VIE DES PARTIS : L’UFD n’existe plus: «Nous devenons membres du PCT», proclame Josué Rodrigue Ngouonimba

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Telle est la décision prise par le bureau politique de l’Union des forces démocratiques (UFD), réuni en session extraordinaire le 24 octobre 2019, sous l’autorité de Josué Rodrigue Ngouonimba, le président du parti créé par David Charles Ganao. «Dès aujourd’hui, l’UFD n’existe plus. Nous devenons membres du PCT», a-t-il déclaré.

 

Le bureau politique de l’UFD a justifié sa décision par les contraintes qu’imposent la loi organique relative aux conditions de création, d’existence et aux modalités de financement des partis politiques. Notamment l’obligation d’avoir des sièges sur tout le territoire national. Cette session extraordinaire avait pour seul but de déterminer si l’UFD était disposée à se conformer aux prescriptions de cette loi.
«En raison des réalités propres à notre parti politique, notre esprit doit nous conduire à faire des choix importants, des choix judicieux qui nous permettent de participer autrement dans la vie publique, notamment en allant dans les grands ensembles politiques, pour contribuer ainsi à la consolidation de l’unité nationale et de la paix. La réunion du bureau politique devra-t-elle constituer un grand tournant de notre histoire au sein de ce parti, de par la décision que nous sommes appelés à prendre conséquemment», a déclaré Josué Rodrigue Ngouonimba.
Il a évoqué la mémoire de David Charles Ganao, président fondateur du parti. De même, il a traduit toute sa reconnaissance aux cadres et militants de l’UFD qui, «par leur loyauté, leur enthousiasme et leur résilience, ont su conférer à cette formation politique un rayonnement national, notamment en amenant à avoir pour la mandature actuelle un député et 18 élus locaux».
En réfléchissant sur l’avenir politique de l’UFD, le bureau politique a officialisé ce qui était déjà visible: la dissolution du parti et son intégration dans le PCT. «L’un des fondamentaux pour un parti politique, c’est la prise du pouvoir. En regardant de façon sereine toutes les conditionnalités, nous avons pensé que dans l’espace réduit que nous occupons, nous ne pouvons pas être un parti national. Nous avons certainement des élus à certains endroits, mais il faut reconnaître que l’UFD est un parti social-démocrate et nous avons des partis qui se réclament de cette doctrine qui sont mieux implantés que nous. En toute responsabilité, nous avons estimé qu’il fallait qu’on se joigne à ces partis. Nous avons l’UPADS qui se réclame de la social-démocratie, mais qui est de l’opposition. Nous sommes de la majorité présidentielle, il fallait aller vers ces partis. Nous avons analysé que le parti qui se prêtait à nos idéaux était le PCT. Voilà pourquoi, dès aujourd’hui, l’UFD n’existe plus. Nous devenons membres du PCT», a annoncé Josué Rodrigue Ngouonimba.
Pour lui, ce choix est judicieux. «Nous intégrons le PCT parce que nous voulons participer aux débats d’idées et non pour ménager un bien matériel», a-t-il justifié. Et d’affirmer que la base de son parti a été consultée dans la prise de cette décision. «Nous sommes issus d’un congrès. La base nous a élu et nous a demandé de conduire le parti.  Nous continuerons à faire comprendre à notre base que ce choix a été fait en toute responsabilité. Nous avons procédé à la signature d’un mémorandum dans lequel nous avons demandé que le PCT reconnaisse et prenne en compte nos élus. Nous sommes à la veille du congrès du PCT où notre participation est effective».  
Le bureau politique de l’UFD a, par ailleurs, attiré l’attention des pécheurs en «eaux troubles de ne jamais faire usage de quelques manières que ce soit de sa dénomination, de son logo et de sa devise. Les contrevenants s’exposeront à la rigueur de la loi».
La dissolution de l’UFD enfin prononcée, Josué Rodrigue Ngouonimba devra procéder sous peu à la signature de l’acte mettant officiellement fin à son existence.

Cyr Armel
YABBAT-NGO

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