembre dernier, c’était au tour du Front Patriotique de Destinée Hermella Doukaga de rejoindre les rangs du PCT, en signant son acte de dissolution et le transfert des actes régissant son fonctionnement. «Le FP fait désormais un avec le PCT et lui apporte toute sa base, toute son énergie pour toutes les batailles politiques futures. Cette approche que nous croyons salutaire permet de renforcer la stabilité politique du pays»,  s’est défendue l’ex-présidente du FP.
Pour le secrétaire général du PCT, Pierre Ngolo, le Front patriotique a fait un bon choix. «Le choix du réalisme politique, le choix de la raison. La consolidation de notre démocratie appelle la constitution des partis forts et grands. Il est incontestable que le PCT, sur l’échiquier politique national, est le parti le plus grand», a-t-il dit.
Le parti APRC d’André Kamba, ancien directeur de cabinet de Claudine Munari, a emboîté le pas. «Participer activement avec dévouement et courage aux activités de notre nouveau parti. Je vous invite à arborer fièrement l’insigne et l’étendard du PCT», a-t-il dit à l’endroit de ses militants.
Pour Pierre Ngolo, en dépit de la conjoncture difficile que connaît le pays, le PCT continue sa marche. «Le parti vit et renforce du jour au jour son assise nationale. Le PCT est heureux d’accueillir en son sein de nouveaux membres issus de la dissolution de l’APRC. Vous avez toute votre place au sein du PCT», a dit le secrétaire général du PCT.
Assurément, bien d’autres formations politiques et individualités vont intégrer le PCT d’ici la tenue de son prochain congrès ordinaire. L’heure est encore aux calculs. Les surprises seront nombreuses et les semaines qui viennent seront très décisives pour la vie du PCT, grand éléphant en train de vider la grande famille de la majorité présidentielle. Tous ces partis de la majorité qui ne vivent que de nom, de slogans et de déclarations vont disparaître.
Le PCT a toujours nourri l’ambition d’être un grand parti. Sauf que dans cette quête, les partis qui ont décidé de disparaître, le font le plus souvent en violation des textes qui régissent leur fonctionnement. On prend la décision d’abord, on consulte la base après! C’est mettre la charrue avant les bœufs.
Les dissolutions qui devraient être prises aux congrès, le sont à travers des simples décisions d’un individu ou d’un groupe d’individus qui doivent décider sur la vie d’un parti qui a des militants qu’on évite d’interroger pour demander leur avis.  
D’où les contestations qui surgissent et qui sont observées au sein des partis politiques qui sont parfois gérés comme des biens personnels ou familiaux.       
Déjà, lors de son 5e congrès extraordinaire, plusieurs formations et associations politiques avaient adhéré au PCT, à l’instar d’Agir pour le Congo, présidé par l’ancien ministre Henri Ossebi; ACOSS de Léon Alfred Opimbat, aujourd’hui membre du bureau politique du PCT;  le Pôle des jeunes républicains (PJR) de Denis Christel Sassou-Nguesso; le PCR de Grégoire Léfouoba; le PANA de Yvon-Norbert Gambeg; La Clé d’Alphonse Mbama; Le RENA de Mfumu Saint-Eudes; le RPD de Maurice Maurel Kiwounzou; l’UDD de Pierre Damien Boussoukou-Boumba; le CAP de Pierre Ernest Abandzounou; la CRD de Sylvain Ngambolo; l’APC de Justin Koumba; le Front démocratique nouvelle  et des individualités dont nombreux étaient des députés indépendants ou des transfuges d’autres partis politiques, à l’instar de Pierre Mabiala, Rigobert Maboundou, Sylvestre Ossiala, Cyr Ebina, Jean Daniel Ovaga, etc.

Cyr Armel
YABBAT-NGO


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