JOURNEE MONDIALE DU DIABETE : Promouvoir le rôle de la famille dans la prévention et la prise en charge de la pathologie

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La communauté internationale a célébré jeudi 14 novembre 2019 la 23ème Journée mondiale du diabète, sous le thème: «La famille et le diabète: protégez votre famille». A Brazzaville, cette commémoration a donné lieu à une cérémonie organisée le 13 novembre au «village diabète», sis place Rotary à Bacongo, par l’association «Diabaction» Congo, en partenariat avec la société Airtel Congo. C’était en présence notamment de Mme Antoinette Dinga Dzondo, ministre des Affaires sociales et de la solidarité, et du Dr Evariste Bouenizabila, président d’honneur et promoteur de l’association Diabaction, etc.

 

Le diabète constitue une véritable pandémie à l’origine de décès prématurés, avec une mortalité de plus de 5 millions de décès par an. Le thème retenu pour cette célébration permet de sensibiliser l’opinion nationale et internationale à l’impact du diabète sur la famille et soutenir le réseau des personnes atteintes de diabète d’une part, de promouvoir le rôle de la famille dans la prévention et la prise en charge de la pathologie d’autre part.
La célébration de cette Journée a donné lieu, à Brazzaville, à la mise en œuvre d’une série d’activités programmées tout le long du mois de novembre 2019. La place Rotary qui a abrité l’événement est transformée en «village diabète» pendant quatre jours. Durant cette période, il permettra des échanges, des partages d’expérience sur la prévention, le traitement et les habitudes sur le diabète.  
Dans ses projections, la Fédération internationale du diabète estime qu’en 2035, le diabète
touchera 592 millions de personnes, devenant ainsi l’une des principales causes d’invalidité et de décès dans le monde. Si rien n’est fait, la prévalence du diabète passera ainsi de 8,3 à10,1% de la population mondiale à l’horizon 2035.
Selon l’OMS, 80% des personnes atteintes de diabète vivent dans des pays à faible ou moyen revenu. Le nombre de personnes atteintes de diabète passera les vingt prochaines années, de 350 à 550 millions à travers le monde et plus de la moitié des sujets atteints le seront dans les pays à faibles revenus, notamment les pays africains.
Au Congo, la prévalence du diabète est estimée entre 3 et 7%, selon les études réalisées au sein de certaines populations. L’obésité, la mauvaise hygiène alimentaire, le manque de pratique sportive, le vieillissement de la population ainsi que la précarité des conditions socioéconomiques en sont les principaux facteurs de risque.
Au-delà de l’urgence qui appelle à un changement de comportement malgré les données épidémiologiques actuelles, Claude Alain Yakité, président exécutif de l’association «Diabaction», pense que le diabète est devenu une préoccupation principale dans les familles qui vivent ou qui découvrent au quotidien cette maladie sournoise, handicapante, aux complications dramatiques.
Il a estimé que le «village diabète» apportera un plus, dans le dépistage et le traitement des patients souffrant de cette maladie chronique qui se caractérise par une augmentation du taux de sucre dans le sang.
Dans son message, Antoinette Dinga Dzondo a rappelé que le diabète peut toucher tout le monde et plus particulièrement les personnes en situation de précarité. D’avance, elle a encouragé tous les usagers qui fréquenteront le village du diabète. «Il sera l’image des actions qui se poursuivront dans nos formations sanitaires à différents niveaux de la pyramide, afin d’éviter le diagnostic tardif qui entraîne souvent les complications», a déclaré la ministre.
Elle a reconnu que des efforts restent à fournir pour améliorer l’accès aux soins et service des personnes atteintes. «Ceci empêchera d’aggraver leur fragilité et leur vulnérabilité», a indiqué Antoinette Dinga Dzondo.
Pour elle, la philosophie de la célébration de cette Journée est d’apporter un message d’espoir et de confiance en l’avenir pour un ciel serein dans le champ des possibles. «Plus que jamais, il nous faut considérer le diabète comme l’affaire de tous. Et que chaque famille s’investisse aux facteurs de risques, notamment la pratique sportive et l’hygiène alimentaire».

Cyr Armel YABBAT-NGO

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