Descente parlementaire du député de la deuxième circonscription de Ouenzé : Serges César Bouya confiant dans l'action du gouvernement

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Le député (P.c.t) de Ouenzé II (Brazzaville), Serges César Bouya, a effectué une descente dans sa circonscription, mercredi 28 septembre 2011, pour faire le compte-rendu de la deuxième session ordinaire administrative de l'assemblée nationale. La rencontre a eu lieu dans la salle polyvalente de la mairie de Ouenzé, le cinquième arrondissement de Brazzaville, en présence des responsables des trois quartiers de la circonscription et de plusieurs militants. La question des logements sociaux et le don de kits scolaires ont été les deux faits marquants de cette rencontre. Dans son intervention, il a demandé aux populations d'avoir confiance au gouvernement.

 

Entouré de sa suppléante, Flore Louzolo, et de son attaché parlementaire, Guy-Armand Ekomba, Serges César Bouya, le benjamin de l'assemblée nationale, effectuait sa toute première descente parlementaire, depuis qu'il a intégré le P.c.t où il est devenu membre du comité central. Il avait mobilisé des groupes folkloriques pour assurer une ambiance de kermesse pour sa descente parlementaire.
Membre du P.c.t, il a aussi changé certaines de ses habitudes. Avant, il démarrait ses communications par la prière. Cette fois-ci, il ne l'a pas fait. Est-ce par observation d'une minute de silence en mémoire des deux députés décédés avant et pendant la deuxième session de l'assemblée nationale?
Durant la rencontre, Serges César Bouya a parlé des affaires examinées par les députés durant la douzième session ordinaire administrative de l'assemblée nationale qui avait démarré le 25 juin 2011. Des 35 affaires inscrites à l'ordre du jour de cette session, 9 seulement ont été adoptées.
Sur neuf affaires traitées, il faut souligner une seule affaire, d'ordre de projet de loi a été examinée. Et le reste des affaires portait sur la ratification des chartes entre les Etats africains. Il a alors consacré l'essentiel de sa communication sur le projet de loi adopté, qui porte sur la modification de certaines dispositions de la loi n°35-61 du 20 juin 1961, portant code de la nationalité congolaise. «Par le vote de cette loi, notre pays vient, donc, d'harmoniser le code de la nationalité congolaise de 1961 avec la constitution de 2002. Ce projet de loi, initié par le président de la République, en application des articles 111 et 118 de la constitution de notre pays, vise la modification des articles 32 et 47 de la loi n°35-61 du 20 juin 1961 sur la  nationalité congolaise, qui sont en contradiction avec l'article 13 de la constitution du 20 juin 2002», a-t-il indiqué.
Serges César Bouya a souligné, par ailleurs, que la constitution  du 20 juin 2002, en son article 13, dispose que tout Congolais a le droit de changer de nationalité ou d'en acquérir une seconde. «Cela veut dire que le Congolais peut avoir une seconde nationalité. Or, la loi portant le code de la nationalité n°35- 61 du 20 juin 1961, en son article 32, pose beaucoup de conditions, pour acquérir la nationalité, quand elle n'est pas d'origine. Il faut, évidemment, remplir beaucoup de conditions, si vous n'avez pas la nationalité congolaise d'origine», a-t-il précisé.
En dehors de la loi sur la nationalité congolaise, le député Bouya a rappelé qu'il y a eu huit autres affaires qui portaient, essentiellement, sur la ratification des conventions et accords bi et multilatéraux. Il s'agit, par exemple, du projet de loi autorisant la ratification de la charte africaine des transports maritimes. «Cette charte est très importante, parce qu'elle touche le développement de l'économie congolaise, quand on sait que des maillons essentiels de notre économie. Et vous êtes sans ignorer que les trois quarts du commerce mondial se fait par voie maritime. Le port autonome de Pointe-Noire a son importance capitale qui, aujourd'hui, constitue, essentiellement, le maillon de la chaîne du transport multi-international, à travers le corridor de la ville océane de Pointe-Noire», a-t-il dit.
Parmi les préoccupations exprimées par la population, il y a le manque de considération des membres du gouvernement aux parlementaires. Les ministres refusent, volontiers, de répondre présents aux séances d'interpellation des deux chambres.
Ils ont exprimé leur indignation, sur la lenteur des chantiers publics dans leur circonscription, surtout que nous sommes entrés dans la saison des pluies. Ensuite, ils ont soulevé la question de l'accès aux logements sociaux.
Répondant à cette dernière préoccupation, le député a indiqué que tout Congolais a accès aux logements, pourvu qu'il remplisse les conditions. «En ce qui concerne la politique de logements sociaux, les gens peuvent, éventuellement, se rapprocher du Ministère de la construction, pour prendre connaissance des conditions d'attribution de ces logements. Là, je suis persuadé que le ministère a simplifié les modalités, pour que le citoyen aux revenus moyens, soit le plus privilégié», a-t-il dit.
Pour le reste des préoccupations, il a indiqué qu'il faut être tolérant par rapport aux ministres, parce que la session de l'assemblée nationale a coïncidé avec la période de vacances gouvernementales. «J'espère qu'à la prochaine session, ils seront nombreux. Il faut avoir confiance à notre gouvernement», a précisé le député de la majorité, qui a été écouté religieusement par l'assistance, tout au long de ses interventions. En ce qui concerne les chantiers, il a promis de rencontrer les responsables d'entreprise, pour savoir ce qui se passe. La rencontre s'est terminée par la remise de kits scolaires et d'appui financier, à un échantillon d'une soixantaine de parents d'élèves, pour assurer la rentrée scolaire de leurs enfants.

Pascal-Azad DOKO