SESSION EXTRAORDINAIRE DE LA FMC : Ça sent la poudre!

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Le premier secrétaire de la Force montante congolaise (FMC), Juste Bernardin Gavet, a convoqué pour ce 15 juillet 2019, la session extraordinaire de l’Organisation juvénile du Parti congolais du travail (PCT), après des dysfonctionnements qui ont mis à mal sa cohésion et son unité. La presse n’a pas été conviée à la cérémonie d’ouverture.

 

Parmi les griefs contre le premier secrétaire figurent, entre autres, la non convocation des sessions ordinaires du Comité central de la FMC, l’absence d’une politique de proximité entre le premier secrétaire de la FMC avec la jeunesse de l’organisation.
Les frondeurs avaient sollicité la sagesse du PCT pour créer des mécanismes d’organisation d’une session extraordinaire de la FMC.  
Dans ce conflit, le secrétariat permanent du PCT avait apporté le 8 mai 2019, son soutien à Juste Bernardin Gavet, premier secrétaire de la Force montante congolaise (FMC). L’assemblée générale organisée au siège communal du PCT, à Mpila, s’était assignée comme objectif, de remettre les pendules à l’heure. Fernand Sabaye, secrétaire permanent du PCT, chargé de la jeunesse, a tenté de sauver l’unité.
Peu avant la tenue de cette assemblée générale, la tension était montée entre les membres de la Force montante congolaise (FMC). Disputes par ici, querelles par-là, le climat était très malsain. Il y a eu des chaudes empoignades verbales qui témoignent que rien ne va plus au sein du mouvement, secoué par une crise sans précédent aux allures des querelles comme dans tous les autres partis politiques.
Depuis quelques mois, la FMC fait face à une dissidence en son sein menée par un lobby de frondeurs qui «déstabilisent sa cohésion et son unité».
Les ambitions démesurées des uns et la légitimité des autres ont engendré le dysfonctionnement de la FMC, dont les contradictions sont désormais portées dans la rue et sur les réseaux sociaux. La réunion de Mpila a réuni dans la même salle les protagonistes des deux camps: ceux qui soutiennent Juste Bernardin Gavet, et la frange de Donald Mobobola qui a tenté de perturber la rencontre. Les organisateurs ont eu le plus grand mal à concilier les deux camps.
Fernand Sabaye était là pour calmer les tensions. «Il ne peut y avoir d’organisation parallèle, de commission ad hoc, de groupe de jeunes qui réclament autre chose que ce qui est précis par les statuts et le règlement intérieur de notre organisation. La FMC est un instrument de travail du PCT et doit l’être», avait-il déclaré.
L’ordre du jour de l’assemblée générale portait sur la déclaration faite le 4 mai par le comité de la FMC de Talangaï qui exigeait la démission de Juste Bernardin Gavet, premier secrétaire du comité central de la FMC.
En retour, les participants présents à l’assemblée générale du 8 mai avaient dénoncé les activités anarchiques menées par certains de leurs camarades pour détourner l’organisation des missions qui lui sont confiées. Ils ont condamné cette attitude, selon eux, «irresponsable et séditieuse visant à discréditer la Force montante congolaise et à ternir l’image du Parti congolais du travail».
Ils ont appelé au ressaisissement et demandé au comité central de prendre toutes les mesures pour rétablir l’ordre, la cohésion et la discipline au sein de l’organisation. L’assemblée générale a, par ailleurs, invité les membres de la FMC, sur toute l’étendue du territoire national, à se démarquer du groupe de dissidents et à se mobiliser résolument derrière le PCT et son président, Denis Sassou-Nguesso, en vue de relever le défi du développement du pays.
L’actuelle session extraordinaire de la FMC est celle de tous les dangers. Elle pourrait impulser une nouvelle dynamique et décider du prochain congrès de l’Organisation, six ans après sa création. Entre temps, les contradictions pourront être difficiles à surmonter, d’autant plus qu’elles sont très nombreuses.

Cyr Armel YABBAT-NGO

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