APRÈS L’ANNULATION DU RÉCÉPISSÉ DE L’UMP : Digne Elvis Tsalissan Okombi parle d’un abus d’autorité

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Suite à l’arrêté pris par le ministre de l’Intérieur, Raymond Zéphirin Mboulou, d’annuler le récépissé délivré à l’Union pour un mouvement populaire (UMP), Digne Elvis Tsalissan Okombi, son président, a réagi.  Dans un communiqué publié le 25 octobre 2019, son secrétaire à la communication, Jean Norbert Nkoua, parle d’une décision incompréhensible. «Elle reflète un abus d’autorité». Le parti a décidé de saisir la chambre administrative de la plus haute juridiction du pays.


Le ministre de l’Intérieur a justifié l’annulation de ce récépissé par la non- concordance des données d’Etat-civil et celles liées à l’identité du président du l’UMP, versées au moment du dépôt du dossier de reconnaissance officielle en 2015.
Furieuses, les instances dirigeantes de l’UMP se disent surprises de constater la publication de cet arrêté. «Créé en 2009, l’UMP a eu ses premiers élus dans près de sept départements de notre pays lors des élections locales de 2014 et son récépissé de reconnaissance en 2015 a été établi après 6 ans d’enquêtes administratives, policières et morales. Fort de son ancrage politique et territorial, l’UMP a participé aux élections locales et législatives de 2017 couronnées par son entrée au Parlement et le renforcement de sa présence au niveau des Conseils avec des élus locaux, municipaux et départementaux», précise le communiqué.
Suite à l’adoption de la nouvelle loi relative aux conditions de création, d’existence et aux modalités de financement des partis politiques, adoptée en 2017, «l’UMP a été confirmée après les enquêtes administratives et de moralité par les services du ministère de l’Intérieur par une note datée du 12 juin 2018 du préfet directeur général de l’administration du territoire au 7e rang des partis politiques remplissant les conditions d’existence en République du Congo», poursuit-t-il.
Face à la décision que l’UMP a qualifiée d’«incompréhensible», prise après une période de plus de six mois et «une crise conçue, financée et engageant les principaux collaborateurs et  certains cadres du ministère de l’intérieur, cette décision reflète un abus d’autorité», ont-ils affirmé.
Par conséquent, les avocats conseils de l’UMP ont décidé de saisir la chambre administrative de la plus haute juridiction du pays. Mais, le parti appelle ses militants à garder la sérénité, la tranquillité de leur esprit, à ne pas céder à des provocations et à continuer de travailler.
A noter que le comité de crise de l’UMP, l’aile dissidente que dirige Jean-Valère Mbani, n’a pas réagi à la décision du ministre de l’Intérieur d’annuler le récépissé de leur parti politique. Un acte qui relèverait uniquement, selon les juristes, de la seule compétence du juge administratif.
Par cette décision, on comprend que le ministre de l’Intérieur n’a pas agi en fonction des querelles qui enveniment ce parti depuis la dissidence créée en son sein, et qui se sont transformées en violences physiques le mercredi 16 octobre dernier à Brazzaville entre le président-fondateur et un des dissidents, après la rencontre entre les partis du Centre et le Conseil national du Dialogue.
«Débouté de son bon droit, M. Tsalissan Okombi pense que le parti est un bien personnel. Il fait semblant d’ignorer les règles d’or qui régissent une association politique. Certes il a beaucoup donné pour ce parti, mais il n’a pas non plus le droit d’hypothéquer l’avenir politique de tous les membres du parti juste pour assouvir ses propres ambitions démesurées», relevait Jean Valère Mbani, au cours de la conférence de presse qu’il a animée le 22 octobre dernier.
De son côté, le secrétaire permanent de l’UMP a rappelé à l’opinion qu’à l’origine de cette situation «provoquée, commanditée, financée et coordonnée se trouve celui dont les Congolais connaissent la haine viscérale et gratuite vis-à-vis du président de l’UMP».
La crise est donc loin d’être terminée malgré l’annulation du récépissé de reconnaissance officielle. Digne Elvis Tsalissan Okombi a d’ailleurs posté une vidéo sur les réseaux sociaux dans laquelle il s’en prend à ses détracteurs. «Tout ce que nous disons depuis le début vient de se confirmer. Le véritable initiateur de tout le désordre politique qui existe dans ce pays vient de confirmer que c’est lui qui était derrière tout ce qui se faisait au sein de notre parti. Sa haine viscérale contre ma personne ne gagnera pas. L’UMP est un esprit, l’UMP existe. Le Congo est un pays de droit et nous n’avons élu qu’un seul président, Denis Sassou-Nguesso. Ne vous laissez pas intimider, impressionner. Le Congo, ce n’est pas la bêtise que nous voyons. Ces imposteurs qui veulent prendre l’administration en otage pour régler leurs problèmes d’hommes et d’humeur ne gagneront pas», a-t-il déclaré.
Affaire à suivre !

KAUD


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