COLLECTIF DES PARTIS DE L’OPPOSITION CONGOLAISE (CPOC) : «En politique, on ne reconduit pas des stratégies qui ont échoué»

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Le Comité restreint du Collectif des partis de l’opposition congolaise, sous la direction de son président Mathias Dzon, a animé samedi 20 juillet dernier, au siège de l’UPRN à Ouénzé, Brazzaville, une conférence de presse au cours de laquelle, il a parlé de l’accord signé entre le FMI et le Congo et du dialogue national inclusif. Pour cette coalition de l’opposition, le dialogue est la «seule et bonne solution de sortie de la crise actuelle. En politique, on ne reconduit pas des stratégies qui ont échoué». A cette conférence de presse, Mathias Dzon était assisté de Serge Raymond Mviri, et Christophe Moukouéké qui a lu le mot liminaire.

 

A propos de la signature de l’accord avec le FMI, le collectif pense que les autorités congolaises devraient méditer les conseils de l’ambassadeur de France, Bertrand Cochery, au terme de sa mission au Congo. Pour le collectif, il ne ressort de cet accord aucune conditionnalité précise et contraignante obligeant les autorités congolaises à changer radicalement de logiciel politique. Or, «le problème fondamental qui se pose au Congo aujourd’hui, est celui de la gouvernance. Comment passer de la mal-gouvernance actuelle à une bonne gouvernance qui rétablirait les équilibres globaux et permettrait la restructuration dynamique de l’économie en boostant une croissance saine?», s’est-il interrogé.
Selon ces dirigeants, ce programme ne profitera au Congo et à son peuple que si les autorités congolaises manifestent une volonté politique de l’appliquer en promouvant réellement les conditions d’une gouvernance vertueuse et transparente. Cela interviendra «si le Président de la République accepte et autorise le rapatriement des recettes d’exportation, l’audit et la restructuration de la SNPC, l’audit des grands travaux, l’audit de la masse salariale, le rapatriement des fonds détournés et placés dans des comptes privés à l’extérieur du Congo, la réduction du train de vie de l’Etat par la révision à la baisse des rémunérations faramineuses accordées aux tenants du pouvoir, la suspension momentanée des multiples institutions politiques budgétivores et inutiles, la dissolution de la Fonction publique politique de fait».
Le collectif pense qu’après cet accord, les Congolais attendent un véritable changement de gouvernance qui ne peut se construire qu’à l’issue d’un vrai dialogue politique national inclusif. «Le Congo, notre pays, est économiquement en faillite, financièrement en cessation de paiement, socialement fracturé et politiquement sous très haute tension. Il a plus que besoin d’apaisement, de paix véritable et de réconciliation nationale. Les Congolais ont fortement besoin de retrouver le chemin de l’unité et de la concorde nationale», a-t-il réaffirmé.
«Malgré les appels réitérés de l’opposition en faveur de la convocation d’un vrai dialogue politique national inclusif, rassemblant toutes les Forces vives de la nation, pour agir ensemble aux fins de construire des solutions appropriées et fortes aux différentes composantes de la crise multidimensionnelle qui plombe le Congo, le pouvoir refuse systématiquement d’entendre raison et s’entête à vouloir contourner ce dialogue régénérateur et à organiser un nouveau monologue dans le cadre du Conseil national du dialogue», a-t-il signifié.
Il a appelé de ses vœux la tenue sans délai d’un vrai dialogue politique national qui rassemblera sans exclusive toutes les sensibilités politiques du pays, et définira de manière consensuelle les pistes de sortie de la crise multidimensionnelle et gravissime qui traverse de part en part le Congo.

Pascal AZAD DOKO

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