Michel Elamé, Directeur général de Warid Congo : ‘’…Avec le lancement de Prix Ya Moke, nous comptons confirmer notre leadership par les prix.’’

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Michel Elamé, le Directeur général de Warid Congo, a reçu, mercredi 9 février 2011, dans les jardins de sa résidence privée, à Brazzaville, Jean Claude Kakou (Télé-Congo),  Yolaine Yot (D.r.t.v) et Joachim Mbanza (La Semaine Africaine) pour une tribune télévisée. L’objectif était d’édifier l’opinion nationale sur la bonne santé de son entreprise, de faire le bilan de sa phase de renaissance dénommée «Mbotama ya sika» et d’annoncer le lancement du nouveau plan tarifaire «Prix ya moké», à la suite de Masolo à gogo.

Présentant, tout d’abord, sa société, Michel Elamé, en tenue décontractée et relaxe, a fait savoir que Warid Congo emploie une équipe de 200 personnes et compte près de 400.000 abonnés actifs en République du Congo.

Dès son arrivée à la tête de cette société de téléphonie mobile, il y a treize mois, Warid traversait une période assez difficile de nature à l’entraîner, quasiment, au bord du dépôt de bilan. Grâce à sa dextérité et à l’effort conjugué d’une équipe dévouée de collaborateurs «Dream team»,   ainsi que des institutions publiques congolaises coopérantes, Warid a pu relever la tête, pour continuer à être concurrentielle sur le marché national de la téléphonie mobile. «On a du prendre des décisions très difficiles, pour sauver l’essentiel. Dans cette renaissance et pour être plus proche de nos clients et nous différencier des autres opérateurs, nous avons introduit le concept «Mbotama ya sika, Toza na terrain», a-t-il expliqué.

Après cette phase de renaissance qui s’est avérée positive, puisqu’elle a permis à l’entreprise d’échapper à la faillite, évitant le chômage à près de deux cent Congolais, Warid Congo entend entamer la seconde phase qui est celle de la croissance. Face à un marché extrêmement concurrentiel, Michel Elamé a précisé que Warid Congo voudrait se positionner, en dévéloppant son savoir-faire. «On doit jouer avec la proximité, beaucoup d’innovations et continuer à garder cette relation avec les clients», a déclaré Michel Elame. Toutefois, il a indiqué que Warid compte bien conforter son leadership dans les prix en matière de téléphonie mobile. «Nous allons continuer à communiquer sans limite et à être toujours plus proches de nos clients et leur parler le langage qu’ils comprennent», a-t-il dit. Réagissant à la directive de l’ARPCE (Agence de Régulation des Postes et des Communications Electroniques), dans sa politique de maîtriser la structure tarifaire au Congo, directive qui a conduit a l’arrêt de «Massolo à gogo» par Warid Congo, Michel Elamé a simplement dit vouloir se conformer aux textes de l’Etat. «Il se trouve que dans ses prérogatives, le régulateur a fait un certain nombre d’études qui ont démontré que nous devrons arrêter ce produit. Nous avons pris cette décision avec beaucoup de peine. Mais, nous nous sommes très vite repris».

Pour pallier cette situation et pouvoir continuer à être plus proche de la population, Warid entend développer une nouvelle stratégie, en repositionnant son offre de manière à toujours permettre aux Congolais de communiquer sans limite. A cet effet, la société a procédé au lancement  de «Prix ya moké», ce jeudi 10 janvier 2011. C’est un nouveau plan tarifaire qui va permettre à ses abonnés de pouvoir communiquer à partir de 1 Franc CFA par seconde, aux heures creuses et a l’international. «On peut communiquer en interne: Warid à Warid, avec 1 Franc par seconde, de 22h à 7h du matin. Dans la journée, vous communiquez de Warid à Warid avec  1,25 Francs par seconde, de 7h à 22h et 1,25 Francs par seconde vers tous les autres réseaux, 24h sur 24h. Nous permettons à nos abonnés de communiquer aussi à 1 Franc à l’étranger, dans au moins dix pays, y compris la France, les USA, la Chine, et l’Angola».

Conscient du fait que sa société ne couvre que près de 60% de la population congolaise, Michel Elamé a promis une extension du réseau de Warid dans les prochaines semaines. «On a quasiment assaini la situation en interne, en prenant beaucoup de décisions difficiles en terme d’effectifs et de contrats, renégocier beaucoup de choses, être plus strict et vivre avec les moyens dont nous disposons. Ce qui fait qu’aujourd’hui, nous sommes une structure qui est apte et légère, pour pouvoir combattre sur tous les terrains. On va recruter davantage, innover en produits, améliorer la qualité et l’étendu de notre réseau. Bref, nous sommes prêts à la bataille», a-t-il souligné.

Pour confirmer la bonne santé de son entreprise, Michel Elamé a annoncé que Warid a entamé, dans sa  phase de redressement, le paiement d’une bonne partie de ses dettes.

Par ailleurs, il a remercié les pouvoirs publics pour les avoir soutenu dans cette période difficile de l’histoire de Warid. «S’ils étaient rigides, notre société aurait fermé. Ils ont été assez souples, ce qui  nous a permis de nous redresser. Mais, c’est aussi parce que nous avons aussi donné des gages de redressement qu’ils nous ont soutenus. Aujourd’hui, je suis très heureux, parce que la démarche est lancée et nous avons le soutien de nos actionnaires. Pour cela, nous sommes très confiants pour l’avenir. Nous avons un virage important à négocier et nous vous inviterons, pour cette célébration», a-t-il conclu.

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